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Prosélytisme Politique
kimo
Reporter de terrain
Redac 820 msgs
tergat a écrit :
De Kafka je n'ai lu que "La Métamorphose" et je vois mal le lien avec la muraille de Chine.


si tu avais été plus curieux ou eu le courage d'écouter un peu plus - ou au moins fait une recherche google - tu aurais appris que La muraille de chine est un très court récit de Kafka, où il traite aussi de la bureaucratie. Je trouvais ça intéressant de te ramener sur un cours de Deleuze qui traite de l'appareil d'état au moment où il analyse justement plusieurs écrits de Kafka comme des descriptions de changement d'agencement administratifs dans le cadre de son adaptation à une économie libérale.

A toi de voir après.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Il n'est pas sur gallica mais il est dispo à la bibliothèque d'à coté, je regarde demain.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Tribune du parti pirate, en réponse au pamphlet de Richard Malka :

"L'opération de communication organisée par le Syndicat National de l'Édition, #AuteursEnDanger, n'a pas manqué de faire réagir. Pas forcément pour les bonnes raisons : le discours de l'avocat de Charlie Hebdo, Richard Malka, a été vivement critiqué. La vision biaisée du droit d'auteur qu'il présente, et celle de la réforme européenne du droit semblent plus que partiales (...)"

Source : http://m.actualitte.com/n/60517
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Up et mise à jour du message précédent, lu sur le forum (parti pirate) :

Bonjour,

Voici pas à pas la méthode à suivre si vous souhaitez contribuer à la consultation gouvernementale sur le « projet de loi pour une république numérique » :

Utiliser TAILS (The Amnesic Incognito Live System)
NE PAS SE CONNECTER VIA FACEBOOK OU GOOGLE+
Ne pas utiliser d'adresse électronique personnelle ou professionnelle
Utiliser une adresse électronique jetable pour s'inscrire
Ne pas utiliser un pseudonyme qui puisse permettre d'être reconnu
Utiliser un pseudonyme aléatoire

Une fois inscrit-e et connecté-e, les propositions à soutenir en cliquant "[color=green]D'accord[/color]" sont les suivantes :

Le code source d'un logiciel est un document administratif communicable

Obligation de publier en open data les contenus exploités par des prestataires privés pour le compte de collectivités

Instaurer un délai unique pour la protection des données de la recherche

Mention supplémentaire conforme aux préconnisations de l'OCDE

Se référer au Référentiel Général d’Accessibilité pour les Administrations issu du décret 2009-546

Exception de fouille de textes et de données

Obligation de dépôt des publications scientifiques dans une archive ouverte

Garantir le libre accès aux résultats de la recherche financée par des fonds publics

Pour une obligation de dépôt des publications scientifiques dans une archive ouverte

Pour un droit de fouiller les textes : autoriser le text et datamining

Les articles scientifiques sont des biens communs de la connaissance

Exception pour la fouille de texte et données à des fins de recherche scientifique

Protéger le droit des auteurs d'articles scientifiques, pour permettre le libre accès à la recherche scientifique

Promouvoir la mise à disposition de livres numériques dans les bibliothèques publiques

Créer un droit de citation audiovisuelle

Article 8 quater - Faciliter la réutilisation des données de la recherche

Article 8ter - Spécifier les critères de qualité des données libérées

Article 8 bis - Créer un Registre National du Domaine public

Instaurer la liberté de panorama en France

article 8 bis « Définition des communs volontaires »

Éviter la légalisation du copyfraud

Ne pas oublier les sets de données liés à un article

Préciser le périmètre d'application de la Neutralité du Net

23 : Autoriser les actions de groupe notamment en matière d'atteinte au droit sur les données personnelles et la neutralité du Net

22 bis : affirmer et encourager le droit au chiffrement des communications

Élargir les possibilités d'action contre les atteintes au domaine commun informationnel

Ajouter la promotion du chiffrement des communications dans les missions de la CNIL

Services spécialisés et discrimination tarifaire

Consacrer un droit d'information sur les modalités du stockage des fichiers et données-utilisateur

Journaux scientifiques libres

À argent public, logiciel public !

