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Animal Crossing : New Horizons

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Développeur / Editeur : Nintendo Nintendo EPD
Support : Switch
Partir. Tout plaquer. Quitter son job, probablement un appartement dans une grande ville blindée de gens remplis de négativité et repartir de zéro, sur une île, loin de tout, entouré de positivité et de bienveillance. Une vie tranquille, rythmée par les interactions de la nature et nos nouveaux voisins. C’est ce que propose ce nouvel Animal Crossing. Et ça fait un bien fou.

Animal Crossing quoi ?

Pour les deux PCistes au fond de la salle qui ne savent toujours pas ce qu’est Animal Crossing et pourquoi la communauté de ce jeu est grande et passionnée, je me dois de poser quelques bases. Pour les autres, rendez-vous au prochain chapitre de l’article.
 
Le tout premier jeu de la licence, Dōbutsu no Mori (Animal Forest), est sorti en avril 2001 au Japon, sur Nintendo 64. Au fil des années, les épisodes se sont suivis sur différentes plateformes : sur GameCube en 2002 pour Animal Crossing (une réédition améliorée de l’épisode N64), puis en mode portable avec Animal Crossing : Wild World sur Nintendo DS en 2005, suivi d’un retour dans le salon avec Animal Crossing : City Folk sur Nintendo Wii en 2008, pour finalement revenir dans la poche avec Animal Crossing : New Leaf sur Nintendo 3DS en 2012, épisode le plus vendu de la série pour le moment, dépassant les 12,2 millions d’exemplaires.

Depuis le premier épisode, le concept principal n’a pas beaucoup évolué. Il s’agit d’un jeu de simulation de vie en temps réel, avec pour principal but de rendre heureux les habitants de notre lieu de vie. Evidemment, on y rencontre tout un tas de citoyens possédant tous une forme animale : aigle, chat, chien, crocodile, koala, oiseau, tanuki, etc… chacun avec un comportement différent et tous pouvant dialoguer avec notre petit avatar, plutôt humain d’apparence. Autant dire que sur la masse, environ 500 animaux depuis le début de la série, il y a de quoi se faire quelques amis ! En plus de cela, Animal Crossing possède toute une galerie de personnages plus ou moins récurrents suivants les épisodes, à l’instar de Tom Nook le commerçant, devenu une star sur Internet, ou encore Marie qui s’est retrouvée avec un rôle de combattante dans Super Smash Bros. Ultimate après avoir été maire, sans oublier Resetti qui lui, n’oublie pas de sauvegarder, ou encore Kéké, le DJ le plus connu de la planète. Celui qui nous a fait allumer nos 3DS un samedi soir, entre deux verres. D’autres activités viennent agrémenter notre quotidien, avec des plaisirs simples et japonais dans le style, le tout agrémenté d’un brin de collectionnite aiguë. 

Néanmoins, et depuis 2012, les fans d’Animal Crossing ont rongé leur frein. La Wii U n’a pas eu son épisode canonique et s’est contentée d’un spin-off totalement loupé, Animal Crossing : Amiibo Festival en 2015. La même année, la 3DS a accueilli elle aussi son épisode à part, Animal Crossing : Happy Home Designer (2015), déjà mieux, mais sans plus. Même l’opus Animal Crossing : Pocket Camp sur iOS et Android (2017) n’a pas su reprendre la relève correctement. Il faut dire que la licence est déjà à plus de 30 millions d’exemplaires vendus dans le monde, alors dire qu’Animal Crossing : New Horizons était attendu comme le messie est un doux euphémisme. Et pourtant, les fans de la série sont du genre très patients…

Formule Évasion avec Nook Inc.

Pour cet épisode exclusif sur Nintendo Switch, il ne sera pas question de redynamiser un village de campagne, ni même de rendre sa superbe à une petite ville qui a perdu un peu de son charme, mais plutôt de vivre une vie insulaire et de construire ce que l’on souhaite, en partant de rien ou presque sur une île déserte. Comme d’habitude, l’accueil dans cette nouvelle vie ne se fera pas sans l’accompagnement de personnages charismatiques. Pour cette fois-ci, le serviable, mais un peu cupide Tom Nook a laissé Méli et Mélo, ses neveux, s’occuper de nous avant d’embarquer dans l’avion pour ce voyage proposé par la société Nook Inc. Quelques questions rapides vous seront posées au contrôle : nom, date de naissance (ça a son importance dans le jeu), genre et apparence comme la couleur des yeux, des cheveux, etc. A noter que vous pourrez tout modifier si vous le souhaitez plus tard. Oui, dans Animal Crossing, on peut débarquer en tant que garçon caucasien, basculer en fille métisse, pour finalement changer de look et faire ce qui nous plait. Personne ne vous jugera.



