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Devil May Cry 2

toof par toof,  email
Devil May Cry, qui fut à l'unanimité l'un des premiers gros jeux de la
Playstation 2, a mis la barre très très haut pour une éventuelle suite. Et
aujourd'hui la voilà, cette suite. Difficile d'aborder ce Devil May Cry 2
sans le comparer systématiquement à son grand frère. C'est avec plein de
promesses que débarque le deuxième épisode de cette série Dantesque que l'on
espère longue, Capcom oblige.

Un tien vaut mieux que deux tu l'auras


Avec deux DVD pleins à craquer, deux personnages jouables, deux aventures, on est en droit d'attendre à un jeu deux fois meilleur. Chacun des deux personnages, Dante et la petite nouvelle Lucia, a droit à sa galette, et il est possible de commencer par celui qu'on veut. Malheureusement, il s'agit pratiquement du même jeu, tant les particularités scénaristiques et
de gameplay sont minces. Lucia est certes plus vive dans les déplacements, les techniques de combats sont les mêmes et il n'y a pas de différence majeure qui pourrait marquer deux gameplays distincts. Il en va de même pour l'atmosphère : exit le chateau aux détails et à la finition léchée jusqu'aux moindres recoins, l'ambiance gothique laisse place à la froideur sans âme de villes ou d'immeubles. Même le scénario a eu droit au couperet, loin du mysticisme des légendes de Sparda, on affronte ici un tocard mégalomane qui fait joujou avec les démons... bonjour la banalité. Et
même s'il était normal de chercher à en connaitre un peu plus sur la destinée de Dante, alors : tutu, nieb, quedalle.
Bref, l'ensemble manque cruellement de charisme. Terminée aussi les provocations arrogantes et insolentes avant les boss, dont la présence est
ici rarement justifiée.



Dantesqu'on y va ?


Techniquement, DMC2 offre des décors relativement grands, le level design est
assez sympa mais en contrepartie, le tout manque de détails. L'ensemble est toujours aussi sombre mais on ne retrouve pas l'identité si forte du premier épisode. L'ambiance sonore n'a pas changé de style et c'est mieux. On retrouve des musiques qui collent terriblement bien aux combats, renforçant l'envie de tout latter à une vitesse frénétique. Par contre, les personnages sont trop rapides et les mouvements trop exagérés pour la caméra : on se retrouve alors avec des combats hors champs. Souvent lorsque l'on pénètre une longue ruelle ou une allée, il nous est permis de constater que DMC2 possède le premier système de caméra qui tourne
à la coke : plongées énormes, panoramiques très larges, et même souvent un angle de vue un peu penché qui file presque le vertige. Même si ça donne un style spécial, c'est assez surprenant.
Seuls quelques niveaux sortent du lot, comme quelques passages aquatiques plus aboutis que dans le premier DMC, alors que la majorité sombre dans le déjà-vu tel le passage sur les grattes ciels qui ferait penser à Spiderman et qui est au final bien lourdingue. Le jeu propose aussi une interface au rabais, moche et mal foutue, loin de l'excellent design très classe du premier DMC.




Oui mais...


Le joueur dispose de deux jauges, une pour la vie et l'autre pour le pouvoir démoniaque. Lorsque cette dernière est suffisamment remplie, il est possible de
se transformer en démon : les habilités comme la force ou la vitesse sont démultipliés et il est possible de courir encore plus vite, regagner de
l'énergie ou encore voler, selon l'amulette utilisée. Alors que précédemment l'accès à ces habilités spéciales se faisait au travers de certaines armes, ici ces pouvoirs spéciaux sont accessibles au travers de ces fameuses
amulettes. Ca permet des combinaisons armes/pouvoirs assez interessantes et les armes du mode démon diffèrent selon l'amulette utilisée. Dante reste fidèle à lui même, Lucia joue sur la rapidité, ça cogne, savate, marche un peu sur les murs, fait des sauts périlleux
enchainés de doubles sauts, bref, Devil May Cry, c'est la classe. Le plaisir
jouissif de sauter dans tous les sens pour dérouiller du monstre est décuplé. D'entrée de jeu, les personnages sont très habiles, il est possible de réaliser des sauts de fous, des esquives sur les cotés ou en roulade arrière grâce à quelques adroites combinaisons de touches. Malheureusement, le système de rank et de combo est bizarroïde et on obtient un classieux "Showtime" trop facilement. Même s'il ne vaut pas les marionnettes du chateau de Sparda, le bestiaire de Devil May Cry 2 est conséquent, très varié et on croisera même de vieux potes.

Au final, Devil May Cry 2 n'est pas le jeu qu'on espérait, il aurait pu être
un hit s'il n'avait pas comme parenté l'immense carton que fut Devil May
Cry
. Même s'il est sympathique à jouer, il n'est pas à la hauteur de son
prédécesseur et s'avère finalement assez fade. Malgré tout, les joueurs qui
ont aimé Devil May Cry pour ses combats seront aux anges, ou plutôt aux
démons... On notera malgré tout une durée de vie supérieure au premier opus
ainsi que la présence de nombreux bonus à débloquer, dont certains très
sympas.

SCREENSHOTS

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