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Godfall

Rozzo par Rozzo,  email
 
Développé par Counterplay Games dont c’est le second jeu, Godfall est présenté comme un "Looter-Slasher", se rapprochant de la formule maintenant épouvée de titres comme Destiny 2 ou Borderlands 3.  Malheureusement, il a aussi amené dans ses valises d'Action-RPG à la troisième personne tous les indices d’un titre entraîné vers l’avant pour « matcher » avec l’arrivée d’une nouvelle génération de console. De là à dire que c’est Gearbox Publishing qui a poussé l’oiseau hors du nid, il n’y a qu’un pas qu’on se gardera de franchir…
Parce que parfois, on a envie de vous donner notre avis sans passer par une review complète qui nous prend beaucoup de temps, d’énergie, nous pousse à grignoter entre les repas, on tente une autre approche de la review en vous proposant les « Short-Tests ». Ici, l’objectif n’est pas pour nous de fournir un avis rigoureux et détaillé, mais plutôt notre ressenti après quelques heures de jeu. 

Si, dès les premières images, le rendu avait de quoi éblouir, difficile d’être aussi optimiste sur la direction artistique. Les goûts et les couleurs, tout ça, on l’entend. Mais là, on aurait presque l’impression de voir une démo technique de l’Unreal Engine 5 : c’est beau, ça claque (Sur PC comme sur Playstation 5), il y a des effets de particules et des reflets dans tous les sens, mais ça ne raconte rien

Et le fait de ne rien narrer, c’est visiblement quelque chose qui lui colle à la peau. Son histoire est mise en place à la faveur d’une cinématique d’une minute, puis balayée d’un revers de main par tout le reste du jeu. On sait qu’on est un Roi, qu’on lutte contre notre frère, qu’on est guidé par un Oracle, et qu’on doit traverser les mondes de Terre, Feu, Eau, et Air. Tout, que cela soit dans la narration ou la mise en scène crie au manque d’inventivité, ou de moyens. 



Heureusement, le cœur du gameplay est satisfaisant. En allant piocher un peu partout (Dark Souls pour le côté Action-RPG, Destiny pour le Pacing, Warframe pour les armures) le titre propose une action pêchue, rythmée et qui claque pas mal. La plus grosse inspiration est sûrement à chercher du côté du dernier God Of War, avec cette caméra proche du personnage, ce bouclier qu’on peut déployer pour parer en une seconde. Si certains aspects comme le verrouillage de vue impossible à basculer d’ennemi en ennemi ou l’imprécision de certains coups énervent, Godfall présente des mécaniques originales et sympathiques comme le brise âme : les coups légers permettent de « fragiliser » l’adversaire, avant qu’une bonne grosse tatane ne le fasse chanceler, le rendant plus facile à achever. Rajoutez à cela un dash plutôt efficace et vous obtenez un système de bagarre dynamique et solide.



Dommage que ce système de combat soit desservi par un enrobage qui oscille entre médiocre et gonflant. Le level design n’est jamais surprenant ou intéressant. On manque de points de repère et on se contente de sprinter dans des niveaux en « gruyère » en allant vers chaque recoin qui, forcément, contiendra un coffre à ouvrir. C’est regrettable que le jeu ne propose pas de parcours un peu plus variés dans le gameplay comme de la plateforme ou des petites énigmes. On passe son temps à courir, et à taper. Rien de plus. Alors certes, il y a des armures à débloquer, comme dans Warframe, mais aucune ne change radicalement le déroulé des combats. Les synergies que l'on peut créer entre les armes et les armures semblent intéressantes à première vue, mais une fois de plus on tourne vite en rond. On gagne des buffs par-ci par-là et un finish move, mais rien de plus. Et vu les soucis d’ergonomie de l’interface, il va falloir bien du courage pour toutes les tester. 

Et ce n'est pas le Endgame du jeu qui va briser ce cycle de répétition : il consiste à parcourir encore et toujours les mêmes territoires à la recherche d'un meilleur loot, face à des ennemis renforcés et des boss aux patterns modifiés. A celà s'ajoute un mode semblable à un Rogue-Like avec une tour où le joueur doit gravir chacun des étages. Là où la concurrence, Destiny 2 notamment, propose du PvP et des raids, ça fait un peu tâche. Plus globalement, on sent Godfall piégé entre une volonté de créer un jeu-service et des moyens qui sont encore trop limités. 

Godfall est un jeu peut-être trop gros, trop complexe pour les épaules de Counterplay Games et la marche à monter est un peu haute. Si vous adhérez à sa proposition visuelle et à son gameplay, il pourra vous occuper quelque temps, mais rien qu’en quelques heures, l’ensemble est d’une telle redondance qu’on a juste envie de relancer Destiny 2 : on y fait toujours la même chose, mais au moins il y a des paysages inspirés.
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