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TEST

Matos - Razer : DeathAdder V2 Pro et BlackShark V2 Pro

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance
On ne fait que peu de tests matériels sur Factornews, tout simplement parce qu’il y a beaucoup trop de marques se tirant la bourre dans le marché des périphériques gaming, et qu’il est compliqué d’en faire correctement le tour. Mais pour cette fois-ci, parlons un peu de Razer, qui m’a proposé de tester sa souris DeathAdder V2 Pro et de son casque BlackShark V2 Pro pendant un petit mois.
Avant de commencer cet article, je tiens à préciser que nous ne disposons pas de salle de test spécialement conçue pour le matériel. J’ai tout de même mon petit bagage technique sur le dos, mais ce que je vous propose, c’est un test orienté utilisateur lambda. Autant dire que je ne vais pas forcément parler très technique, mais plutôt pratique.

Razer DeathAdder V2 Pro

Le nombre de souris chez Razer est assez conséquent et la firme aux trois serpents a décidé de séparer ses gammes en plusieurs familles : Viper, Basilisk, Mamba, Naga et donc DeathAdder. Ne me demandez pas ce qui change dans ces différentes gammes, la seule chose que je sais, c’est que je suis chez Razer depuis un petit moment en ce qui concerne mes souris. Il y a longtemps, je m’étais offert une DeathAdder Chroma (qui me sert encore régulièrement, notamment au taf), puis je suis passé sur une Mamba Wireless que j’utilise actuellement.
 
Lors du déballage, on retrouve assez peu de chose dans la boîte : la souris, un câble, un petit boitier et une sacoche de transport. C’est light, mais c’est efficace. Et quand j’ai posé la DeathAdder V2 Pro sur mon tapis, je n’ai pas eu une grande impression de changement au premier regard, en tout cas dans ses grandes lignes, par rapport à mes Chroma et Mamba. En même temps, il est forcément un peu compliqué de changer totalement de design. Et c’est tout à fait normal, puisqu’une fois la main posée dessus, toutes les courbes de ce petit mulot s’adaptent parfaitement. Cela étant, je n’ai pas de grandes mains à la Fougère, donc cela pourrait poser des problèmes pour certaines personnes.

Une ergonomie soignée

L’index épouse parfaitement le clic gauche, de même que le droit sous le majeur. On retrouve aussi le bruit du clic bien appuyé de Razer, même si celui-ci n’a pas besoin d’une forte pression pour être actif. C’est d’ailleurs à ce niveau que l’on voit qu’on a sous la main une souris gaming. Razer a bossé son bijou et a intégré des switchs optiques, offrant une réponse théorique de 0,2 ms selon le fabriquant. Et surtout, cela garantit le fait de ne pas avoir un clic fantôme. Une technologie qui semble bien rodée et qui en plus permet à la souris de survivre de 50 à 70 millions de clics.

La molette tombe directement au bon endroit, accompagnée d’un grip assez agréable. Celle-ci dispose d’un système de crans pas trop durs, ce qui est assez agréable pour naviguer sur Factornews, mais peut-être un peu moins en jeu. Il m’est arrivé plusieurs fois de me tromper d’armes dans mes partie d’FPS, même si on s’y fait assez rapidement. De fait, il est dommage ne pouvoir régler la dureté des crans, une chose disponible sur d’autres souris de la marque.  

On retrouve aussi deux boutons sur le dessus sont, en revanche, un peu moins bien placés. Honnêtement, j’ai toujours trouvé ce placement un peu problématique. On ne les utilise donc assez peu, généralement juste pour changer la vitesse du pointeur ou pour lancer une appli spécifique, que l’on peut attribuer via le logiciel accompagnant la souris. Mais j’y reviendrai plus tard.



Enfin, notre petit pouce sera sollicité par la tranche de la DeathAdder V2 Pro, proposant pour cette nouvelle version un grip recouvrant la totalité des deux tranches. Plutôt agréable, je n’ai pas glissé une seule fois durant mes parties. La bonne nouvelle étant que Razer a réglé un problème assez pénible : sur certaines souris, ce revêtement n’est plus qu’une simple partie collée à la souris et pouvant donc, se décoller avec le temps. Une excellente nouvelle, surtout pendant l’été où les températures peuvent vite grimper. Sur la tranche gauche, sont placés deux boutons, assez larges et épousant la forme de la souris. Comme sur ma Mamba, ces deux boutons sont placés assez haut, de façon à éviter un clic non voulu. Cependant, il faudra obligatoirement bouger le pouce, et donc une partie de son index, pour faire une petite pression. De mon côté, je n’ai aucun problème avec ce placement, mais j’ai lu ici et là que des grandes mains pouvaient un peu plus galérer.

