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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
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Denshattack! CGT dans mes bras pour mon plus grand plaisir

Xavor2Charme par Xavor2Charme,  email
Développeur / Editeur : Fireshine Games Undercoders
Supports : PC / PS5 / Xbox Series / Switch 2
Quel est le but ultime d’un testeur de jeu vidéo ? La gloire ? La fortune ? Le retour de l’être aimé ? Ah ah ah, bien sûr que non. Le but ultime est, un jour, de pouvoir toucher la Grâce, tester le meilleur jeu. Celui qui résonne avec son âme et qu’on attendait depuis le début de sa vie de joueur (vie qui a débuté avec le jeu Les Animaniacs sur Game Boy). Je pense qu’Hotline Miami aurait pu être celui-ci si j’avais officié à l’époque. Thumper également. Vous l'aurez compris, j'aime quand il y a de l'énergie et une bande-son qui claque. J’avais déjà flairé quelque chose il y a quelque mois lors de ma preview de Denshattack! et il s’avère que le résultat final, sorti le 15 juillet 2026, est très loin de m’avoir déçu.
Jeu testé sur Steam Deck avec une clé offerte par l’éditeur (il tourne comme un TGV tout neuf)

Bon, mettons tout de suite les choses au clair : Denshattack! est un petit chef-d’œuvre dans son genre. Un jeu de glisse et de tricks foisonnant, généreux et complètement fou qui fait du bien dans le marasme actuel. La canicule vous angoisse ? Jouez à Denshattack! ! La montée de l’extrême droite et du technofascisme vous fait péter un câble ? Jouez à Denshattack! ! Les licenciements chez Microsoft vous révulsent ? Jouez à Denshattack! ! La suppression des supports physiques chez Sony vous agace ? Écoutez, je trouve ça un peu anodin vis-à-vis de ce que j’ai dit juste avant mais vous pouvez jouer à Denshattack! 



Comme déjà expliqué dans ma preview, il s’agit d’un jeu de glisse sur rails en 3D. Dans la pratique, le titre ressemble beaucoup à un OlliOlli vu de derrière car le système de tricks est le même, lui-même inspiré de la série Skate avec des mouvements à faire au stick droit et chaque niveau qui demande de réaliser une série de petits objectifs en plus du scoring

La différence ici c’est que l’on dirige un train au lieu d’un skateur. Notre tchou-tchou est donc limité aux rails mais ça part vite en sucette et il s’avère qu’il est en fait tout à fait possible de grinder, de faire des wallrides voire même de s’envoler. Le jeu ajoute de nouvelles mécaniques au fur et à mesure, bien heureusement car s’il nous balançait tout d’emblée, ça serait un véritable étouffe-chrétien. Eh oui, il y a du multi-track drifting.



D’ailleurs, et c’est sûrement l'un des rares reproches que je ferai au jeu, il y a peut-être un peu trop de mécaniques et certaines ajoutées à la fin sont compliquées à appréhender. Mais ce n’est pas un souci dans le sens où le titre est permissif : une erreur ne nous ramène que quelques instants en arrière. Le jeu se permet aussi de varier les objectifs. Si le principe de base est d’aller d’un point A à un point B sans trop mourir et de façon stylée, certains tracés proposent de la course, du scoring voire de l’exploration.

Une DA de grève

Cela résume bien Denshattack! et le jeu est d’une générosité assez folle. Chaque niveau est un spectacle pour les mirettes, enchaînant les morceaux de bravoures en terme de mise en scène, spécialement lors des séquences de boss. Nous sommes clairement là pour nous amuser et le petit fil narratif nous faisant traverser le Japon se laisse suivre tout en ayant le bon goût de ne pas empiéter sur le gameplay. L'histoire de l'irrésistible montée en puissance de Emi, livreuse de ramen tombant dans le monde clandestin du Denshattack!, permet de bien rythmer l'enchaînement des niveaux sans quoi le jeu serait un peu épuisant. De plus, on finit par exploser la tronche de la corporation locale, confirmant le caractère subversif et révolutionnaire de nos amis les cheminots.



Pour finir, artistiquement, le jeu est clairement sous perfusion de Sega circa 2000 avec des références évidentes à Jet Set Radio. La musique est tout aussi référencée avec la présence parmi d’autres de Richard Jacques, 2 Mello et surtout Takenobu Mitsuyoshi, la voix de Daytona USA.


 
Voilà, je n’ai pas grand-chose à dire d’autre car le délire se vit plus qu’il ne se décrit. J’ajouterai quand même que le titre d'Undercoders transpire la passion, le souci de bien faire et l'honnêteté, ce qui est de plus en plus rare dans cette industrie du diable. Allez, je vous laisse avec votre futur jeu de l'été et comme le dit l'un des personnages du jeu : “Moins de blabla, plus de Denshattack!

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