Vient ensuite le choix de notre île, perdue au milieu de l’océan de l’hémisphère nord ou sud. Un choix crucial, puisque cela détermine notre calendrier, synchronisé ou pas, sur le rythme des saisons de notre vraie vie. Quant à la topologie de notre atoll, il s’agit d’un dilemme un peu moins important que dans les épisodes précédents. Auparavant, il n’était pas possible de modifier notre terrain de jeu, à part en ajoutant ici et là quelques ponts pour passer les rivières avec plus d’aisance, sans pour autant subir de petits détours. L’aventure nous apprendra, bien plus tard, qu’il est maintenant possible de terraformer notre petite île afin de creuser autant de cours d’eau que l’on souhaite, des cascades, des étangs, ou au contraire, de former des montagnes et de jouer avec les reliefs. De quoi très largement s’amuser à imaginer un vrai paradis, mais en attendant, il faut pour l’instant se contenter de ce qu’on a, et c’est très bien ainsi.

D’autant qu’à l’arrivée sur notre nouveau havre de paix, Tom Nook et ses neveux sont là, bras ouverts, nous tendant une petite tente que l’on pourra placer où l’on souhaite. Evidemment, au début, il n’est pas possible de franchir les rivières entourant cette petite place centrale, formée pour l’instant d’une tente verte, le Bureau des Résidents, qui deviendra tellement important qu’il se transformera plus tard en bâtiment bien plus important, sorte de marie / banque. Campement de tissu sous le bras, nous voilà parti pour trouver l’emplacement idéal, qui sera aussi celui de notre future maison, parce que oui, notre tente pourra évoluer et s’agrandir. Il est aussi possible d’aider nos deux nouveaux voisins, choisis totalement aléatoirement par la console (de mon côté, c’est Câlin et Vanessa). Tout s’enchaîne très rapidement dans cette nouvelle vie, et nous voilà déjà en train de baptiser cette nouvelle oasis ! Allez, ce sera FactorLand pour moi.

Capitalism Crossing

Ok, c’est cool de cueillir des fleurs, désherber les mauvaises herbes, faire tomber quelques poires des arbres (ou autres fruits suivant le hasard de votre partie), et glander dans sa tente, mais on comprend aussi rapidement que les bonnes vieilles habitudes d’Animal Crossing reviennent au galop. A commencer par Tom Nook qui n’a pas oublié son sens des affaires, même loin de son petit chez lui. Dans un premier temps, il nous fournira un Nook Phone, objet intelligent qui restera tout le temps dans notre poche et que l’on sortira au moins 150 fois, comme dans la vraie vie. Mais tout cela a aussi un coût… Un billet d’avion, une tente, un peu de main-d’œuvre, quelques taxes et ce bidule intelligent, nous voilà avec une facture de 49 800 clochettes (la monnaie du jeu) !

Et c’est là l’une des nombreuses petites quêtes de notre vie numérique. Rembourser un crédit à la vitesse que l’on souhaite, et sans aucun frais supplémentaire, pour ensuite avoir la possibilité d’agrandir notre maison via un plus gros crédit, d’y placer de nouvelles pièces, et peut-être même une cave, afin d’y entreposer un grand nombre d’objets divers et variés, que Méli et Mélo nous vendrons avec grande joie dans leur boutique. Mais ils ne se contenteront pas que de vendre, puisqu’ils sont aussi les principaux acheteurs d’objets et matériaux en tous genres. Et des objets dans Animal Crossing, il y en a des centaines ! De quoi décorer son petit chez soi avec le style que l’on aime. 



Mais contrairement au dernier épisode en date, l’équipe de développement a trouvé une belle parade à la monotonie qui pouvait s’installer au fil des jours qui passent. En effet, si avant, notre planning était rythmé par le fait de trouver un moyen de se faire quelques clochettes et de s’occuper quand on le pouvait du bien-être de notre petite ville, ici, il est plutôt question de s’occuper de l’île et de ses habitants, tout en réalisant par la même occasion quelques objectifs assez simples présents dans notre téléphone. Pêcher, couper du bois, trouver des matériaux, parler aux différents résidents, tout cela nous fera gagner des Nook Miles, la seconde monnaie du jeu, permettant de s’offrir d’autres objets et services. D’ailleurs, Tom Nook a tout prévu, puisqu’il a placé un Nook Stop dans le Bureau des Résidents, sorte de gros distributeur automatique permettant de dépenser des Nook Miles, mais aussi quelques clochettes pour des objets que l’on ne trouve pas via ses neveux, ou même, épargner et/ou rembourser son prêt. Vraiment prévoyant ce petit tanuki, non ?

