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Burnout Paradise

Joule par Joule,  email  @j0ule  
On a beau dire ce que l’on veut d’Electronic Arts, la série des Burnout est une des rares dans le jeu vidéo contemporain à tenter de nouvelles choses osées à chaque épisode. Pas toujours pour le mieux, certes, mais souvent avec à propos. Cet épisode Burnout Paradise ne déroge pas à la règle, en misant sur une nouvelle approche : un monde ouvert. Pari stupide pour un jeu totalement arcade, ou véritable progrès ?

Dès les premières minutes de jeu, après avoir pris une photo via le Xbox Live Vision pour son permis si on possède le périphérique, on nous file une caisse et on est lâché dans la nature. Enfin, dans Paradise City plutôt, une énorme ville côtière avec une multitude de recoins à explorer, que ce soit dans les petites rues du centre-ville ou dans les chemins de terre de la cambrousse. On explore d’ailleurs avec envie car la maniabilité est au poil, les graphismes à couper le souffle et les crashes toujours aussi spectaculaires. Les puristes regretteront évidemment une conduite un peu trop permissive mais c’est la nouvelle loi des Burnout qui veut ça depuis quelques épisodes, misant plus sur le spectacle et la vitesse que sur le véritable skill. La ville incarne un véritable terrain de jeu et les designers l’ont bien compris : une foule de challenges secondaires sont à réaliser lorsque l’on flâne à toute allure au volant de son bolide : panneaux à éclater, raccourcis à trouver, figures imposées, sauts dantesques à dénicher, on ne s’ennuie pas. Cette partie a d’ailleurs tendance à un peu trop prendre le pas sur le reste du jeu solo.

L'enfer de Paradise


Car le supposé cœur du gameplay de Burnout Paradise réside bien évidemment dans ses épreuves : un petit burn à chaque feu rouge dans la ville nous lance dans le grand bain. On y retrouve les classiques courses et contre la montre, les Road Revenge ou le mode Stunt où il faut enchaîner les figures pour faire un max de points dans le temps imparti. Pourtant, on ne ressent pas une véritable progression au fil du jeu, le seul but étant de remporter X courses pour se voir accordé un permis de catégorie supérieure, débloquant ainsi de nouveaux bolides. Plus aucune médaille, moins de challenge alors que les précédents opus forçaient à connaître les pistes quasiment par coeur. Pire encore, quelques choix de design sont réellement idiots : impossibilité de recommencer immédiatement un challenge, obligé de repasser par un casse auto pour changer de bagnole, le jeu force à faire des allers-retours incessants. Des choix que justifie une plus grande immersion dans la ville, mais qui au final sont frustrants au possible.

Chose sympathique, il n’y a de tracé défini sur aucune épreuve, libre à vous d’emprunter n’importe quel chemin. C’est complètement libre sur les modes Stunt et Road Rage tandis que sur les modes de course, les seuls passages imposés sont le départ et l’arrivée. On notera tout de même l’aide subtile apportée par le jeu, matérialisée par une mini map de la ville et surtout des panneaux de rues affichés en temps réel sur le haut de l’écran qui clignotent lorsqu’il est temps de bifurquer. Ca donne un peu de piment et de variété, même si au final, on prend ses habitudes et on finit par utiliser les mêmes portions de routes que l’on connaît par cœur. Ca en devient un souci lors de certaines parties multi, où l’hôte a vite fait de tracer un parcours dont il connaît tous les recoins. Et ce n’est que le début, le jeu sortant aujourd’hui, j’imagine qu’hélas pas mal de failles de ce genre seront trouvées.

Portrait crashé


Le multijoueur est au demeurant vraiment bien foutu, on arpente la ville avec ses acolytes à se lancer des défis débiles, ou à participer à de vraies épreuves. Cerise sur le gâteau, si encore une fois vous et vos potes avez une Live Vision, vous pouvez voir la tête du gars que vous venez d’éclater contre le mur. Vraiment drôle quand on est entre amis. Beaucoup de défis et de succès sont à faire en ligne, ce qui fait prendre à ce mode un part réellement au jeu, comme si le solo n’était là que pour servir d’entraînement, en forçant un peu le trait. Mais un entraînement de luxe. Si on oublie évidemment DJ Diabolika, voix off insupportable qui vient dire deux ou trois trucs de temps en temps. C’était vraiment pas indispensable mais c’est toutefois rattrapé par une bande son soignée comme à l’accoutumée, avec même du Avril Lavigne, ce qui nous laisse espérer une apparition de la chanteuse dans un prochain jeu de skate, histoire de boucler la boucle.

Complet mais pas toujours inspiré en solo, même si beaucoup de joueurs y trouveront leur compte, Burnout Paradise prend tout son sens en multi, pour peu que l’on ait une bonne bande de potes sur le Xbox Live. Une belle évolution de la série avec quelques erreurs de jeunesse dans un monde ouvert, erreurs qui s’oublient rapidement tant les possibilités offertes sont énormes. Un véritable vent de frais sur le jeu de course arcade.

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