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Forums

[Popcorn] The Imitation Game
Chinaski
Membre Factor
Membre 447 msgs
C'est juste une question de goût et d'habitudes cinématographiques.
Personnellement, je regrette justement le temps où les films prenaient le temps de montrer autres choses que de l'action et des péripéties, quand ils étaient plus qu'un "plot agrémenté de séquences bankables".

Il était une fois l'Amérique, par exemple, qui est le meilleur film de l'univers ( si, si !), contient tout les soi-disant " problème de mise en scène" que tu évoques.
Broken Flowers n'est qu'un clip musical avec un pitch...
 
hohun
Membre Factor
Redac 4714 msgs
Broken Flowers n'est qu'un exemple parmi d'autres. Je ne me souviens plus d'IEUFEA, je ne sais pas s'il a les travers que je décris, juste que ces travers me semblent bien plus présents et/ou évidents dans les vieux films.
 
Chinaski
Membre Factor
Membre 447 msgs
Je n'ai rien à répondre à ça, car je ne les conçois pas du tout comme des "travers". C'était le cas quand j'étais ado, mais maintenant c'est une des qualités cinématographique que je recherche : la lenteur.
Après, je ne peux pas dire que j'aime un film comme Gerry, mais ce n'est pas à cause du tempo lent et de la torpeur qu'il provoque ( c'est son propos qui me gène, pour le coup ).
 
hohun
Membre Factor
Redac 4714 msgs
Perso quand j'étais ado les vieux films à part quelques-uns (le salaire de la peur est un rare exemple) me semblaient chiants comme la mort et j'avais vite fait de zapper : c'était le cas du Parrain (le premier) que j'ai revu récemment et que j'ai beaucoup aimé. Mais comme je l'ai dit plus haut, la lenteur n'est pas le problème, le problème, c'est le manque de causalité, d'exposition des personnages, les changements trop brusques, que sais-je encore. Quelques exemples (spoilers antiques) :

- La mort de la sicilenne dans le parrain 1, qui ne semble avoir aucun effet sur Michael Corleone et n'est plus jamais abordé par la suite ;
- L'impression d'assister à l'enquête de deux inconnus dans French Connection, le lien entre le spectateur et les héros n'est pas créé à mon goût, du coup on se détache du film,
- L'isolation croissante de Michael Corleone dans Le Parrain 2 qui est mal amenée, avec la scène de l'avortement qui "tombe" un peu subitement sur le spectateur sans qu'on ressente vraiment cette isolation auparavant
- Je citerais aussi Vol au dessus d'un nid de coucou qui, tout aussi bon soit-il, ne gère pas bien (à mon sens encore) l'escalade potentielle du protagoniste. Il passe du fauteur de troubles relou à quasi-meurtrier puis à lobotomisé en l'espace de 10 minutes à la toute fin, du coup ça donne un côté "TRAGIQUE OUT OF NOWHERE" qui reste en bouche et qui empêche de savourer pleinement la chose.
- Deliverance j'en ai parlé plus haut, et en toute honnêteté si les questions éthiques posées par les personnages étaient évidemment correctes, j'ai trouvé les dialogues associés peu prenants et du coup leur force dramatique tombe un peu à l'eau (ha ha ha). Pas qu'ils soient mauvais, mais j'ai eu l'impression d'avoir entendu mieux formulé dans d'autres films ou médias.

En toute honnêteté le contemplatif ou le lent je n'ai aucun problème à en bouffer au petit déjeuner, mais il y a vraiment une gestion de la "mise en scène" qui m'échappe totalement dans les vieux films et que je ne retrouve heureusement pas dans les films relativement récents.

Après c'est peut-être le syndrome Star Wars aussi, le fait que je les voie littéralement 40 ans après tout le monde doit pas aider.
 
fwouedd
Mylène Farmer Coréen
Redac 5375 msgs
Je pense que t'as du mal avec les films qui sont pas hyper démonstratifs et explicatifs.

Parce que ne pas voir arriver la fin du vol au dessus d'un nid de coucou, c'est ne pas ressentir le malaise grandissant de chaque choix de Mc Murphy et l'évolution constante de la tension entre lui et l'infirmière en chef (elle est là l'escalade, pas dans les conneries de Mc Murphy à mon avis), et c'était évident qu'il allait perdre ce petit jeu avec fracas, en payant le prix fort.
Et je sais pas, mais le fait qu'un décès d'un pote rend un type enfermé dans un asile, accusé de viol, violent, perso, je trouve pas ça tiré par les cheveux.
 
