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Enclave

toof par toof,  email
Sorcery, un RPG prometteur développé par Starbreeze sous la joug de Gremlins, est annulé lorsqu'Infogrames, probablement soucieux de développer avant tout des jeux grand public, rachète le studio. De fil en aiguille, le développeur change encore de main et c'est finalement Swing qui édite Enclave, jeu d'action/aventure au design résolument héroic-fantasy.

Mr et Mme Lave ont un fils... ?


Le soft met en scène une sombre histoire opposant des méchants (l'Ombre) à des gentils (la Lumière). Le mage gourou de ces derniers réussit à vaincre le vilain chef des premiers en plantant son baton magique dans le sol, l'ouvrant alors pour y faire sombrer le vilain et créer ainsi l'Enclave, séparant Celenheim, point de départ du jeu, du reste du pays.



Le jeu se décompose en deux campagnes, une pour chacun des camps de la Lumière et de l'Ombre. Une douzaine de personnages sont jouables, la moitié dans chaque camp. Ils sont répartis en classes (assassin, archer, mage, gros bourrin de service, etc.) avec des armes de plus en plus puissantes accessibles au fur et à mesure de la progression, qu'il suffit d'"acheter" en récoltant des sacs d'or souvent bien planqués dans les niveaux. Voilà pour la partie "aventure".



Fight is beautiful



Une fois cet aspect bien cerné, Enclave n'est plus qu'un beat'em all tout ce qu'il y a de plus bourrin. Mais là où le titre pèche, c'est dans le déroulement des combats qui se résume à un pinaillage perpétuel. Même si on peut "locker" les ennemis, la difficulté dès le 5ème ou 6ème niveau devient surhumaine et il n'est pas rare de devoir s'y reprendre à 10 ou 20 reprises pour arriver à trouver un moyen efficace de passer le premier quart du niveau. Preuve à l'appui, certains screenshots (tirés du site officiel) ont même été pris en "god mode"... La durée de vie est de ce fait très longue et la fréquence des crises de nerfs, elle, est nettement accrue. L'autre point rebutant du soft réside dans le fait que les personnages se déplacent relativement vite dans des décors souvent exigus. Du coup, on se retrouve régulièrement involontairement dos au mur avec trois ennemis de face, avec comme unique solution de recharger le niveau.



Autant le jeu du coté Lumière est lassant et risque de dégouter les moins courageux par sa difficulté (on est obligé de commencer par celle-ci, la campagne de l'Ombre étant disponible dès qu'on a fini celle de la Lumière), autant la campagne des méchants est nettement plus jouissive. Les niveaux sont plus sombres, les persos à jouer plus balèzes, et on se marre plus à tournoyer du gourdins de 200kg.



Engagez vous qu'ils disaient



Après quelques heures passées sur Enclave, on ne peut qu'avoir un goût amer en constatant la qualité et la beauté des décors. Techniquement, le jeu est sublime, gavé aux pixels/vertex shaders, et on s'arrête parfois pour admirer la modélisation des décors et des textures. Mais tout se paye, ici au prix de quelques ralentissements. On sent aussi que les designers ont réellement travaillé leurs personnages qui sont, en plus d'être extrêmement détaillés, animés avec talent.

Visuellement conçu pour être un RPG, Enclave sent le gros gâchis. Un aspect technique quasi irréprochable et des décors d'une richesse inédite sur Xbox caractérisent ce jeu assez spécial. Mais le gameplay basique, bourrin mais pas vraiment au point, ainsi qu'une difficulté extrêmement mal dosée, empêchent le soft de faire partie des incontournables de la console.
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