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Pâtée Impériale : servez-la aux autres

Kallen404 par Kallen404,  email  @JustinGridou
Développeur / Editeur : Kraether
Pâtée Impériale est le dernier jeu sorti chez Kraether, une jeune maison d’édition indépendante créée dans le Cantal en 2017 par Valentin Sognac et Olivier Broyart. Le jeu a été financé à 399 % via une campagne participative sur Ulule en septembre dernier !
 

Amour, gloire et pâtée


Dans Pâtée Impériale, vous êtes un courtisan fraîchement arrivé à la Cour impériale avec comme objectif de vous attirer les faveurs de l’empereur Ludwig von Jaulen. Pour y parvenir, vous allez devoir ravaler votre fierté et faire appel à des courtisans plus expérimentés que vous qui vous aideront à accroître votre prestige.

Mais vous vous en doutez, vous ne serez pas le seul en lice, puisque jusqu’à 3 autres joueurs peuvent se disputer les faveurs de l’empereur. Certains n’hésiteront pas à vous jeter l’opprobre (en vous discréditant) ou à charmer vos courtisans pour les rallier à leur cause. 

Pour constituer votre cour, vous allez devoir poser chaque tour une carte courtisan depuis votre main puis réaliser l’action décrite sur la carte. 

Comment on gagne ?

Pour remporter la partie, vous devrez constituer la meilleure suite de courtisans afin d’obtenir le plus de points de prestige, et ainsi vous faire remarquer par l’empereur. 

Une partie se joue en minimum 2 manches (si vous êtes très bon) ou en 3 manches maximum. Dès qu’un joueur ou une joueuse joue sa dernière carte, la manche se termine à la fin de son tour, puis on entame une nouvelle manche si nécessaire.

A noter que selon le nombre de joueurs, les conditions de victoire varient un peu : 
  • à 2 joueurs c’est le premier joueur à remporter 2 manches remportent la partie ; 
  • à 3 et 4 joueurs c’est le premier joueur (ou la première équipe) à remporter 2 manches consécutives remporte la partie. Si au bout de 3 manches aucun vainqueur n’est déclaré, on compte les points de prestige totaux des manches passées et c’est l’équipe ou le joueur en ayant le plus qui remporte la partie. 

Mécanique de jeu : les cartes courtisans

 
Pâtée Impériale repose sur une mécanique de pose de cartes et de résolution d’action. 

Chaque courtisan (32 au total) est représenté par une carte unique à l’effigie d’un animal anthropomorphe, comprenant un nombre de points de prestige, une action, une couleur et un rôle. 

NB : j'ai eu beau chercher, je n'ai pas trouvé de panda, à ma grande déception. 

/!\ Ma boîte contenait deux fois la même carte courtisan ce qui, après vérification, n'est pas normal. Si c'est votre cas, n'hésitez pas à envoyer un petit message à Kraether sur leur page Facebook pour qu'ils vous renvoient la carte manquante ;)
 

Les points de prestige

Si vous avez suivi, vous aurez compris que ces points de prestige sont capitaux pour espérer remporter la partie, puisque à la fin d’une manche vous devrez additionner tous les points de prestige des cartes courtisans présentes dans votre suite (c’est-à-dire posées sur la table de jeu). 
Ces points de prestige sont indiqués dans l’en-tête de chaque carte et vont de - 3 à + 6. Il est donc tout à fait possible de gagner en mettant une vraie pâtée aux autres joueurs mais aussi de finir avec un score négatif. 

Enfin, notez que les cartes qu’il vous reste en main en fin de manche ne sont pas comptabilisées. Il y a donc un un enjeu à choisir le bon moment pour les poser sous peine de ne pas avoir le temps de les jouer.