Chinaski
Membre Factor
Membre 447 msgs
Pour leur défense ( et pour le débat ) :

- C'est après cet évènement ( qui est filmé comme tel, sans beaucoup d'emphase ) que Micheal devient un vrai dur, je trouve ça plutôt explicitement amené.
- J'aime cet aspect "procédural" du film, qui s'approche du documentaire ( et qui nous place effectivement à l'extérieur de l'histoire ). Après c'est sûr que l'aspect "choc" voulu par cette technique mais aussi les "révélations" sur les aléas du métiers de policier que le film apportait sont aujourd'hui complétement dépassés.
-Le Parrain 2, les passages avec De Niro sont tellement classes que personne ne s'intéresse aux intrigues de Micheal, de toutes manières... Je n'ai rien d'autre à dire pour sa défense.
-Vol au dessus d'un nid de coucou, je l'ai vu gamin et j'avais peur de Nicholson dès le début du film, je n'ai pas fait gaffe à l'arc du personnage... Mais il me semble que toute la fin est un peu nulle ( contrairement au reste ).
-Deliverance, je le regarde comme un Thriller/film d'ambiance, je n'ai jamais vraiment fait attention à son propos ( un truc écolo ?).
Je pense qu'il est mieux comme ça...

Pour la mise en scène, je trouve que le cinéma contemporain est justement trop souvent formaté pour l'efficacité, avec des enchaînements de séquences que je qualifierai de sur-pensées...
Je ne sais pas trop comment dire, mais j'aimais les moments de "flottement" que l'on pouvait trouver dans des films aux intrigues pourtant solides.

Star Wars, je suis incapable d'en regarder un sans m'endormir. C'est d'ailleurs le véritable prototype de ce cinéma "efficace" dont je parlais. Mais la musique est bien...
 
carwin
Membre Factor
Membre 96 msgs
hohun a écrit :

- L'impression d'assister à l'enquête de deux inconnus dans French Connection, le lien entre le spectateur et les héros n'est pas créé à mon goût, du coup on se détache du film,


C'est précisément sur ce point que je ne suis pas d'accord avec toi.
Je ne vois aucun intérêt pour un cinéaste de créer une forme d'empathie, de sympathie entre le spectateur et le "héros".
J'aime bien le personnage de Popeye dans FC, non pas parce qu'il est sympa ou attachant mais parce qu'il me semble crédible, plausible en tant que flic bourru sale con et pas du tout bling-bling.

S'il meurt ou s'il foire son enquête, je m'en fous. C'est l'immersion dans le réseau qui m'a plu dans le flim.
 
hohun
Membre Factor
Redac 4714 msgs
fwouedd a écrit :
Je pense que t'as du mal avec les films qui sont pas hyper démonstratifs et explicatifs.


Non vraiment, je n'ai aucun problème avec ça...

Parce que ne pas voir arriver la fin du vol au dessus d'un nid de coucou, c'est ne pas ressentir le malaise grandissant de chaque choix de Mc Murphy et l'évolution constante de la tension entre lui et l'infirmière en chef (elle est là l'escalade, pas dans les conneries de Mc Murphy à mon avis), et c'était évident qu'il allait perdre ce petit jeu avec fracas, en payant le prix fort.
Et je sais pas, mais le fait qu'un décès d'un pote rend un type enfermé dans un asile, accusé de viol, violent, perso, je trouve pas ça tiré par les cheveux.


C'est bien l'un des problèmes : il y a une escalade, mais mitigée par le fait qu'on a l'impression de voir un imbécile sans-gêne et sans notion des conséquences de ses actes plutôt qu'un mec véritablement violent durant tout le film. J'ai vraiment pas vu dans ses gestes, à part à la toute fin, les gestes d'un violeur et d'un mec violent (à part quand il pète la vitre). La scène du bateau, ou du match de basket, te ferait même plus incliner à voir un connard au grand cœur qu'un mec néfaste.
Si, 10 minutes avant la fin, tu m'avais demandé comment le film allait finir, je t'aurais répondu qu'il aurait fini interné à vie et basta. C'est pour ça que la fin tombe comme un cheveu dans la soupe pour moi.

