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Megaman 9

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Monsieur Capcom,



L'annonce de Megaman 9 a été une sacrée bouffée d'air frais. On attendait depuis longtemps un éditeur qui ait le courage d’assumer le rétro comme un style à part entière et qui parte dans un trip oldies limite extrémiste. Pas de remake, pas de 3D, pas de 16/9,… l’espace d’un instant, j’ai vraiment cru me retrouver devant une NES quand le générique d’intro a démarré.

En quelques secondes, j’ai replongé près de 20 ans en arrière à une époque magique où les soucis les plus importants étaient du style « à quoi on va jouer mercredi après-midi ? » ou « est-ce qu’il reste du Banania dans la boîte ? ». D’emblée on sait qu’on ne va pas affronter des terroristes dans un univers gris-marron mais une bande de robots aux noms débiles contrôlés dans l’ombre par l’éternel Dr Wily dont la moustache est aussi grande que sa félonie.


Megagaga


Ici, point de fioritures dans les graphismes, juste quelques sprites colorés, un arrière-plan sommaire et quelques étapes d’animations. Le gag est que ça passe bien mieux sur une TV HD que de la vieille 3D type PSone. La musique suit le même schéma avec de la chiptunes de grande classe et quelques thèmes déjà marquants comme celui de Galaxy Man. Le gameplay est toujours aussi parfait. Un bouton pour tirer, un pour sauter. On gagne les armes des boss qu’on affronte à chaque fin de niveau et on peut les utiliser à tout moment. Tout le truc consiste à faire les niveaux dans le « bon » ordre afin d’avoir les armes aux bons moments. Par exemple, les diamants de Jewel Man permettent de faire le ménage autour de soi chez Plug Man et les tridents de Splash Woman font des ravages contre Concrete Man.


Rock et rookie


Le jeu est dur. Ce n’est pas le plus difficile des Megaman mais il contient une bonne dose de sadisme raffiné diluée dans un level design soigné. Oubliez de vous rabattre sur la gauche en tombant dans un trou et vous atterrirez sur des pics mortels. On se souviendra longtemps de ces gros éléphants qui vous envoient des grosses balles chez Concrete Man. Le problème est qu’on ne peut plus jouer le mercredi après-midi à moins d’être banquier ou agent immobilier. Les sessions de jeu sont désormais réduites pour la génération NES qui a grandi. Heureusement vous avez fait quelques concessions et il est possible de sauvegarder entre chaque niveau. Mieux : on ramasse des vis dans les niveaux qui permettent d’acheter des objets fort utiles comme des vies supplémentaires, des réservoirs d’énergies ou un bonus permettant de rester en vie quand on touche un pic. Vous avez même pensé à inclure 50 succès et un mode time attack pour faire plaisir aux acharnés.

Alors bien sur, le jeu n’est pas parfait. La difficulté est parfois mal dosée, certains passages semblent copiés-collés d’autres Megaman mais dans l’ensemble Megaman 9 est un excellent cru qui file la banane de bout en bout. Merci Monsieur Capcom.



PS : par contre vous pouvez vous carrer le DLC payant où je pense. On est nostalgiques mais pas complètement cons.

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