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Heavenly Sword

toof par toof,  email
Mis en avant par Sony dès ses premières apparitions - très remarquées - pendant l'E3 2006, Heavenly Sword a alors énormément profité du hype engendré par les premières vidéos montrant un beat'em all ultra musclé. Aux côtés de Warhawk et de Lair, il avait donc fort à faire afin d'être à la hauteur de sa réputation glanée au fil des salons.

Pourtant, peu avant sa sortie, les premiers échos renvoyaient surtout un jeu décevant et trop ambitieux. Alors, Heavenly Sword, un pétard mouillé ? Peut être pas...

Sword ce corps !


Soyons franc, clair, concis et direct : Heavenly Sword, beat'em all nextgen de son état, n'a ni la grandeur d'un God of War, ni la profondeur d'un Ninja Gaiden, et ne nécessite pas non plus toute la rigueur de ce dernier. Je m'explique. Le moteur de combat est basé sur différents niveaux de garde, définissant une position de combat : normale, à distance ou de puissance. A partir du moment où le niveau de garde correspond à l'attaque d'un ennemi, symbolisée par une trainée de couleur, la parade est automatique. Ensuite, les attaques et les combos diffèrent en fonction du niveau de garde, avec en plus des contres et des projections suite à une parade réussie. Malheureusement, tout le sytème de combat est gâché par un gros défaut : il suffit de bourriner comme un gros sale pour pouvoir s'en sortir dans à peu près toutes les situations. Toutefois, il faut "jouer le jeu" pour en tirer toute sa quintescence, et si on s'applique à se battre "proprement", les combats d'Heavenly Sword s'avèrent tout à fait plaisants et classieux, parfois même jubilatoires mais sans pour autant atteindre la qualité de ses modèles.

Techniquement, Heavenly Sword va de l'excellent au très mauvais. Tout le travail artistique n'est à aucun moment à remettre en cause : décors, musique, animation, modélisation des personnages, mise en scène et prestations des acteurs, bien qu'un peu surjouées, sont tout à fait exceptionnels - voire du jamais vu jusqu'à maintenant. Hélas, tout cette débauche graphique a un prix qui fait que Heavenly Sword souffre d'un énorme défaut : son framerate. Difficile de dire si les développeurs ont été trop gourmands pour la PS3 ou s'il manque un réel travail de finition et d'optimisation, mais le jeu rame sec, et ce bien trop souvent pour que l'on ferme les yeux sur ce point. Autre point discutable, et par conséquent beaucoup discuté : l'utilisation du Sixaxis. Plusieurs phases de jeu mettent le système de détection de mouvements à contribution et force est d'avouer qu'au départ, le système est vraiment casse-pied, parfois imprécis ; tantôt trop sensible, tantôt pas assez, on frôle souvent la crise de nerfs. Sachez qu'il est possible dans les options de s'en passer, mais pour m'être obstiné, le système réclame en réalité une petite phase d'apprentissage et ces passages au Sixaxis sont finalement plutôt distrayants, coupant avec des passages de combats plutôt musclés.

Jack et le Nariko magique


Rappelons que là où Heavenly Sword marque des points, c'est au niveau de sa mise en scène et de son ambiance très réussies, mais également de son scénario. Certes, il tiendrait sur un timbre, il est loin d'être très profond, puisqu'il raconte l'histoire d'un clan qui protège l'Heavenly Sword, une épée donnant à son porteur des pouvoirs immenses mais qui en contrepartie se nourrit de son énergie vitale et finit par lui ôter la vie. L'épée est convoitée par Bohan, roi tyran qui décime les peuples à la recherche de richesses. Le joueur incarne Nariko, une femme aux cheveux rouges dont le clan est menacé par le roi. Elle se retrouve contrainte d'utiliser l'Heavenly Sword, confiée par son père, afin de sauver son peuple. Grâce à la qualité de sa réalisation et de ses cinématiques racontant l'histoire du jeu, dont certaines sont tout simplement cultes, on s'attache aux personnages, tous très charismatiques, pour finalement mourir d'impatience de savoir comment tout ça va finir, le jeu commençant par un morceau de la séquence finale, avant de reprendre par un retour en arrière de quelques jours.

Au fur et à mesure que l'on avance dans le jeu, on débloque des bonus classiques tels que des making of ou les cinématiques déjà visionnées. Se trouvent aussi dans ses bonus deux petits dessins animés racontant le background du jeu : d'où Bohan tire ses pouvoirs, d'où vient l'Heavenly Sword, qui est réellement Nariko, etc. Il est fort dommage que ces deux excellents bonus n'aient pas fait l'objet d'une cinématique d'introduction qui aurait permis de se mettre encore mieux dans l'excellent bain qu'est Heavenly Sword. Finalement, les reproches justifiés que l'on peut faire au titre de Sony sont liés à son framerate, sa durée de vie trop juste (7 ou 8h) et une rejouabilité quasi nulle, malgré l'apparition d'un mode de difficulté (nettement) supérieur une fois le jeu fini une première fois.

Heavenly Sword n'est finalement pas à la hauteur de toutes nos espérances, nées surtout de tout le buzz créé par Sony. Mais Heavenly Sword n'est pas un jeu à bouder car, malgré ses défauts, il s'avère plaisant et agréable à jouer si on prend la peine de ne pas faire le sauvageon.

SCREENSHOTS

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