C2i niveau 1

Inclure dans le périmètre de l’article 1 les données à valeur scientifique librement accesssibles

Parler des données de la recherche

Mentionner les données de la recherche

Préciser les conditions d'archivage

---

arguments à soutenir :

Principes pour une transition vers le Libre accès aux publications de recherche

Il vaudrait mieux utiliser la licence CECILL

---

Sources :

Le rôle des États dans l'ère des TIC

Soustraire les médias à l’emprise de l’argent et de l’Etat en créant un service mutualisé

Une déclaration unilatérale des droits de l’homme numérique qui confond dangereusement données personnelles et œuvres de l’esprit

Les technologies numériques, levier de la mise en marché des connaissances

Projet wikiversité de journal scientifique libre

The Liège ORBi model : mandatory policy without rights retention but linked to assessment processes

Les élites débordées par le numérique

Normes simplifiées par la CNIL

Les réponses du juge Marc Trévidic interviewé le 07 avril 2015 sur RTL par Yves Calvi
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Entrevue avec Julia Reda, réalisée par la rédaction du Taurillon en Seine.

Le Taurillon : (...) L’Union européenne souffre-t-elle vraiment d’un déficit démocratique ?

Julia Reda : Oui c’est tout à fait exact. La première chose, c’est le droit d’initiative. Le Parlement n’a à l’heure actuelle pas le droit de proposer des lois européennes. Seule la Commission peut le faire. Cela crée un déficit d’attention de la part des média et du public. Les gens ont besoin de voir du débat, des idées différentes s’opposer. Or la Commission est censée être un organe purement technique. Forcément c’est ennuyeux à regarder. D’autre part, du fait du monopole de la Commission sur le droit d’initiative, les eurodéputés ne peuvent pas se présenter à une élection et dire aux électeurs « je vais changer ceci ou cela ». Ils sont dépendants du bon vouloir de la Commission. Et donc forcément cela remet en cause leur légitimité. L’autre grand sujet c’est la zone euro. Il est nécessaire de démocratiser le fonctionnement de l’Eurogroupe (...)

Source : http://www.taurillon.org/ce-que-nous-voulons-c-est-rendre-la-mondialisation-plus-democratique
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Vous êtes sûrement un bon wagon à n’en avoir rien à carrer des élections régionales (qui se dérouleront d’ailleurs du 6 au 13) et il est vrai qu’entre les verbiages politicards et les luttes d’égo, la chose publique passe à la trappe pour la plupart d’entre nous. Pourtant, dans le brouhaha de ce barnum institutionnalisé, la liste F.L.U.O (Fédération Libertaire Unitaire Ouverte) fait figure d’outsider en regroupant sous sa bannière iconoclaste le parti pirate, des orgas de free party, Cannabis Sans Frontières ou encore des militants écolos et LGBT (…)

Article complet : https://www.lebonbon.fr/night/la-liste-f-l-u-o-vient-jouer-les-trouble-fetes

En vidéo : https://vimeo.com/147322003

N'hésitez pas à reprendre les liens sur les réseaux sociaux. Les pages officielles ne peuvent plus le faire...

Le site de campagne, annonces, articles, programme et liste des candidat-e-s est en ligne à l'adresse : http://fluo.online/

[edit] Rétablissement du lien vers l'article complet.
 
Big Apple
Membre Factor
Membre 820 msgs
Les élections, ça sert à faire croire qu'il y a une démocratie. C'est une vaste blague, c'est la guinguette du village avec son trombinoscope à l'entrée pour faire plaisir à mémé.
Vous pouvez voter n'importe quoi (oui, même FN ou extrême gauche), le pays est dirigé par des instances économiques.
- A savoir la BCE qui possède le pouvoir suprême de la planche à billets.
- Les USA qui donnent le LA à partir de la FED et sa planche à billets.
- La dette souveraine des états (qui a explosé suite au crash de 2008 et le refinancement des banques par les dits états, qui maintenant doivent "se serrer la ceinture" sur ordre des banques en faillite... °_°)
- Le prix du pétrole : Si pétrole cher, crash économique (cf 2008 avec un baril à 147$ qui a fait sauter en vol les subprimes dont les taux variables se sont mis à bondir, ce qui a entraîné une inondations du real estate américain, donc un crash).

