Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
 
TEST

Earth Defense Force 5 : l'extermination, un service public

Feed par Feed,  email
On a tous nos petits plaisirs coupables: regarder l'Eurovision, manger un carré de chocolat devant la Nouvelle Star, jouer à des simulateurs de sous-marin russes... Moi j'aime bien les nanars, et particulièrement les jeux vidéo nanar assumés. Pour se mettre dans l'ambiance, rappelez-vous lorsque vous aviez 13 ans, et que vous regardiez un bon film d'action le jeudi soir sur RTL9.
Earth Defense Force 5 (on va rester sur EDF pour faire court, rien à voir avec l'électricité) est le 8e opus d'une série commencée en 2003 sur ps2 dans la gamme budget. C'est le 5 parce qu'il y a 1 spin off tactique tour par tour, un shoot em up, et un opus parallèle aux états unis.  EDF, c'est un jeu de tir à la 3e personne, où l'on dirige un membre des forces armées qui doit protéger la planète de l'envahisseur extra-terrestre. C'est kitsch à souhait, réminiscence des films de genre des années 50 et 60, et on trouvera pêle-mêle des fourmis géantes, des araignées géantes, des soucoupes volantes mais également du kaiju sauce Godzilla et des robots géants.

Au commencement

Jean-Michel, gardien de prison, faisait ses courses au monoprix lorsqu'il croisa Gérard, un ami d'enfance.
- Salut Jean-Mich', qu'est-ce que tu deviens vieille branche?
- Oh Gérard, ça fait longt...
- Enrôle toi dans l'armée tu verras c'est super!
(Quel con ce Gérard)
Dispensé G5, ça semblait mal parti pour notre ami Jean-Mich', et il se retrouve finalement à faire la sécurité dans un entrepôt avec Robert, qui lui enseigne les ficelles du métier. Quand soudainement (!) se fait attaquer par une fourmi géante (!!!)
- C'était pas ma guerre...
- Je te vengerais Robert.
- Enrôle toi dans l'armée, tu verras c'est super, et on a même une pensionreuarghglaglaraaaaah...

On jouera donc Jean-Mich', en croisade contre ces foutus envahisseurs.

La classe japonaise

Pour défourailler tout ça, on a 4 classes à notre disposition: 
  • le ranger est le soldat de base, armé de toute la panoplie du parfait GI Joe.
  • l'air raider est la classe de support, il a quelques armes "directes" comme des lances-mines, mais son truc, c'est surtout de laisser les autres travailler. Il peut équiper moult appel d'artillerie, bombardement et autre tirs orbitaux ou bien poser des tourelles voire réquisitionner des véhicule comme un bon gros goldorak des familles
  • la wing diver est la caution "hihi je défonce tout en bikini", une opératrice équipée d'un jetpack lui permettant de s'affranchir de la gravité, donc beaucoup mobile que les autres pélots. Elle a tout un tas d'armes énergétiques qui font hyper mal sa race, mais il faut bien gérer les piles pour ne pas se retrouver par terre sans chargeur avec 0% de batterie.
  • le fencer, contrairement à ce que son nom indique n'est pas un français moustachu armé d'une rapière, mais un soldat dans un lourd exosquelette. Lourd. Très lourd, et lent. Mais armé comme un tank, avec des canons, des gatlings ainsi que des boucliers et d'énormes haches ou épée, histoire de mériter un peu son nom (comme quoi, on peut faire de l'escrime avec une vibro hache de 300kg)

Les bons outils font les bons ouvriers

Chacune des classes a ses propres armes et il y en a un paquet. On loot les ennemis et on récupère des armes aléatoirement, ainsi que des bonus pour augmenter la vie de ses persos. Les armes sont visibles en fin de mission, en fonction du niveau de difficulté de la mission et de son avancement dans le scénar, on peut récupérer des armes plus ou moins puissantes, aléatoirement, et si au début on a des petits piou piou qui font 10 de dégât, on pourra à la fin se retrouver dans la même catégorie avec du gros RATATA qui en fait 200 ou 300.
 

Y a quoi à faire?

