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Un Rédacteur Factornews vous demande :

 
PREVIEW

Gamescom 2026 : premier jeu au nom à rallonge avec He-Man and the Masters of the Universe: Dragon Pearl of Destruction

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Limited Run Games Bitmap Bureau Mattel
Le choc des générations, voilà à quoi on se heurte lorsqu'on approche la cinquantaine et qu'on évoque He-Man and the Masters of the Universe: Dragon Pearl of Destruction avec d'autres rédacteurs. Pour moi, c'est le plaisir de retrouver les héros de mon enfance à la musculature complètement claquée et aux figurines Mattel de qualité douteuse, pour Xavor c'est... l'incompréhension. En tout cas, j'ai bravé les hordes allemandes en zone publique pour aller jouer au prochain jeu de Bitmap Bureau qui reprend l'esthétique du dessin animé dans un beat 'em up forcément musclé, mais un peu trop ronflant.
Eternia est de nouveau attaquée. Cette fois, les sbires de Skeletor menés par Démonia sont en quête de la Perle de la destruction qui pourrait bien condamner le monde de Musclor à plonger dans des abysses éternelles, et c'est au Prince et à sa fine équipe d'agir, une fois de plus. La démo débutait au tout début du jeu alors que les troupes du grand méchant cherchent la Perle et nous proposait de contrôler Musclor, Duncan ou Tila dans les trois premiers niveaux de l'aventure (sur treize au total). On sélectionne son niveau a partir d'une carte à embranchements, ce qui implique une possible rejouabilité pour toucher à tous les niveaux, et on s'élance ensuite dans un beat 'em up finalement très classique mais à la direction artistique soignée. Le jeu reprend l'esthétique des dessins animés avec des gros sprites façon jeux CPS-1 & CPS-2, avec Dungeons & Dragons: Shadow over Mystara en ligne de mire.

Le look des personnages et des environnements est fidèle à nos souvenirs d'époque et est plutôt bien animé pour un titre typé rétro. Côté gameplay, on retrouve les classiques coups forts/faibles et deux coups spéciaux lorsqu'on crie "Par le pouvoir du crâne ancestral !" en tant que Musclor : un AOE et un rayon qui permet de faire des brochettes d'ennemis. On est par contre déçu de ne pas pouvoir enchaîner les ennemis avant qu'ils ne touchent le sol aussi simplement que dans un bon vieux The Punisher.

 
En effet, le jeu a tendance à retenir le personnage et à faire avancer le sprite adverse, ce qui oblige à faire un petit mouvement vers l'avant pour enchaîner un ennemi, ce qui retire forcément du fun au jeu. Il en va de même pour le sauter/frapper classique des titres du genre qu'on ne peut pas juste faire en appuyant en même temps sur les boutons, car c'est la combinaison de touches qui déclenche un coup spécial... On doit donc là aussi appuyer très vite sur Saut puis seulement après frapper, dommage. Plus loin, le jeu nous propose de grimper sur le tigre de combat (oui vert, le tigre) de Musclor, qui ne propose pas de coup spécial supplémentaire. Du reste, on ne peut pas non plus sauter avec notre monture.

Le gameplay est vraiment très basique, et même si les ennemis sont nombreux et leurs animations rigolotes, on est quand même un peu entravé par des choix de contrôles qui nuisent au fun. Et puis, on a beau regarder, il n'y a pas de jauge de spécial. On peut déclencher en boucle le pouvoir de Musclor, ce qui réduit encore les enjeux des combats. Bref, après trois niveaux, deux mini-boss et un boss, on assiste à l'arrivée de Skeletor qui récupère la Perle et s'enfuit avec sous le regard désespéré de l'équipe au chevet de la Sorcière, bien mal en point.

 
Est-ce que j'ai encore envie de jouer à He-Man and the Masters of the Universe: Dragon Pearl of Destruction après cette démo ? Pas forcément. Il y a plein de titres du même genre au gameplay plus intéressant et aux interactions plus poussées. Le jeu est mignon, certes, mais il ne déploie pour l'instant pas assez de mécaniques pour qu'on ait envie de se taper les deux heures au bas mot pour le terminer.

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