Enfin, il est toujours bon de mentionner le poids de la bête, atteignant seulement 88 gr. À titre de comparaison, ma Mamba Wireless fait un bon 106 gr. Et pour le coup, ça se ressent très rapidement. Au premier coup de souris, mais j’ai eu l’impression de glisser bien plus rapidement qu’avec mon matériel perso. Une belle prouesse pour cette version, qui est juste 6 gr plus lourde que la Razer DeathAdder V2, sa sœur filaire.

Dernier point sur l’ergonomie, mais cela ne vous aura probablement pas échappé : la DeathAdder V2 Pro est une souris pour les droitiers. C’est pour moi le vrai seul mauvais point de son ergonomie.

L’autonomie en lumière

Depuis quelques années, j’ai l’impression que nos PC ont repris le flambeau de Fast And Furious. Si cette merveilleuse série de films a lâché les néons pour partir dans l’action pure et dure, nos PC ont tout récupéré. Des néons fluos partout se sont retrouvés dans nos tours, et notamment au creux de notre main. Mais pour sa DeathAdder V2 Pro, Razer n’a pour autant pas opté pour un rétroéclairage façon Brian O’Conner : ici, seul le logo est illuminé. Rien de foufou, et celui-ci utilise la petite techno Razer Chroma RGB, permettant d’afficher je ne sais pas combien de millions de couleurs. C’est propre, ça ne flingue pas les yeux et c’est surtout désactivable. Dans tous les cas, ce choix est aussi présent pour gagner un peu plus d'autonomie.



En parlant d’autonomie, Razer indique sur son site que la batterie tient le coup jusqu’à 120 h, avant de s’éteindre. Mais pour cela, il faut passer via le Bluetooth et lumière éteinte, tandis que la transmission via Razer HyperSpeed Wireless et logo éclairé, fera baisser l’autonomie à 70 h environ. Perso, j’ai eu besoin de la connecter une fois à son câble durant mon mois d’utilisation. De plus, il est tout à fait possible de continuer l’utilisation de la DeathAdder V2 Pro en étant connecté via le câble Speedflex fourni dans la boîte, qui s’occupera en même temps de recharger la batterie. Il s’agit d’un petit câble tressé, hyper souple, mais avec un énorme défaut : ce n’est pas un micro-USB classique ou un USB-C. Il est donc impossible d’utiliser un autre câble que celui-ci, ce qui est forcément un énorme point noir en cas de problème. Et j’ai essayé de brancher le câble de ma Mamba Wireless… mais il ne passe pas !

Enfin, notons que la souris est fournie avec un petit dongle USB, qui peut se connecter directement sur votre machine, ou sur le petit périphérique permettant de déporter ce dongle. Concrètement, on branche le câble USB au PC, et on connecte ce même câble à ce petit objet, lui-même connecté au dongle.

Précision de Tru3 Gamer

Sur ce point, Razer fait très fort a tourné les potards à fond : 16,51 m/s de vitesse maximale, accélérations jusqu'à 50 g et 20 000 DPI pour la sensibilité. C’est presque trop et honnêtement, je n’ai pas réussi une seule fois à faire décrocher l’engin. Ok, je ne suis pas un joueur professionnel, mais il faut reconnaître que le capteur optique Razer Focus+ fait bien le job. Il faut tout de même oublier le fait d’utiliser la DeathAdder V2 Pro sur des surfaces non adaptées : un tapis de souris est indispensable. Donc oubliez votre beau bureau en bois, votre table basse en verre ou ce joli canapé en tissu. Rien ne fonctionne, ou vraiment pas bien. J’ai testé sur mes chats, ça ne fonctionne pas non plus. Quant à la connexion sans-fil, je n’ai pas détecté de problème. Utilisant sa technologie HyperSpeed déjà bien au point, la différence entre une utilisation sans fil et en mode filaire n’est pas perfectible par un humain normal, ce qui est un excellent point. J’ai déjà testé d’autres souris avec de nombreux problème de latence en sans-fils, ici, ce n’est pas le cas. Et même en étant assez loin, ou avec le dongle USB bien planqué derrière mon écran.

Synapse pour tout régler

Comme pour tous les produits Razer, le logiciel Synapse est de la partie. Il n’est pas obligatoire de l’installer, mais il reste indispensable pour définir les actions des boutons, le rétroéclairage, la sensibilité et même le calibrage du tapis de souris. Ça fait le job, c’est assez clair, si vous disposez d’un compte Razer, il y a moyen de sauvegarder ses paramètres dans le cloud, et il est en téléchargement directement sur le site de Razer. Comptez tout de même 170 Mo de RAM lorsque le logiciel est ouvert, ce que je trouve tout simplement trop. Il faudra aussi faire attention à n’installer que ce qui vous est indispensable. Razer proposant toute une suite logicielle, il est vite possible de se retrouver avec 350 Mo de ram au moins, juste pour gérer des lumières et savoir où est-ce que vous avez cliqué dans un jeu. Honnêtement, c’est plus que dispensable.

