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Need for Speed Carbon

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Régulier comme un coucou suisse, le NFS nouveau est arrivé, titré cette année Need for Speed Carbon. Après un excellent Most Wanted, qui avait réussi à relancer la série de plutôt belle manière, on attendait un peu de voir ce qu'EA allait nous proposer cette année... et on a été plutôt déçus.

Aussi incroyable que ça paraisse, le "scénario" de Need for Speed Carbon est dans la continuité directe de celui de Most Wanted : notre valeureux héros, après avoir récupéré sa BMW M3 GTR, revient gaiement dans sa ville natale... et se fait immédiatement prendre en chasse par l'agent Cross, avant de plier lamentablement sa belle auto. Tout ça pour se retrouver piéton une fois de plus, ça valait vraiment le déplacement. Notre brave héros sans visage va donc devoir reconquérir la ville, dont les différents quartiers sont contrôlés par des gangs de pilotes du coin.

La progression reste très classique : on participe à de nombreuses courses (circuits, sprint, checkpoints, drift...), et quand on a suffisamment chauffé le gang à qui appartient le territoire, on se retrouve en duel contre son chef. Et ainsi de suite jusqu'à ce que toute la ville soit à votre botte. Bien sûr, il faudra compter une fois de plus sur les forces de l'ordre, peu décidées à vous laisser faire hurler vos moteurs pleins de chevaux en toute impunité.

Histoire de justifier l'investissement, on trouve quand même quelques petites nouveautés. La plus notable provient du concept de courses en équipe. Dès le début, vous serez en effet accompagné d'un membre de votre équipe. Celui-ci peut soit bloquer les adversaires, vois vous indiquer les raccourcis, soit vous permettre de profiter de son aspiration. Bien sûr, ces aptitudes ne sont pas utilisables en permanence, et un temps de charge sera nécessaire, à l'instar du Supercontrôle, toujours de la partie. De nouveaux équipiers rejoindront votre équipe en cours de partie, chacun ayant sa propre spécialité.

On remarquera aussi un nouveau type de courses, vraiment amusantes : les courses dans le Carbon Canyon. Leur principe devrait être assez familier aux amateurs d'Initial D : ces courses ont lieu en deux manches, durant la première le joueur suit son adversaire et doit faire en sorte de ne pas se laisser distancer ; dans la seconde, il est cette fois-ci en tête et doit au contraire tenter de creuser l'écart le plus possible. Il faudra donc allumer comme un goret, mais rester toutefois prudent : au moindre virage pris un peu trop large, votre véhicule se retrouve dans le fossé, et la course est perdue. Même si ces épreuves sont vraiment les plus sympas du jeu, on regrettera quand même que la maniabilité très lourde, caractéristique de la série, ne se prette finalement pas vraiment à l'exercice d'une descente tout en dérapage.

Enfin, on remarquera l'arrivée de l'Autosculpt, qui permettra aux Jackys créatifs de personnaliser le moindre centimètre de leur bas de caisse ou de leurs jantes 20" achetés à prix d'or : chaque partie de chaque élément est en effet customisable, permettant au final d'obtenir une voiture complètement unique. Laide, vulgaire, mais unique. Ca plaira à coup sûr à certains.


Le NFS de trop ?


Le premier truc qui fache, dans ce Need for Speed Carbon, c'est qu'après les superbes courses diurnes de Most Wanted, on a un peu du mal à se retrouver plongé dans une nuit perpétuelle, comme au temps de NFS Underground. Malgré un design de la ville plutôt réussi, on a très rapidement l'impression de courir toujours au même endroit, et le jeu peine vraiment à capter l'attention.

D'autant plus que techniquement, le jeu n'a rien d'impressionnant : les voitures sont toujours aussi bien modélisées, mais le reste est aussi chiche qu'il y a deux ans, avec juste un effet de flou next gen complètement exagéré qui donne envie de vomir au bout de quelques minutes de jeu. On sent bien que le développement en simultané sur consoles next gen et old gen n'a une fois de plus profité à personne : sur PS2, le framerate est à l'agonie, et sur X360 les graphismes n'ont rien de transcendant. Ne parlons pas de la ridicule version PC, demandant une machine délirante pour afficher quelque chose de tout juste correct, mais ne proposant toujours pas de mode d'affichage compatible avec les écrans larges (une honte en 2006).

Mais finalement, ce qui gène le plus dans ce Need for Speed Carbon, c'est ce sentiment de regression : les quelques nouveautés ne parviennent pas à cacher bien longtemps le fait que l'on se retrouve devant un NFS Underground 2+ avec des flics. La jouabilité n'évolue pas d'un pouce, la réalisation technique n'impressionne nullement, et le sentiment de déjà-joué se fait très rapidement sentir. Dommage

Il serait bon qu'EA se décide à tirer définitivement un trait sur les consoles d'ancienne génération, afin de pouvoir offrir aux plate-formes modernes une réalisation digne de leurs capacités. Une fois la partie technique mise au goût du jour, les développeurs pourront se pencher sérieusement sur le gameplay qui a tendance à vraiment stagner depuis quelques années. En attendant, il parait difficile de recommander l'investissement dans ce Need for Speed Carbon plus que moyen.

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