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Fable : The Lost Chapters

Sidoine par Sidoine,  email  @sidoinedw
Bref rappel : sorti initialement sur Xbox, Fable est un jeu de rôle action, vu à la troisième personne. Sa particularité est que nos actes se reflètent sur l'apparence du personnage. Si on tue des gens, si on vole, si on dit du mal d'Ubisoft, on devient une sorte de démon qui fait fuir les villageois, si on est bon et qu'on défend la population en péril, on se retrouve avec une auréole, des papillons et des admirateurs.

Château de Fable



L'histoire s'articule sur une série de quêtes qui nous emmènent depuis l'enfance jusqu'à la barbe blanche et qui représentent une dizaine d'heures de jeu. En plus de la trame principale, il y a des quêtes secondaires et tout un tas de petites quêtes annexes, dans le style GTA. Le scénario est plutôt basique, avec deux trois rebondissements, mais le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'est pas très immersif. Il n'y a pas la moindre tentative de nous faire oublier que c'est un jeu. Par exemple, à l'entrée d'un camp de bandit, le garde nous dit quelque chose du genre « Ah non, je ne peux pas vous laisser entrer. Par contre évidemment si vous étiez habillé en bandit, vous pourriez passer et après ce n'est plus mon affaire, vous pouvez avoir l'armure que vous voulez. » Ça tombe bien, vous aviez ramassé des effets de bandit peu avant. L'histoire est de plus assez décousue, à cause du principe même du jeu, il y a des personnages qui apparaissent puis disparaissent sans qu'on sache trop bien ce qu'ils deviennent. Cela s'explique en partie par le fait que l'histoire est censée se dérouler sur plusieurs années, et qu'on est incité à flâner entre deux quêtes, par exemple pour se marier. D'ailleurs on est obligé d'aller à une Guilde des héros entre chaque quête pour acheter des compétences avec les points d'expérience (quand je parlais d'immersion...).



The Lost Chapters aux dactyles



La première constatation c'est que les graphismes ont été adaptés aux capacités des ordinateurs. Les textures sont fines, la végétation (sapins, hêtres, fougères, dactyles...) est touffue et battue par le vent et il y a des tas d'effets graphiques très réussis : brumes, halos, et surtout une gestion des ombres plutôt impressionnante. Pour faire rapide, le jeu est très beau. Le seul reproche qu'on puisse faire, c'est au niveau des personnages, qui sont un peu raides et traités avec un style graphique qui ne me plaît pas trop. On dirait qu'ils ont été conçus pour un faible nombre de polygones puis retravaillés ensuite pour rajouter du détail.



Notez que cette débauche graphique nécessite une machine très puissante. À vrai dire, ma configuration (AMD64 3500+ et GeForce 6800) fait tourner le jeu à tout casser à 20 images par seconde au niveau maximal de détail.



Le principal problème de cette adaptation, c'est le contrôle. On est passé de la manette de jeu au ZQSD et souris, une bonne chose pour ce type de jeu, mais le résultat n'est pas probant. La principale erreur, c'est la parade, qui a été assignée au bouton de la molette de la souris, qui n'est pas un bouton très sensible ni très accessible. De plus, l'esquive se fait en combinant ce même bouton avec les touches de direction, autrement dit, on doit synchroniser nos deux mains, ce qui réduit considérablement notre efficacité. On peut changer la configuration des touches mais même alors le personnage manque de réactivité dans ses esquives et ses parades. Cela dit, cela n'empêche pas de réussir le jeu en tapant dans le tas sans réfléchir et en buvant des potions de vie par dizaines.



Toujours au chapitre des contrôles, la souris me semble sous-utilisée et il aurait été agréable de pouvoir de l'utiliser plus largement, par exemple dans la carte. En jeu, on doit se reposer beaucoup trop sur les touches de raccourcis. C'est ça ou passer par un menu en plein écran plutôt lourd. Même s'il y a des facilités, comme par exemple les actions contextuelles (pas toujours pertinentes malheureusement) il aurait été agréable d'avoir une touche pour basculer entre un mode où la souris déplace la caméra et un mode où la souris serve à exécuter des actions.



N'éteignez pas votre ordinateur pendant la lecture de cet article



On sent aussi l'origine console du jeu dans certains petits détails, comme par exemple un avertissement comme quoi il ne faut pas éteindre son ordinateur en plein milieu d'une sauvegarde. Hum. Il y aussi les écrans de chargement entre zones qui sont plutôt ridicules parce que le fondu au noir utilisé avant l'affichage de cet écran prend autant de temps que le chargement lui-même.



Le jeu s'appelle The Lost Chapter, donc parlons un peu de ces quêtes supplémentaires. Elles se situent après les quêtes normales et représentent quelque chose comme deux-trois heures de jeu. Elles introduisent de nouveaux décors et de nouveaux monstres de bonne facture, mais je ne suis pas sûr qu'à lui seul ce contenu justifie l'achat du jeu si on l'avait déjà sur Xbox.



Pourquoi le jeu est bien ?



Reste que le jeu est bien, parce qu'on peut faire ce qu'on veut (sauf que moi, fondamentalement bon, c'est le cœur serré par la douleur que je me suis obligé à tuer des innocents, juste pour vous, par souci d'exhaustivité, amis lecteurs), parce que les combats sont rapides et variés (suivant si on se bat au corps à corps, à l'arc ou avec de la magie ou, plus vraisemblablement, une combinaison habile de toute cela), parce qu'il y a des points d'expérience et puis... en fait cela ne s'explique pas, c'est comme ça, la sauce prend.

Une adaptation réussie avec des beaux graphismes, un peu ternie par un contrôle du personnage hasardeux qui oblige au corps à corps à jouer de façon inélégante, en abusant des potions de vie. Mais au final le jeu m'a bien plu et m'a fait oublier (temporairement) World of Warcraft, c'est ce qui compte.

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