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Dark Messiah of Might & Magic : le solo

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
 
Dark Messiah of Might & Magic, c'est un peu le FPS star du moment, celui vers qui tous les regards sont braqués, et que tous les joueurs attendent comme le Messie. Ah ben tiens, ça tombe bien, c'est son nom. Présenté à l'E3, il a emballé tout le monde.

Dans sa grande générosité, Ubisoft nous a conviés dans ses locaux parisiens pour qu'on puisse enfin tester le titre d'Arkane par nous-mêmes.
Le niveau auquel nous avons pu nous essayer est le même que celui présenté à l'E3 ; pour l'effet de surprise, c'est un peu raté, et si vous avez déjà regardé , vous savez à quoi vous attendre en termes de contenu. Pour autant, le jeu valait largement le déplacement, car cette courte démo a réussi à nous conforter dans nos a priori plus que positifs.

D'une part, le jeu est vraiment très beau. Le Source Engine est utilisé à merveille, les textures des environnements sont très fines et détaillées, les animations des ennemis sont drôlement bien foutues, le rendu de la flotte est toujours aussi exceptionnel (vu de l'extérieur bien sûr, mais aussi de l'intérieur si vous piquez une tête), et les effets de lumière, s'ils ne sont pas dynamiques comme un Doom 3 ou un F.E.A.R, sont tout de même de fort bon aloi, notamment grâce à l'utilisation discrète mais efficace du HDR. C'est bien la preuve que le moteur de VALVe est capable de rivaliser avec des moteurs censés être plus performants, pour peu qu'il soit exploité par des artistes de talent. Et de ce côté-là, les petits gars d'Arkane n'ont de leçon à recevoir de personne.

I'm gonna get medieval



Bon, une fois qu'on s'est bien apesantis sur les graphismes, il est temps de se pencher sur le jeu à proprement parler. Ubi et Arkane nous l'ont promis, et ce n'était pas du flan : on peut vraiment aborder la situation comme on le sent. Vous avez un mannequin grandeur nature de Conan dans votre chambre et vous vous dessinez des peintures tribales sur le visage avec le rouge à lèvres de maman ? Alors sortez votre épée, foncez dans le tas, tranchez des membres, coupez des têtes, donnez des coups de pied, avec un peu de chance à la fin, il ne restera plus grand monde en l'air.

Autre approche possible, pour les amateurs de Thief : la furtivité. Faufilez-vous dans le dos de vos ennemis, plantez-leur lâchement vos dagues dans le dos, et tirez vos flèches depuis un recoin sombre avant même que ces cons d'orques n'aient compris d'où venait la menace. Et au pire, si vous êtes repéré, vous pourrez toujours vous faire la malle en tirant une flèche encordée pour fuir les hordes d'ennemis lancés à votre poursuite.

Dernière approche envisageable, le recours à la magie, avec des sorts drôlement rigolos, comme celui de gel (à utiliser sur le sol, pour faire trébucher les ennemis, où carrément sur l'ennemi en question pour le transformer en pain de glace à faire voler d'un bon coup de saton), ou de rétrécissement (pour écraser vos adversaires d'un coup de talon). Ca vous rappelle quelqu'un, un grand blond baraqué ? Ce n'est sûrement pas anodin, mais le résultat est toujours aussi rigolo à voir.

Et dans la pratique, ça marche : j'ai fait trois parties, et autant d'approches différentes. Alors bien sûr le niveau reste le même, les ennemis sont postés au mêmes endroits, mais on se retrouve avec plusieurs types de gameplay et un sentiment de liberté plus que bienvenus. La map, bien que plutôt petite, présente de nombreux chemins d'accès pour atteindre son centre, point névralgique richement doté en orques à occire.

Une fois dans le feu de l'action, les possibilités sont là encore bien variées : on peut se contenter de donner bêtement de grands coups d'épée, evidemment, mais les ennemis sont généralement équipés d'un bouclier qui leur permettra d'arrêter vos charges. En plus, combat au corps à corps oblige, on se retrouve complètement submergé face à trois adversaires. Alors il faut ruser : couper une corde pour faire s'effondrer un élément du décor sur la tronche des ennemis, leur jeter un broc d'huile au visage et balancer par dessus une petite boule de feu pour que la fête soit totale, les projeter d'un vigoureux coup de pied sur des pointes acérées... Vraiment, il y a de quoi faire. Les combats sont d'une intensité rare, parfois un peu confus mais pas brouillons, et ce grâce à l'IA plus que correcte de vos ennemis, qui essayeront eux aussi de profiter du haut niveau d'interactivité avec le décor pour se débarasser de vous : l'orque se jetant sur une corde pour la trancher et faire s'écrouler un pont sous mes pieds en est le meilleur exemple.

Alors bien sûr, même si on est complètement séduit face à une telle maîtrise de son sujet de la part d'Arkane, il ne faut pas oublier que le niveau visité a été spécialement conçu pour justement largement mettre en avant toutes les possibilités du gameplay. Aussi, on ne peut s'empêcher de se demander si le jeu complet présentera une aussi grande liberté de tous les instants. On ne demande qu'à y croire.

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