Le Nook Phone propose aussi d’autres services, que l’on débloque au fur et mesure, comme l’appareil photo pour prendre de jolis clichés, notre passeport qui fera office de carte de visite, la carte de l’île afin de ne pas se perdre, et si jamais on l’est vraiment, un service d’aide est disponible. Pour seulement 100 Nook Miles, un hélicoptère nous transportera où l’on souhaite.

Animal Crafting

D’autres services sont présents sous forme d’applications dans notre Nook Phone, dont ceux des Créations et des Motifs Personnalisés. Pour cet épisode, la réalisatrice Aya Kyogoku et le producteur Hisashi Nogami ont poussé les potards à fond en ce qui concerne le modding et le crafting. Si le fait de créer des motifs en pixel art est présent depuis le tout premier épisode, ce qui est très pratique pour se faire imprimer des t-shirts personnalisés chez les Sœurs Doigts de Fée (le magasin de fringues du coin), la notion de fabrication d’objets était déjà bien plus sommaire. S'il était possible de fabriquer quelques objets de base (une pelle, un filet à insecte, une canne à pêche et un arrosoir), ici, les possibilités sont bien plus variées ! 

Notre île regorge d’arbres, de rochers, de plages et autres lieux dans lesquels il est possible de trouver des ressources. Chaque arbre peut faire tomber une branche et des fruits, mais donne aussi trois belles bûches, elles même de différentes densités. Chaque rocher peut fournir de la pierre, de l’argile, du fer, ou encore des pépites d’or, très rares ! Un nid de guêpes dans un arbre ? Nouvelle ressource ! Un peu de mauvaises herbes ? Nouvelle ressource ! Une vieille godasse pêchée dans la mer ? Nouvelle ressource ! De ce fait, se fabriquer une hache rudimentaire ne demande pas grand-chose, à peine 5 branches et une pierre. Autant dire le strict minimum… Cette dernière pourra être ensuite améliorée en une hache de meilleure qualité, afin de ne plus la casser au bout d’un certains nombres de coups. Tandis que la confection d’un établi de bricolage simple, demandera du bois dur et du fer, alors que d’autres meubles demanderont une base à partir d’un objet, auquel il faudra ajouter des ressources.



Sans aller jusqu’à l’extrême comme Minecraft, ce New Horizons offre bien plus que les épisodes précédents dans ce que l’on appelle le Do It Yourself. Et si je parlais un peu plus haut de motifs personnalisés, c’est aussi parce que chaque meuble peut se faire customiser ! Il est donc possible de fabriquer une armoire avec une couleur bien précise ou d’appliquer un motif que l’on aura créé soi-même sur ce nouveau canapé. Et quand on sait que Nintendo compte proposer une application mobile, permettant de scanner les QR Code des motifs personnalisés réalisés dans New Leaf et City Folk, autant dire que là, ce sera vraiment le paradis de la customisation. Agencer sa maison, mais aussi carrément l’île entière n’aura jamais été aussi simple.

Vous l’aurez compris, New Horizons mise à fond sur l’aspect décoration et appropriation des lieux. Le fait de collectionner toute sorte de choses fait presque partie du gameplay, comme cette fameuse quête qui se fera au fil des saisons, donc qui durera au moins un an, avec pour but de remplir l’application Bébêtopédie, et par la même occasion, le Musée. Un lieu hautement connu des fans de la série, présent depuis le premier épisode. Un énorme défi de conservation, nous demandant de capturer des insectes avec notre filet, de pêcher des poissons d’eau douce ou d’eau de mer, et de déterrer des fossiles de dinosaures. Et dans cet épisode, le musée est énorme ! Encore une fois tenu par Thibou, un hibou très bavard qui nous vouera une reconnaissance éternelle à chaque don.

Pratique et choupi

Autant être honnête. Lorsque l’on joue à Animal Crossing, on ne s’attend pas à y voir le top du top des technologies graphiques. C’est généralement propre pour le support sur lequel le jeu est développé, mais clairement pas dans le haut du panier. Ici, le gap technique entre le dernier épisode sorti sur 3DS en 2012 et celui-ci sur Switch en 2020 est suffisamment gigantesque pour nous émerveiller. L’esthétique globale est toujours présente, mais tout est plus détaillé, plus fin et plus net. Les animations de notre personnage sont parfaites, celles de nos voisins le sont aussi, d’autant plus que nous les voyons maintenant vraiment interagir avec les objets qui les entourent. Il n’est pas rare de les voir bricoler, jardiner, ou juste se balader avec quelques bûchettes sous le bras.