Il y a 110 missions, qui durent 10 à 30 minutes en moyenne, avec 5 niveaux de difficulté (les 2 derniers se débloquent une fois qu'on a fini le jeu) et il y a de quoi faire. On y croisera une vingtaine de type d'ennemis différents, et il ne sera pas rare d'en dégommer des centaines lors d'une seule mission. Pensez musô (Dynasty Warriors, Hyrule Warriors) mais avec des aliens et des flingues.
Le scénario est de qualité top nanar, avec des dialogues surréalistes et des soldats qui chantent des hymnes qui mettent du baume au coeur. Le doublage mérite une considération particulière car on dirait qu'il a été effectué sans avoir le contexte du jeu. Les soldats alliés parlent ainsi de "Monsters !" alors qu'on est face à des fourmis ou araignées géantes et "Aliens !" qui nous ressemblent alors qu'on est face à des... grenouilles géantes. C'est génial. Vous apprendrez que l'armée c'est génial on a une bonne pension, et que les tempêtes de sable, c'est plutôt cool. Bref, vive les dialogues dans ce jeu.
On va également dire du bien de la musique, souvent oubliée dans les jeux car peu mémorable, ici on a de très chouettes pistes en jeu et dans les menus (vous allez fredonner le thème du menu pendant longtemps).

Et pour ceux qui connaissent?

On retrouve toujours les 4 mêmes classes, mais il y a de petits changements: 
  • le ranger peut sprinter, et ce faisant, il a une aura qui va aspirer le loot autour de lui. Il a également un nouveau slot pour de l'équipement, où il peut réquisitionner un véhicule ou booster sa vitesse de course ou de lock, ou augmenter ses soins ou la portée de l'aspirateur de loot.
  • l'air raider gagne un 3e slot d'arme et un slot dédié pour les véhicules, et un paquet d'armes rechargent sur timer plutôt que sur crédit.
  • la wing diver gagne un slot d'équipement pour sa batterie afin de booster sa capacité, sa vitesse de recharge ou la vitesse de vol. Elle peut également faire des dash, au sol comme en l'air, afin d'esquiver les tirs et les ennemis.
  • le fencer gagne 2 slots d'équipement pour upgrader ses boosts, diminuer le recul des armes, augmenter ses boucliers ou augmenter sa vitesse de marche/course/rotation.


 
Le scénario est un reboot de 4.1, donc on vit l'invasion en live, depuis le début!
Le système de loot est moins punitif, si on meurt on garde une partie du loot en fonction du niveau. Le loot est également pondéré, on gagnera beaucoup plus d'armes pour la classe qu'on joue. Les bonus d'armures sont également répartis pour moitié pour les classes qu'on ne joue pas, histoire de ne pas repartir de 0.
Enfin, les armes ont des stats qui peuvent s'upgrader. Donc même si on drop une arme qu'on possède déjà, il est possible de l'upgrader davantage jusqu'à son maximum.

Le feeling dans mon coeur

On ne va pas se mentir, la technique fait de la peine. C'est fluide, mais c'est fort moche (même si plus beau que les précédents opus, c'est dire), les animations sont... euh... spéciales, les dialogues et le scénar, on en a déjà parlé. C'est répétitif à souhait, la boucle de gameplay se limite à tirer sur tout ce qui bouge sans mourir en gros. Bref, sur le papier, c'est mal parti.
Mais si on est réceptif à ce genre de gameplay, et qu'on n'est pas allergique à des menus qui ressemblent à des tableaux Excel, ça fonctionne. Préparez-vous à passer beaucoup de temps dans les menus à choisir des combinaisons d'armes et d'équipements. Il y en a tellement qu'il est difficile de ne pas trouver son bonheur en cherchant et en testant. On défouraille à gogo des centaines d'envahisseur en chantant des hymnes jingoïstes à la gloire de la race humaine. 


 
Ca se joue bien, c'est réactif, c'est fun, on peut faire du coop à 2 en split-screen ou jouer jusqu'à 4 en ligne. C'est un jeu pour les gens qui n'ont pas d'aversion au grinding. Il arrivera de recommencer certaines missions de nombreuses fois pour récupérer de nouvelles armes ou des upgrades donc si ça ne vous botte pas, passez votre chemin. Sinon ça a une histoire travaillée avec de fantastiques dialogues digne des meilleurs films sur RTL9, des chants patriotiques et de chouettes musiques. En cette période la plus déprimante de l'année (d'après un reportage sur TF1 auquel on a droit chaque année), si vous voulez un peu de chaleur dans votre coeur, jouez à EDF.
Rechercher sur Factornews