Quand les gens osent remettre en question le système (référendum du traité européen refusé par le bas peuple qui comprend rien ), on se torche avec leur vote et on le fait passer quand même.

Notre civilisation s'effondre, victime de son formidable succès. Seul l'abandon de la "croissance" peut éventuellement sauver les meubles. Que ce soit concernant la surpopulation, la dette, la pollution, le réchauffement climatique, la pauvreté, le terrorisme... Tant que la discussion n'est à ce niveau, tout projet politique est caduc.

Aujourd'hui, on propose de "relancer la croissance", "libérer les forces", "faire des économies sur le budget des états", "faire de la croissance verte", "accueillir à bras ouverts la mondialisation", "aimer l'uberisation de l'économie". On accueille la COP21 et dans le même temps on veut produire plus, de plus en plus vite.
On veut tout et son contraire.

On aura rien. Et à la fin du siècle, Mad Max, ça sera pour de vrai.
 
Dks
Membre Factor
Membre 2973 msgs
De touter façon tant que le vote blanc ne sera pas considéré comme un choix et donc obligerait à refaire des élections si majoritaire (ce qui est toujours le cas), alors je suis d'accord avec toi, ça ne sert à rien. Mais bon je vais y aller quand même et trouver un sous groupe qui propose de coloniser Mars.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Où il est question du vote blanc https://www.dailymotion.com/video/x3ckm3c?start=4540

Début du débat https://www.dailymotion.com/video/x3ckm3c?start=3795

Source : Public Sénat

Url de secours (au cas où les liens précédents seraient rompus) :
https://vimeo.com/user45597291 (à 12mn de la fin environ).
 
LeGreg
Membre Factor
Redac 1495 msgs
Dks a écrit :
De touter façon tant que le vote blanc ne sera pas considéré comme un choix et donc obligerait à refaire des élections si majoritaire (ce qui est toujours le cas).


Et après ? Si le vote blanc est majoritaire (il faudrait probablement un vote obligatoire également, parce que l'abstention est tout de même plus pratique) et qu'il faut refaire les élections, en quoi le résultat sera différent à l'élection suivante ? Ou il faut un système comme en Belgique où il n'y a pas de gouvernement "élu" mais un gouvernement qui fait tout pareil que s'il était élu jusqu'à ce qu'une majorité se décide :) ? Je ne sais pas si c'est bien raisonnable.
 
D-Kalcke
L-O-U-R-D
Membre 4053 msgs
Pour ceux qui ne le connaîtrait pas :
J'ai pas voté
Le plus intéressant est la dernière partie, selon moi.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
“If you believe the system is corrupt in its entirety and nothing can be improved within it then it would not make sense to be in a party [even a Pirate one].”
 
Dks
Membre Factor
Membre 2973 msgs
LeGreg a écrit :
Dks a écrit :
De touter façon tant que le vote blanc ne sera pas considéré comme un choix et donc obligerait à refaire des élections si majoritaire (ce qui est toujours le cas).


Et après ? Si le vote blanc est majoritaire (il faudrait probablement un vote obligatoire également, parce que l'abstention est tout de même plus pratique) et qu'il faut refaire les élections, en quoi le résultat sera différent à l'élection suivante ? Ou il faut un système comme en Belgique où il n'y a pas de gouvernement "élu" mais un gouvernement qui fait tout pareil que s'il était élu jusqu'à ce qu'une majorité se décide :) ? Je ne sais pas si c'est bien raisonnable.