Il faut dire, la nature proposée par l’île fait aussi grandement son travail. Les arbres et fleurs bougent avec le vent qui souffle, les nuages dans le ciel laissent apparaître des ombres au sol ici et là, les mouvements de l’eau semblent très proche d’un dessin animé. Comme dit précédemment, les saisons changeront aussi au fil de l’année. Je n’ai pu tester le jeu que depuis fin février, et n’ayant pas souhaité faire de bons dans le temps (en changeant l’heure de la console, mais c’est tricher !), je n’ai donc pas encore pu profiter de la neige de l’hiver ou du grand soleil de l’été. Néanmoins, la saison du printemps débute généralement dans Animal Crossing après la fonte des neiges, vers la fin février, et mes arbres sont bien verts. Surtout que parfois, la pluie s'abat sur ma petite île… mais c’est tellement joli que j’en profite pour sortir pêcher.

Et oui, on s'extasie devant presque tout dans cet épisode, tout comme devant le fait de pouvoir aménager son petit chez soi en galérant beaucoup moins qu’avant ! Reprenant les bases de ce qui a été fait sur Happy Home Designer, déplacer un objet dans notre salon n’a jamais été aussi simple. Un menu complet permet de passer en 3D notre intérieur, de bouger la caméra et donc, de mieux discerner si tel objet est à la bonne place, avant de le déplacer en le sélectionnant. C’est tellement simple ! Et c’est la même chose pour les murs. Décorer notre intérieur, et extérieur, n’aura jamais été si facile.



Globalement, l’ergonomie générale a elle aussi été largement améliorée. Je n’ai pas noté de baisse de frame rate ni de ralentissement, que ce soit en mode portable ou docké. Quant aux menus, les développeurs ont pensé au plus pratique. Terminé les problèmes de stockage d’objets, que l’on devait laisser tomber à terre par manque de place, avec à la place, des poches bien plus grandes. Aussi, votre maison est livrée avec un espace de stockage, débutant avec 82 emplacements, puis grandissant avec la taille de notre demeure.

Vers l’infini et au-delà !

Lîle que Tom Nook nous propose est suffisamment grande pour faire vivre une belle communauté, et construire quelques bâtiments. Néanmoins, il se peut que l’on se retrouve vite à manquer de place et que l’on soit obligé d’abattre quelques arbres. Cela fait des ressources en moins, ce qui peut compliquer un peu la tâche pour nos projets. Néanmoins, Animal Crossing : New Horizons a trouvé la parade, en intégrant un nouveau bâtiment dans l’histoire de la série, un aéroport. Géré par l’entreprise Dodo Airlines, cet aéroport est finalement encore un autre service, offrant cette fois-ci la possibilité d’aller faire un petit tour sur d’autres îles. Bien plus petites, elles contiennent tout de même un paquet de ressources, et parfois même quelques naufragés pouvant peut-être s’inviter dans votre communauté…
 
Les gérants de ce lieux, Morris et Rodrigue, ne font pas que vous emmenez sur des îles désertes. Tout comme Tom Nook, ils offrent d’autres services annexes, comme celui de poste pour envoyer des lettres aux villageois résidents sur l’île, mais aussi de hub multijoueur. Je n’ai malheureusement pas pu tester ce mode à l’heure où j’écris ces lignes, mais il est désormais possible de jouer jusqu’à 4 joueurs/joueuses sur une île en même temps (avec 4 manettes sur une Switch donc) sans écran splitté. A noter aussi qu’il est possible de créer jusqu’à 8 résidents locaux sur une île (8 comptes locaux maximum sur Switch). Enfin, et là c’est pour la partie sans fil, jusqu’à 8 joueurs/joueuses peuvent se rejoindre sur une île en connexion locale et en ligne. Fin du fin, l’aéroport est ouvert 24h/24, contrairement aux commerces de l’île.
Un service bien pratique qui, mine de rien, donne enfin la possibilité à tout un groupe d’amis de se retrouver en ligne lors des nombreux événements que propose le jeu. Et des rendez-vous, Animal Crossing en propose un sacré paquet ! Si on s’en tient strictement à ce que les anciens épisodes proposent, il faut s’attendre à inscrire pas mal de croix dans votre calendrier. Tournoi de pêche, jour du trèfle, fête des œufs, insectosafari, solstice d'été, journée des explorateurs, Halloween, feux d'artifice…, c’est un véritable calendrier dans le jeu qu’il faudra tenter de suivre.
Animal Crossing : New Horizons tient toutes ses promesses. On retrouve nos vieux amis et habitudes, mais aussi beaucoup de nouveautés et une customisation très poussée. En l’état, il s’agit sans aucun doute possible du meilleur épisode de la série [Ndlr aka Kallen404 : JEU DE LA DÉCENNIE]. Et si Nintendo fait le suivi de son jeu tout au long de sa vie, en ajoutant des mises à jour ici et là, il se pourrait bien que l’on tienne là une vraie petite pépite, dans laquelle investir des dizaines d'heures sans aucun problème !
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