Les rôles et les actions

Chaque courtisan vous permettra de réaliser une action à votre tour (voire plus selon le chaînage des cartes). Ces actions sont classées en 4 grands rôles rappelés par un blason présent sur la carte : 
  • la couronne de laurier : le flatteur. Les cartes comprenant ce blason permettent de déplacer des cartes courtisans (et donc les points qui vont avec), de voler des courtisans et de discréditer des courtisans (c’est-à-dire les envoyer à la défausse) ; 
  • l’épée rouge : l’intrigant. Les personnages ayant ce rôle vous donneront la possibilité d’embêter un autre joueur en réduisant le nombre de cartes dans sa main. Concrètement, ce sont LES cartes qui vous permettront de pourrir les autres ; 
  • l’étoile : l’éloquent. Ces cartes vous aideront généralement à bluffer les autres joueurs en jouant 2 voire 3 cartes d’un coup et ainsi accélérer la partie ; 
  • la poignée de mains : le conciliant. Ces courtisans vous permettront de récupérer un courtisan déjà joué placé dans la suite d’un autre joueur ou dans la défausse. 
Les actions attribuées par les courtisans sont plutôt variées et vont du simple vol de carte dans la main ou la suite d’un autre joueur, à la mise en défausse ou encore à la réorganisation des cartes de sa suite ou de celle d’un autre joueur. De quoi arracher des soupirs d’exaspération à vos adversaires lorsque vous bloquerez leur stratégie à la dernière minute. Certaines cartes fonctionnent très bien ensemble, aussi, plus vous jouerez plus vous pourrez prendre l’ascendant sur les autres joueurs grâce à votre connaissance des différentes actions.
La première partie risque de vous laisser un peu badaud, le temps d’assimiler les pouvoirs de chaque courtisan, mais dès la deuxième partie, vous verrez qu’on prend plaisir à essayer de définir un semblant de stratégie dans la manière et l’ordre de poser ses cartes.

Les couleurs

Ce qui nous amène à la dernière information présente sur les cartes des courtisans : les couleurs. Chaque carte présente un fond coloré : bleu, vert ou rouge. Loin d’être un simple parti pris esthétique, il s’agit avant tout d’une indication sur l’ordre conseillé de jeu de certaines cartes : 
  • les cartes vertes sont à jouer de préférence en début de partie ; 
  • les cartes bleues sont à jouer plutôt après quelques tours, une fois le jeu installé ; 
  • les cartes rouges sont à réserver pour les derniers tours, lorsqu’un joueur n’a plus qu 3 cartes. 
Bien évidemment, il ne s’agit que de conseils de jeu, que vous pouvez appliquer ou non. Pour une première partie, lorsqu’on ne connaît pas encore les différentes cartes, c’est particulièrement utile. Après deux, trois parties, je pense qu’on ne fait plus vraiment attention à la couleur et on joue plus en fonction des actions des cartes directement qu’on connaît mieux. 

Mise en place 


On sépare les 4 courtisans de départ du reste du paquet de courtisans (vous pouvez les reconnaître au damier présent derrière leur nom) puis on en distribue un à chaque joueur (dans une partie à 2 joueurs, chacun des joueurs prendra 2 courtisans tandis qu’à 3 joueurs, un des courtisans sera discrédité dès le début de la partie). 

Le courtisan reçu marquera le début de la suite de chaque joueur (mais ce courtisan pourra être amené à être volé, déplacé ou discrédité au cours de la partie) et déterminera le premier joueur de la manche (le joueur ayant reçu la carte courtisan J.S Bach). 

Les autres cartes courtisans sont ensuite mélangées et distribuées aux joueurs :  
  • à 4 joueurs : 7 cartes chacun ; 
  • à 3 joueurs : 8 cartes chacun et le reste est discrédité (= mis à la défausse) ; 
  • à 2 joueurs : 7 cartes chacun (les autres cartes seront utilisées pour la 2e manche). 

Comment on joue ?

