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Le Seigneur des Anneaux : La Bataille pour la Terre du Milieu 2

Arnaud par Arnaud,  email  @drsynack
A peine un an s’est écoulé depuis la sortie de La Bataille pour la Terre du Milieu, premier RTS d’Electronic Arts basé sur la juteuse licence des films Le Seigneur des Anneaux. Un an, c’est peu. Mais il suffit de jouer un peu à la suite, très originalement appelée « La Bataille pour la Terre du Milieu II », pour comprendre : il n’y a eu que peu ou pas d’évolution entre les deux titres.

Contrairement a son ainé, BtdM2 n’est pas vraiment basé sur les films. Aucune des batailles ne vous rappellera les scènes épiques de la trilogie de papa Jackson. C’est dommage, car ces batailles faisaient la force du premier titre, du fait de leur reconstitution très fidèle. Le jeu se contente ci de suivre un autre front de la guerre, très brièvement abordée dans les films, un peu plus dans les livres et le Silmarillion. Il s’agit de l’armée de Gobelin attaquant par le nord (EA a acheté la licence des bouquins à Tolkien Industries pour l’occasion).

Nous sommes donc en présence de quelques nouvelles armées, d’autres ayant fusionnées. On retrouve les Gobelins, les Nains, les Elfes, les Hommes de l’Ouest, Isengard et le Mordor. Les races sont globalement bien équilibrées, mais comme d’habitude les méchants sont un peu plus durs à jouer et basés sur la stratégie du nombre.

Plus généralement, ce qui gêne dans ce jeu – en dehors du fait que les batailles sont insipides dans leur ensemble – c’est le très mauvais design de l’interface. Notamment au niveau de la gestion des unités, élément pourtant extrêmement important dans un RTS. Par exemple, il est impossible de sélectionner des unités par CTRL + Clic. Les habitués apprécieront…

Autre exemple : lorsqu’un groupe est sélectionné, il n’y a pas de fenêtre sous-groupes. Il est ainsi impossible de savoir en un seul coup d’œil de combien d’unités (et de quel type) l’on dispose. Pire encore, si un héro est dans un groupe, mettons de phalanges naines, seules ses options spéciales apparaitront. C’est bien, mais on aimerait pouvoir dire à nos Phalanx de se mettre dans leur position spéciale anti-cavalerie sans avoir à les chercher sur la carte et à perdre du temps.
A ce titre, la gestion des unités ne conviendra qu’aux débutants. Les joueurs un peu plus habitués aux RTS ne se sentiront pas à l’aise et trouveront dans BTdM2 un jeu laborieux au possible.

C’est d’ailleurs un peu dommage car en dehors de ça, on s’amuse finalement pas mal. Les unités sont intéressantes. Je vous promets qu’envoyer cinq Trolls d’attaque sur une quinzaine de fantassins est un grand moment. Et réciproquement, que planquer des archers Elfes dans les bois et voir les Orcs tomber comme des mouches vous arrachera un sourire.

Ces quelques moments sauvent le jeu et nous empêchent de réellement le détester. Les divers autres points restent égaux à eux-mêmes. Les musiques sont toujours celles des films, les voix des personnages idem, et les graphismes sont toujours très sympathiques.

Enfin, notons l’apparition d’un mode « Guerre de l’anneau ». On retrouve dans ce mode la carte stratégique du premier opus. Sauf qu’ici, l’histoire n’est pas scénarisée. Le joueur est libre de choisir contre qui il se bat, que ce soit en multijoueur ou contre l’ordinateur, et quelles seront les factions en guerre. Puis la partie commence, et il faut créer forteresses, fermes ou autres forges, entraîner des unités et déplacer ses armées.

Ce mode est très sympathique, mais, malheureusement, effroyablement limité. Pas de Total War, Civilization ou même Empire at War ici. Comme le reste du jeu, ce mode est simpliste au possible. Pourtant il y a de bonnes idées, comme par exemple obtenir des bonus pour l’unification d’une région ou province, ou le système d’auto-résolution (pour le coup pas trop mal réglée) temps réel. On se prend même à espérer qu’un troisième Bataille pour la Terre du Milieu, axé sur ce mode de jeu au tour par tour, fera son apparition. Et qu’il sera réellement développé.

Comme souvent, EA se contente de nous livrer ici un jeu bien propret, ne prends pas de risque, voire fait de grossières erreurs de confort d’utilisation en ce qui concerne la gestion des unités. Heureusement pour eux, le jeu est bien servi par une licence éprouvé. Si vous avez aimé le premier, la suite vous contentera. Si vous êtes un joueur invétéré de RTS, passez votre chemin.

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