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Doom Eternal

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
Développeur / Editeur : id Software Bethesda Softworks
Supports : PC / Xbox One / PS4
Le reboot de Doom de 2016 était un peu le grand retour du FPS nerveux. Le jeu offrait un rythme frénétique, de l’action sanglante et un sentiment de puissance rarement ressenti dans le JV, et avait le bon goût de s’arrêter à ça. Pas de quêtes annexes, de système de craft ou de scénario à découvrir à l’aide de journaux audio, on était là pour buter du démon, point. C’était un véritable chef d’oeuvre, et on attendait de voir avec impatience comment Doom Eternal allait relever le niveau.
Comme le gameplay était vraiment le gros point fort de Doom 2016, c’est la partie qui a le moins été modifiée. Par contre, les gars de id Software ont eu une excellente inspiration en utilisant le scénario comme prétexte pour vous faire voyager. Maintenant que les Démons ont envahi la Terre et exterminé 60% de la population, le Doom Slayer s’est replié dans une station spatiale/forteresse équipée d’un téléporteur. Fini les tons monotones de Mars et des Enfers, à vous les rues ravagées de New York et les Bastions Angéliques.



C’est vraiment ce qui surprend le plus dans ce Doom Eternal : la variété des environnements. En se servant du scénario comme prétexte, le studio va emmener le joueur aux quatre coins de l'Univers Doom, des champs de bataille en Enfer, au bastion qui a vu la naissance du protagoniste, en passant par une cité ancienne située au cœur de Mars. On sentirait presque le soulagement des artistes 3D du studio, tant les nouveaux environnements tranchent avec ce dont on avait l’habitude. Plus d’une fois, vous aurez l’occasion de vous arrêter cinq secondes entre deux arènes de combat, le temps d’observer et d’apprécier les environnements. Ca se ressent également beaucoup dans la conception des niveaux, qui sont devenus bien plus grands et verticaux que dans le premier opus.

Doom, doom doom doom...

Et c’est là que va venir la seconde surprise : les phases de plateformes. Régulièrement, entre deux arènes ou deux cinématiques, vous allez devoir traverser des zones avec très peu d’ennemis et des phases de plateforme pures. Désormais, des sections de murs peuvent être attrapées pour être utilisées comme support de déplacement tandis que des barres fixes réparties dans le décor permettent de faire des sauts boostés. Souvent, c’est dans ces passages que les objets cachés seront dissimulés, obligeant les joueurs à bien observer les environnements puis à effectuer des séries de mouvements infernaux pour les obtenir. Ces objets peuvent aussi bien être bonus permanents pour vos armes ou votre armure, ou bien un accès vers une arène spéciale, ou encore des albums vinyles à écouter dans votre forteresse. En bref, le joueur est poussé à explorer les niveaux au maximum, quitte à prendre des risques et laisser les démons respirer quelques minutes de plus. Mais Doom, ce n’est pas un jeu pour touristes, donc les concepteurs de niveaux en ont aussi profité pour filer un coup de frais aux arènes de combat. En plus d’une verticalité renforcée grâce aux barres fixes décrites plus haut qu'on trouve partout, vous aurez désormais la possibilité de déclencher des pièges pour massacrer des dizaines d’ennemis sans tirer une balle. Elle est pas belle la vie ?



En effet, n’oublions pas que si la franchise est aussi connue et appréciée, c’est parce qu’elle propose quelque chose de simple : massacrer des hordes de démons, à l’aide d’un arsenal toujours plus dévastateur. Doom, c’est le jeu ou quand le fusil à pompe est vide, on ne recharge pas. On passe au blaster ionique et on continue d'éliminer tout ce qui bouge sans ralentir. Dans cet épisode, id Software continue le numéro d’équilibriste qui consiste à donner une sensation de puissance démentielle au joueur tout en offrant un challenge bien corsé.

Et encore une fois, ça marche du feu de dieu ! On est devant une des plus fidèles incarnations de la philosophie “La meilleure défense, c’est l’attaque !”. Plus de vie ? On cartonne un démon et on enchaîne un Glory Kill. Plus d’armure ? Un coup de lance-flamme, on enchaîne avec un Blood Punch qui fait des dégâts massifs de zone, et vous voilà plus blindé qu’un bunker. Plus de munitions ? C’est le moment de sortir la tronçonneuse et de créer une fontaine d'hémoglobine. Plus tard, vous débloquerez aussi un lance-grenade et une épée qui tue n’importe quel ennemi en un seul coup. Combinez tout ça avec un double saut et une double esquive, et vous allez vous sentir invincible. Jusqu’à ce qu’une escadrille de Cacodémons débarque au moment où vous n’avez plus de balles et vous mette la misère.

I want you in my room !

En effet, si enchaîner les tueries se fait sans difficulté, enchaîner les tueries dans le bon ordre est une autre paire de manche. Une fois que vous maîtriserez le Doom Slayer et la roue de sélection des armes à la perfection, vous allez apprendre à prioriser les bonnes cibles. Les ennemis sont divisés en deux catégories : la chair à canon et les Démons Majeurs. La chair à canon, ce sont les dizaines de zombies de base présents dans chaque arène. Peu résistants et faisant des dégâts limités, ils sont là pour vous faire dépenser vos munitions, mais aussi servir de générateur de ressources quand vous en avez besoin. Les Démons Majeurs sont la vraie menace. Fort d’une vingtaine de représentants, vous allez devoir apprendre à les reconnaître et à ajuster votre plan de jeu si vous voulez en venir à bout. Et à ce niveau d’exigence, on pourrait presque parler de jeu de puzzle. Dans les arènes les plus dures, dans les plus hauts niveaux de difficulté, utiliser la mauvaise arme sur le mauvais ennemi ou tomber à court de munitions au mauvais moment peut être sanctionné par un game over brutal et immédiat.

Alors, est ce que c’est dur ? Définitivement. Mais, bordel, QU’EST CE QUE C’EST BON ! Même en jouant dans les modes de difficulté les plus bas, vous allez vous rendre compte que Doom Eternal est très exigeant. Le rythme en dents de scie, qui alterne phases de combat et d’exploration, ainsi que la frustration engendrée par les phases de plateforme pas toujours inspirées, n’est qu’un désagrément mineur devant l’adrénaline et la frénésie des phases de shoot.



Chaque arène est l’occasion de prendre une grande respiration, et de partir à la baston. Vous allez mourir souvent, et il va falloir comprendre qu’utiliser tous les outils à votre disposition n’est pas qu'une suggestion. Mais une fois que vous maîtriserez le Doom Slayer sur le bout des doigts, vous êtes partis pour une montée d'adrénaline comme on voit rarement dans les JV. Il y’a quelque chose de profondément fun et cathartique dans l’image d’un démon qui se fait démolir la face à coup de canon scié. Que ce soit en 1993 ou en 2020. Doom Eternal est disponible dès à présent sur PC, PS4 et Xbox One. Jeu testé sur PC via une version presse.
Voilà. Doom Eternal, c’est de la bonne, et ça ne surprendra personne. Le titre a réussi le pari de se réinventer juste comme il faut pour ne pas passer pour un épisode 1.5 tout en conservant ce qui fait son succès : le plaisir viscéral de parcourir des niveaux à la vitesse du son en dispensant la mort et la destruction. Tout ça avec du Mick Gordon et une chorale de métal dans les oreilles, que demande le peuple ?

SCREENSHOTS

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