Razer BlackShark V2 Pro

La partie sonore est pour moi un point qui est souvent (trop) mis de côté. Pour beaucoup de joueurs et joueuses, jouer à un jeu vidéo via un écran de très bonne qualité est impératif (et encore). Par contre, subir le son en provenance de haut-parleurs de piètre qualité, c’est ok. Un son étouffé, zéro basse, des aigues à la ramasse, le tout sur une ligne de medium qui ne dynamise pas l’ambiance du jeu, c’est ok. Bah pas pour moi. C’est d’ailleurs pour cela que je dispose d’un système sonore de bonne qualité. Mais si vous n’avez pas la place, ni le budget, pour vous offrir un ampli et de grandes enceintes, l'option d'un casque audio est un choix peut-être plus judicieux. Alors parlons un peu du BlackShark V2 Pro, un casque audio sans fil de chez Razer, orienté gaming. Quand je dis ça, c’est surtout qu’il n’est pas trop fait pour écouter du Pink Floyd ou un orchestre philharmonique, même si ça fonctionne évidemment très bien.

Un design sobre et efficace

De manière générale, ce casque est plutôt sobre et n'affiche pas son orientation jeux vidéo, dans le sens où il a oublié de venir accompagné d’une multitude de LED pour ressembler à une guirlande de Noël. Totalement noir mate, très sobre, avec quelques boutons ici et là, je dois bien l’avouer, il a de la gueule ce casque. Même le logo, qui est pourtant souvent mis en avant par Razer, se fait très discret, juste en gravure sur les oreillettes.
 
Le casque semble avoir été dessiné pour s’inscrire de façon très homogène avec l’arceau, reposant directement sur le crâne. Heureusement, une épaisse mousse recouverte de tissu est là pour nous protéger et rendre le tout très confortable. De même, le dessus est en simili cuir, avec une sorte de broderie donner un effet tressé très sympa, arborant un gros « Razer » sur le dessus, lui aussi très sobre. À cet arceau est attaché deux oreillettes, par une structure métallique très fine, servant principalement au réglage en hauteur. Par contre, il est impossible de tourner les oreillettes, elles resteront toujours fixées dans le même sens. De loin, ce système ne respire pas la qualité. Concrètement, c’est assez fin et l’ensemble, même si robuste, ne tiendra peut-être pas les gros chocs ou les « oh mince, je me suis assis sur le casque »
De même, ce dernier ne dispose pas de crans pour le réglage en hauteur. Du coup, il n’est pas rare de se retrouver avec une oreillette droite réglée au minimum, tandis que la gauche est réglée presque au max. J’aurais aimé un système de lock. 

Les oreillettes sont reliées par un câble audio visible. C’est assez discret mais là aussi, je n’aime pas trop cela. Il suffit qu’un chat passe dans le coin se faire les dents, et votre casque est foutu. Heureusement, c'est bien là les seuls défauts de ce casque au niveau du design et de l’ergonomie. Les oreillettes englobent bien la totalité des oreilles, le tout avec une mousse très agréable, sans faire mal ni mettre une pression, tout en tenant parfaitement bien en place. À comparer avec mon casque (un SteelSeries Arctis 3 qui a déjà 3 ans et qui commence à se faire sérieusement vieux), il tient parfaitement en place, même en bougeant la tête brusquement.

Sur la partie gauche du BlackShark V2 Pro, on retrouve tous les boutons et autres connectiques du casque. On y trouve un bouton Power, un autre pour désactiver ou pas le micro s’il est branché, un port micro-USB pour le recharger, un connecteur jack 3,5 mm pour brancher le casque en filaire (un câble de 130 cm est livré dans la boite), un autre pour le micro avec une perche flexible, et un gros bouton de réglage de volume. Pour terminer, ce BlackShark V2 Pro pèse 320 grammes, ce qui n’est pas si lourd que cela pour un casque sans fil !

