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PREVIEW

[E3 2017] Premiers nazis grillés dans Call of Duty WW2

miniblob par miniblob,  email  @ptiblob
 
Chez Activision on sait bien que c'est dans les vieux casques qu'on fait les meilleures soupes. Pourquoi s'embêter à aller imaginer de nouveaux terrains de jeu quand on vous réclame à tort et à travers un retour aux sources. Après une forme d'indigestion, on a eu droit à des années de sevrage de Seconde Guerre mondiale, autant dire qu'on est maintenant chaud bouillant à l'idée de pouvoir de nouveau cramer des nazis.
La guerre c'est moche, tuer des gens c'est moche, mais s'il y a bien un ennemi emblématique qu'on ne se lasse jamais de massacrer, c'est bien le nazi. Du nazi à la broche, du nazi en purée ou du nazi au grill, c'est toujours un délice. Ça tombe bien, pour son cru 2017 Call of Duty revient à ce genre de fondamentaux, et plus précisément à la libération de l'Europe entre 1944 et 1945. Bien entendu, on aura droit à des tas de scènes clichées comme le débarquement en Normandie et la bataille des Ardennes mais on n'en attendait pas moins d'un tel retour sur cette période historique.

La présentation du jeu à l'occasion de cet E3 se faisait en deux temps : une petite vidéo de gameplay commentée sur la campagne solo, puis une demi heure manette en main sur le multijoueur. Le déroulé de la mission s'apparentait à du CoD pur jus : de l'action intense sur un environnement relativement confiné, des cinématiques qui pètent dans tous les sens, des bâtiments qui s'écroulent, la petite QTE des familles pour se sortir d'une situation improbable...



Le personnage principal participe à un assaut sur un village truffé de soldats allemands, il fait partie d'une petite escouade dont le but est d'aller déloger un état major ennemi d'une petite église. La progression dans les ruelles et à travers les ruines ne se fait pas vraiment dans la subtilité. On profite bien entendu des armes emblématiques de l'époque comme les incontournables M1 Garand, MP40 ou le Kar98K. Le clou du spectacle est certainement le moment où le soldat parvient à passer derrière un ennemi avec un lance-flammes et à tirer sur son réservoir pour faire brûler le tout. Du classique, mais qui fonctionne.

Si on était globalement en terrain connu, il faut reconnaître que cette campagne solo comporte aussi son petit lot de nouveautés par rapport aux épisodes de ces dernières années. Bien entendu, il faut prendre cette notion de nouveauté avec des pincettes, il s'agit plutôt de mécaniques bien connues des joueurs de FPS qui font ici leur retour de manière un peu réactualisée. On ne mettra pas le leaning dans ce sac là puisqu'il était déjà présent dans le précédent opus, mais on peut considérer qu'il s'agit encore d'une fonction un peu exotique pour les joueurs modernes. La vraie originalité tient surtout au retour d'une vraie jauge de vie, de celles qui nécessitent un kit de soin pour reprendre des couleurs.

On ne risque toutefois pas trop de manquer de pack de premiers secours dans le passage montré, on est accompagné d'un petit troufion prêt à nous en donner quand on en a besoin (il faut tout de même compter un petit cooldown entre deux livraisons). Il y a d'ailleurs un autre sidekick dans l'escouade qui peut trouver son utilité : votre pote équipé de jumelles se fera un plaisir de révéler en surbrillance les ennemis qui vous entourent. En l’occurrence, c'était bien utile dans une séance de tir au pigeons orchestrée depuis la tour de l'église. Vous l'aurez compris, le retour aux sources est quand même tout relatif et ce n'est pas demain la veille que CoD se transformera en FPS réellement old school.



Côté multijoueur aussi cet épisode compte bien marquer une petite rupture avec ses aînés. Durant notre démo, nous avons pu essayer un team deathmatch et un domination tout ce qu'il y a de plus classiques avant de passer au war mode qui constitue une certaine nouveauté. Le premier constat tient au feeling général : ça ne vous étonnera sans doute pas d'apprendre que le contexte Seconde Guerre mondiale se traduit assez logiquement par un rythme un peu moins effréné et par une certaine lourdeur dans le maniement des armes. Ce n'est pas franchement déplaisant mais ça risque de déboussoler quelques habitués. On a aussi droit à un nouveau système de classe, en l'occurrence les builds proposés de base tournaient autour des différents corps d'armée avec chacun leur spécialité.

Les killstreaks ont aussi eu droit à leur petit lifting pour adopter une saveur Seconde Guerre mondiale : le raid aérien perd ainsi son aspect automatique et nous met aux contrôles d'une sulfateuse survolant joyeusement les lignes ennemies. La petite révolution c'est surtout ce mode war, en soit rien de très original, puisqu'il s'agit juste d'un mode à objectifs progressifs avec une équipe qui défend et l'autre qui attaque. Prendre un point, construire un pont, escorter un véhicule... encore une fois il n'y a rien de bien nouveau mais l'ensemble fonctionne plutôt bien. Maintenant la seule vraie question est de savoir si la communauté des CoD va adhérer à tout cela : les amateurs de la série ne sont pas vraiment réputés pour leur sens du teamplay et pourraient bien bouder ce changement de rythme, mais va-t-on vraiment se plaindre si les pré-ados surexcités désertent les serveurs ?

Le changement dans la continuité, c'est un peu toujours le leitmotiv quand on aborde un nouveau Call of Duty. En l’occurrence, le solo du cru 2017 joue au retour aux sources sans pour autant remettre en cause l'ADN spectaculaire de la série. La surprise viendrait plutôt du multi et de son changement de rythme qui risque d'en déboussoler plus d'un.
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