Un tour de jeu se compose de 2 phases : 
  • la pose d’un courtisan depuis sa main : c’est obligatoire, vous devez jouer une carte courtisan à chaque tour ; 
  • l’application de l’action mentionnée sur la carte. Attention : lorsque vous posez un courtisan, vous devez réaliser l’action indiquée dans sa TOTALITÉ. Prenons le courtisan Rabuyu Kaltçi par exemple. Il vous permet de désigner un joueur qui doit vous révéler 3 courtisans de sa main parmi lesquels vous pouvez en choisir un puis l’ajouter à votre main (sympa non ?). Et bien, mettons que vous jouiez cette carte lorsque tous les autres joueurs n’ont plus que 2 cartes, l’application de la carte est impossible car on vous demande de faire révéler 3 courtisans. Dans ce cas, vous pouvez tout de même poser le courtisan dans votre suite (et profiter de ses points de prestige). Vous n’appliquerez tout simplement pas l’action. 
C’est ensuite au tour du joueur suivant, jusqu’à ce qu’un des joueurs joue sa dernière carte, marquant alors la fin de la manche dès la fin de son tour. A noter qu’il est possible de faire discréditer la dernière carte en main d’un autre joueur également. Pensez donc bien à toujours garder un oeil sur le nombre de cartes en main des autres joueurs. 

On compte les points de prestige de chaque joueur et on recommence une deuxième manche. A 3 et 4 joueurs, on remélange toutes les cartes courtisans tandis qu’à 2 joueurs on prend les cartes non jouées de la première manche. 

Badgad Pâtée 

Pâtée Impériale est un bon jeu de cartes, plus stratégique qu’il n’y paraît. Mais sous réserve de lui accorder quelques parties. 

En effet, que ce soit à 2 ou 4 joueurs (je n’ai pas testé à 3 joueurs), la première partie n’est pas des plus fun. Si les règles sont vraiment rapides à prendre en main (8/10 sur l’échelle d’un Frostis relativement concentré), une fois lancé, on se retrouve un peu perdu au milieu de tous ces courtisans dont on ne connaît pas encore les pouvoirs. Résultat, on passe le plus clair de la partie à lire ses cartes et celles des autres joueurs, sans trop savoir de quelle manière les enchaîner (malgré l’aide des couleurs ou des rôles). 

Donc le ressenti des joueurs est assez mitigé lors de la première partie. D’autant plus lorsque l’on joue à 2 étant donné que chaque manche se joue avec la moitié des cartes seulement. On ne peut donc pas profiter de toutes les cartes lors d’une même manche (même si je comprends que ça soit fait pour limiter la durée de la manche). 

Je pense donc qu’il faut jouer plusieurs parties pour réussir à développer une vraie stratégie dans la pose de ses cartes courtisans. Et ça tombe bien, le format court de Pâtée Impériale est parfait pour ça avec des parties d’une durée de 20 à 30 min en moyenne !

Malgré ce petit défaut de prise en main, le jeu reste plaisant à jouer. Les illustrations des cartes sont vraiment réussies et la petite pointe d’humour dans le choix des noms des courtisans vous fera certainement sourire. Sans compter les petits retournements de situation possibles en cours de partie qui ne manqueront pas de vous soutirer quelques grognements.  

En résumé


Les plus : 
  • Règles faciles et rapides à assimiler ; 
  • Partie rapide : 30 min environ ; 
  • Jeu familial accessible dès 12 ans ; 
  • Les illustrations de F. Riehm (aka Olivier Broyart, co-fondateur de Kraether) sont vraiment chouettes ; 
  • Le format de la boîte est parfaitement adapté à ce qu’il y a dedans et c’est toujours un plus ! 
  • 15 € : un prix honnête par rapport au jeu je trouve. 
Les moins : 
  • La découverte du jeu est un peu frustrante lors des premières parties ; 
  • Le fait qu’à 2 joueurs, on ne joue pas avec l’intégralité des cartes lors d’une manche. J’ai préféré la partie à 4 joueurs en comparaison car plus de possibilités. 
Pâtée Impériale est un jeu de cartes stratégiques édité par Kraether sorti en septembre 2019. Le jeu est disponible sur le site officiel de Kraether au prix de 15 € (hors frais de port). 
 

SCREENSHOTS

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