100% PC et un peu consoles

Je vais y aller direct : le BlackShark V2 Pro ne se connecte pas à tous les appareils en mode sans-fil. Pour le fonctionnement en mode sans-fils, il a besoin de se connecter à un petit dongle USB 2,4 Ghz. Il n'utilise donc pas de Bluetooth, ce qui élimine de facto une connexion à un smartphone par exemple. Pour le reste, le casque se connecte parfaitement, avec son dongle, à un PC, un Mac, une PS4 et même à une Switch si celle-ci est placé dans son dock. J’ai essayé sur ma Xbox One, et la console de Microsoft ne le détecte tout simplement pas. C’est probablement pour cela que Razer a eu la bonne idée d’intégrer une connexion jack 3,5 mm, afin de tout de même utiliser le casque sur un bon nombre de périphériques.

Passé cette petite déception, j’ai donc été assez surpris de ne pas ressentir le fameux THX Spatial Audio que Razer met en avant, en jouant à des jeux PS4. Même chose sur Switch. En fouillant un peu, je me suis rapidement rendu compte que le BlackShark V2 Pro fonctionne en stéréo lorsqu’il n’est pas branché à un PC, et avec le logiciel Synapse d’installé. Un point noir qui sabre tout de suite les effets de spatialisation du son sur les consoles.



Sur PC, et après avoir pris soin d’activé le THX Spatial Audio, c’est en effet bien mieux. Il est ainsi possible de choisir parmi plusieurs choix de modes, avec par exemple un pour la musique, un autre pour le cinéma et un pour le jeu et évidemment, un mode tout simple en stéréo. Le tout étant censé simuler une spécialisation du son comme avec un système composé de 7 enceintes. Le logiciel propose même un onglet pour améliorer un peu plus le son avec quelques réglages très simples et un égaliseur audio. Il en va de même pour le micro, qui peut être aidé via un égalisateur du micro, même si dans mon cas, j’utilise Nvidia RTX Voice, qui est d’une efficacité redoutable.  

Ya du son ?!

Alors oui et non. De manière générale, le casque se comporte parfaitement bien en stéréo, même si j’ai noté quelques basses exagérées ici et là sur certains jeux. Comme je le disais plus haut, il ne s’agit pas d’un casque audiophile, mais bien d’un casque « action ». De fait, il se comporte merveilleusement bien dans des jeux du type Call of Duty Warzone, Mario Kart 8 Deluxe ou Ratchet and Clank, pour prendre des jeux PC, Switch et PS4 auxquels j’ai beaucoup joué récemment. Par contre, dès qu’il faut jouer la carte de la musique douce type Red Dead Redemption 2 ou Death Stranding, il se met en retrait par rapport à d’autres casques du marché. Je l’ai aussi évidemment testé avec mon ampli et quelques disques, et malheureusement, j’ai vite enlevé le casque pour réécouter Queens of the Stone Age sur mes enceintes, plus pointues, plus claires, plus dynamiques et avec un spectre plus large. 



Néanmoins, le son est tout de même très bien pour un casque dit "Gaming" ! Si vous avez l’habitude du son de votre TV, ce sera juste le jour et la nuit, d’autant que Razer a eu la bonne idée d’intégrer des profils 7.1 pour certains jeux, comme Apex Legends, Counter-Strike: Global Offensive, Tom Clancy’s Rainbow Six Siege ou Valorant, histoire de capter les fans de FPS PC, et continue d'en rajouter régulièrement. Et pour le coup, cela fonctionne plutôt bien, même si honnêtement, j’ai eu parfois du mal à savoir si la personne qui m’avait pris pour cible dans Warzone, était juste derrière moi, ou alors à ma droite, ou un peu plus haut… Clairement, il y a un plus notable par rapport à un stéréo classique, mais cela reste encore un peu trop flou à mes oreilles.

Du côté de l’isolation du casque, ce n’est pas loin du parfait. Une fois posé, nous sommes totalement coupés du monde extérieur, ce qui est vraiment très appréciable. De même, la captation du micro semble être de très bonne facture, si en plus on bidouille ici et là, c’est encore mieux. Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de faire un FactorCast avec ce casque. J’ai tout de même fait plusieurs parties en mode multi et mes amis m’ont clairement dit « Fro, t’as changé de micro ? », ce qui me fait dire que je n’ai vraiment pas un casque de fifou.

Enfin, la batterie du casque a une vraie grosse autonomie, dépassant les 24h avec le son en medium et le tout sans-fil.
Concernant la Razer DeathAdder V2 Pro, elle fait très largement le job et se positionne comme une excellente souris de jeu. Mais comme souvent, la performance a un coût et il faudra débourser 149,99€ pour s’offrir ce petit mulot du futur. Du côté son, le Razer BlackShark V2 Pro s’est se faire discret par son design, mais performant dans sa restitution du son, même s’il ne faut pas compter sur lui pour rivaliser avec un casque purement audiophile. Il faudra sortir 199,99€  de sa poche pour se l’offrir.
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