Le vote devrait peut-être devenir obligatoire, le vote nul est de toute façon une abstention, sauf que tu bouges tes fesses du canapé. Sinon la Belgique ça ne doit pas être le meilleur exemple pour sûr, ni l'Angleterre.
@D-kalcke : Vidéo intéressante qui renforce bien la lubrification que l'on subit.
 
kimo
Reporter de terrain
Redac 820 msgs
Un vote obligatoire est franchement pas une bonne idée. Voter est un droit et doit le rester. Une société dans laquelle un tel droit devient un devoir c'est la cata. Les gens qui ne votent pas ne le font pas parce qu'ils sont bêtes ou méchants ou stupides ou inconscients. C'est trop facile de remettre la responsabilité uniquement sur leur tête de cette manière.

Ils ne votent pas souvent parce qu'ils s'en foutent (pour des raisons personnelles ou politiques) et il me semble que c'est plus symptomatique d'une défaite de notre conception de la politique que de la démocratie comme structure gouvernementale (bien que la démocratie dite représentative me sorte par les yeux). C'est justement la démocratie dans toute sa force : la possibilité du peuple de se désinvestir et de se désolidariser d'un système dans lequel il ne se reconnait plus. Si la seule réponse donné à ça c'est de les éduquer à coup de culpabilisation citoyenne pour les "forcer" à rentrer dans le moule "républicain", ou utiliser la répression juridique, ça fait vraiment peur. Mais bon, c'est vrai qu'on peut toujours construire un semblant de société unie de cette manière. Ça comporte aussi d'autres problèmes. Pour moi, forcer quelqu'un à voter c'est augmenter la violence et le ressentiment produit par un système.un droit et un devoir ça ne signifie pas la même chose, surtout dans une société qui prône la "liberté". D'ailleurs notre système juridique fonctionne sur l'idée qu'on interdit des choses et non pas qu'on impose des conduites (pour ça il y a la pression sociale et économique).

Pour tous ceux qui considèrent hier comme un échec de la démocratie, ils devraient réfléchir à ce que ça signifie. Dire qu'un vote est une honte, c'est peut etre aussi faire un déni de démocratie. A partir du moment ou tous les partis présentés le sont en accord avec les règles juridiques et constitutionnelles, alors tout vote est légitime, et le traiter en termes moraux de faute, d'erreur, etc... c'est effectivement ne plus vouloir d'une démocratie à tendance égalitaire (une voix = un vote) et surtout, c'est vouloir nier l'existence de ces voix (abstention comme votes). C'est vrai que ça a l'avantage de régler le problème. Pas sûr que ça n'augmente pas la violence sociale plutôt que de prendre en considération son expression.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Le vote électronique à bulletin secret n'est pas fiable. À l'heure où Snowden et Wikileaks ont révélé que les services de renseignement de plusieurs pays ont accès à la plupart des machines, systèmes et réseaux numériques, il faut d'autant plus cesser de recourir au vote par Internet. Ce mercredi 8 juillet après-midi, le Conseil d'État abordera un recours contre le vote par Internet lors de son audience publique. Espérons qu'il saisisse cette chance d'y mettre le holà.

Il y a deux principes nécessaires au bon déroulement d'un vote des citoyens : le secret et la sincérité. Le secret du scrutin est ce qui permet de voter sans contraintes. On ne sera pas mis à la porte, ni tabassé par des gros bras ou pire à la sortie du scrutin. On pourra choisir si l'on veut se disputer avec nos proches sur nos votes respectifs ou bien se taire ; on pourra même leur mentir sur ce qu'on aura voté. La sincérité du scrutin, c'est le fait qu'il n'y ait pas de triche possible. C'est la sincérité du scrutin qui nous permet de savoir que c'est bien le choix d'une majorité des votants qui gagne.

Il est impossible d'organiser un vote électronique sincère et secret. Que ce soit par Internet ou sur une machine physique, le problème est le même et réside dans la nature immatérielle du scrutin. Lorsqu'on vote à l'urne, on place notre bulletin papier dans une enveloppe générique : notre vote devient secret, mais il est toujours dans l'enveloppe qu'on a dans la main. Ce secret est assuré par différentes règles, qui ont été renforcées avec le temps : on n'a pas le droit de ne prendre qu'un seul bulletin avant d'entrer dans l'isoloir, ni de montrer quel bulletin on met dans l'enveloppe. On dépose ensuite notre enveloppe anonyme avec notre vote dans une urne transparente au milieu d'autres enveloppes avec lesquelles elle va se mélanger. Mais l'urne et ses enveloppes restent toujours sous nos yeux. Chaque citoyen est libre de rester toute la journée, en plus des assesseurs nommés par les différents candidats, pour surveiller qu'il n'y ait pas ajout, suppression ou modification du contenu de l'urne transparente jusqu'au dépouillement.

Le meilleur prestidigitateur, qui serait capable de remplacer un paquet d'enveloppes au moment où l'urne serait ouverte, ne pourrait jamais modifier que quelques dizaines de bulletins de vote. Toute manipulation significative du vote nécessiterait donc une organisation humaine importante, avec des complices dans des centaines de bureaux de vote, multipliant les risques de se faire attraper. C'est l'ensemble de toutes ces petites règles qui nous permet aujourd'hui de pouvoir faire raisonnablement confiance au résultat des votes républicains.

Avec le vote électronique, il n'y a rien de tout cela. Notre bulletin de vote est numérisé par un clic sur un bouton. Dès cet instant, il est impossible de vérifier quoi que ce soit : le bulletin est envoyé vers la machine ou un serveur à distance à travers le réseau, où il sera lu et analysé. Quand bien même le code source des logiciels serait public et l'ensemble des citoyens titulaire d'un diplôme en informatique, il est impossible pour un être humain de savoir avec certitude si une machine manipulant des données numériques ("des zéros et des uns") fait bien ce qu'on lui a dit de faire. C'est le brouillard total, et à peu près personne ni aucune machine n'est capable de vérifier tout de bout en bout, à moins de renoncer au secret du scrutin.

Nous sommes en juillet 2015. Nos ministères, nos grandes entreprises sont attaqués les uns après les autres par différents pays plus ou moins hostiles. Au premier rang des assaillants numériques, la Chine est régulièrement suspectée, or c'est le pays où est assemblé la majorité du matériel informatique utilisé dans le monde. Nous savons par ailleurs, grâce à Edward Snowden et à Wikileaks, que notre président, nos ministres, nos grandes industries et nos hauts responsables, mais aussi à peu près l'intégralité de la population mondiale ayant accès à de la technologie récente, ont été espionnés par les services de renseignement des États-Unis d'Amérique (pays dont sont issus la plupart des systèmes d'exploitation et logiciels utilisés sur les ordinateurs et machines).

Je ne m'étendrai pas de plus sur le fait que d'autres pays (dont la France) procèdent à des opérations de surveillance globale similaire (notre vieille république est même en train de les légaliser avec la loi "Renseignement"), et à de l'échange de renseignement à diverses échelles. Ni sur le fait que les grandes sociétés informatiques qui obtiennent les marchés publics pour développer et mettre en place les systèmes de vote électroniques sont pour certaines celles-là même qui par ailleurs collaborent avec la surveillance de masse des citoyens et entreprises, voire reçoivent peut-être de l'État les informations stratégiques que cette surveillance aura glané sur leurs concurrentes.

Et en juillet 2015, alors qu'on sait tout cela, personne ne s'inquiète que nous utilisions des machines ou proposions directement aux citoyens de voter sur leur ordinateur et d'envoyer leur vote par le réseau Internet ? Non seulement les développeurs du logiciel de vote peuvent l'avoir truqué pour qu'il divulgue le bulletin de chaque citoyen ; mais quand bien même ils ne le fairaient pas, qui pourrait croire que les grandes puissances qui ont investi massivement dans des techniques d'intrusion informatique extrêmement perfectionnées n'ont pas pensé qu'une fois entrées ici ou là, il leur était également simple de changer tel ou tel 0 en 1 et réciproquement ? Qui s'apercevrait que le citoyen C, lorsqu'il a cliqué sur OUI avec son PC portable ou sur une machine de vote électronique, a envoyé un bulletin chiffré NON ? Personne.

Et la beauté de la chose, c'est qu'il suffirait d'une faille dans tel système d'exploitation, d'une porte de derrière ménagée dans tel processeur, ou d'un bout de code bien exploité dans la version de tel logiciel utilisé pour le système de vote, pour que le prestidigitateur qui échangeait au mieux quelques dizaines de bulletins de vote se retrouve capable, grâce au vote électronique, de changer 30, 50 ou 100% des bulletins à sa guise. Un unique hacker, une personne seule, pourrait aujourd'hui truquer le résultat des élections de 12 députés de la République Française, ou choisir le maire de chaque commune qui a mis en place des machines à voter électronique. Et demain ?

Les garde-fous mis en place pour prévenir les problèmes seraient à hurler de rire, s'ils n'étaient pas si pitoyables. Ainsi les assesseurs du Parti Pirate avaient-ils pu, en 2012, se rendre dans une salle du Ministère des Affaires Étrangères, où une boîte leur avait été présentée avec plus ou moins une étiquette scotchée dessus affirmant qu'il s'agissait d'une "urne électronique". Elle n'est pas transparente, mais elle est électronique, c'est plus tendance non ? Certaines machines à voter impriment par ailleurs un reçu papier pour rassurer l'électeur. La machine vous dit que c'est bien pris en compte, elle peut être programmée pour mentir mais si elle vous imprime un papier c'est qu'elle ne doit pas être si mauvaise...

L'ensemble est une farce abjecte, et quiconque creuse le problème ne peut que se demander comment un État comme la France a pu sérieusement accoucher de tels systèmes de vote électroniques. C'est ce type de réflexion qui a amené différents tribunaux à condamner plusieurs systèmes de vote électronique, y compris la Cour de cassation. Mais cela n'empêche pas les sociétés qui développent ces systèmes de continuer à en faire la promotion et à les vendre, avec en ligne de mire derrière de très juteux contrats de marché public sur des élections locales et nationales au fur et à mesure que le vote électronique sera accepté par la population.

Mercredi 8 juillet 2015 à 14h est inscrit à l'audience du Conseil d'État le recours de 2012 du Parti Pirate contre un arrêté et un décret du vote par Internet pour l'élection des députés des Français établis hors de France. Imposé par Nicolas Sarkozy, le vote par Internet est en l'état actuel des connaissances incapable de respecter les principes constitutionnels de secret et de sincérité du scrutin, et aucune démocratie qui se respecte ne devrait y avoir recours. Espérons que cette action en justice aboutisse à rétablir le respect et la sincérité du vote des citoyens établis hors de France. Le vote électronique à bulletin secret n'est pas fiable.

Source : https://blogs.mediapart.fr/marou/blog
 
CBL
L.A.mming
Admin 13878 msgs
Et pourtant l'Estonie pratique le vote en ligne pour des élections nationales depuis 8 ans.

Ne parlons même pas de la fraude électorale avec le vote papier. A chaque élection en France, le conseil constitutionnel invalide un bon paquet de suffrages voir annule certaines élections.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
À mon humble avis, internet est le meilleur outil pour débattre et le pire pour voter.
Aucun systeme n'est parfait, le vote papier me semble être le moins pire de tous.

Ne me croyez pas sur parole, vérifiez par vous-même.
 
tergat
Membre Factor
Membre 1022 msgs
Des pirates en campagne : https://vimeo.com/133135603

Une immersion dans la vie du parti pirate, de 2013 à 2015. Ou comment un petit parti composé de non-professionnels de la politique tente de se faire entendre sur la scène démocratique, avec la volonté de redonner la parole aux citoyens.
 
noir_desir
Membre Factor
Membre 1658 msgs
tergat a écrit :
Des pirates en campagne : https://vimeo.com/133135603

Une immersion dans la vie du Parti Pirate, de 2013 à 2015. Ou comment un petit parti composé de non-professionnels de la politique tente de se faire entendre sur la scène démocratique, avec la volonté de redonner la parole aux citoyens.
Sympa ce petit reportage, bon je connais un peu mistral qui est plutôt intéressant à écouter :)
 
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