@Chinaski :

- le parrain 2 : Je n'ai pas vu cet événement comme pivotal de quelque sorte que ce soit. Il était déjà devenu dur de chez dur à la fin du 1. Qui plus est, si je ne me trompe pas, c'est après cette scène qu'il va voir sa mère parce qu'il est dans le doute (mais je me trompe peut-être).
- Deliverance : le message n'a rien à voir avec l'écologie (ou alors il y a un degré de lecture que je n'ai pas saisi), le film traite plutôt des limites de la moralité d'un acte, en l'occurrence, "un meurtre est-il acceptable dans certaines circonstances", et des conséquences éthiques/tensions qui en découlent au sein d'un groupe avec des valeurs différentes. Et c'est ça qui pose problème, c'est que pour moi le vrai intérêt du film, qui est cette question, m'a semblé abordé "vite fait" au milieu de diverses péripéties pas nécessairement intéressantes.

Quant à Star Wars, je fais régulièrement rager mes potes en disant que c'est de la merde, mais c'est ce que je pense sincèrement. Je ne nie pas l'influence que cette saga a eu, ni même le fait qu'à l'époque c'était époustouflant, mais il y a tellement d'idées idiotes, de dialogues bof et de tenants et aboutissants bullshiteux que c'est juste plus possible pour moi aujourd'hui (à part le V qui de mémoire était bien, faudrait encore que je le revoie ceci dit).

@Carwin : je suis d'accord avec tes deux dernières phrases, seulement pour moi (pour reprendre le mot de Chinaski) le film a un côté documentaire de par son impersonnalité, mais ce n'est pas un documentaire. Du coup il me faut un lien quelconque, ça ne me dérange pas que le protagoniste soit haïssable, mais il me faut un truc pour plonger dans le film. En l'état, c'est un film que j'ai regardé d'un oeil distrait (alors que je ne faisais rien d'autre à côté). Pour reprendre un exemple récent, j'avais bien aimé End of Watch qui joue entre fiction et documentaire aussi, et qui réussit à créer un lien avec les persos. Tu me diras que ce ne sont pas des films exactement semblables, mais ça correspond plus à ce que j'aime.
 
Chinaski
Membre Factor
Membre 447 msgs
Juste une précision, c'est dans le Parrain première partie que Micheal Corleone fuit en Sicile ( juste après l'assassinat dans le resto ).
Même si il a déjà commis un double meurtre il reste assez enjoué. Après l'attentat et la mort de sa "femme" il devient complétement psycho-rigide ( je crois même qu'on ne le voit plus sourire de tout le film ).
Je ne me souviens pas de quel scène tu parles avec la mère, par contre.

A la fin de Deliverance, il y a un espèce de monologue écolo, c'est pour ça que j'avais cette impression.
 
Le vertueux
J'aime les films de karaté
Redac 4681 msgs
"un meurtre est-il acceptable dans certaines circonstances", et des conséquences éthiques/tensions qui en découlent au sein d'un groupe avec des valeurs différentes. Et c'est ça qui pose problème, c'est que pour moi le vrai intérêt du film, qui est cette question

Tu trouveras des réponses plus intéressantes à ce type de question dans n'importe quel vulgaire anabac de philo pour terminale que dans n'importe quel film de cinéma. Et c'est normal, ça n'est pas l'objectif de ce medium et ça n'est non plus là où il brille le plus.

C'est un peu le problème que j'ai avec les Biopic, cette impression qu'on veut me faire passer des cours d'Histoire via des suppos, mais ça ne passe pas, mes superbes fesses n'en veulent pas ! J'ai vraiment du mal à considérer ça comme du grand cinéma même si je ne suis pas totalement contre en faisant un peu de zbrush en même temps.
 
Crusing
Membre Factor
Membre 2805 msgs
Le biopic, AKA l'histoire racontée par les gagnants. OUPS

Le biopic pour moi est autant une facilité que l'adaptation d'une licence, on se garantit un nombre minimal d'entrée quelque soit la qualité du film, et en plus on y colle un prétexte pédagogique façon 5 fruits et légumes par jour, et puis cette façon de romancer et sacraliser des personnages publics façon monomythe systématiquement, avant c'était plus simple on nous faisait bouffer 3 ou 4 biopics, ça s'appelait des textes sacrés. REOUPS
 
hohun
Membre Factor
Redac 4714 msgs
Chinaski a écrit :
Juste une précision, c'est dans le Parrain première partie que Micheal Corleone fuit en Sicile ( juste après l'assassinat dans le resto ).
Même si il a déjà commis un double meurtre il reste assez enjoué. Après l'attentat et la mort de sa "femme" il devient complétement psycho-rigide ( je crois même qu'on ne le voit plus sourire de tout le film ).
Je ne me souviens pas de quel scène tu parles avec la mère, par contre.


On a mixé nos explications je crois, je parlais du 2 dans le cas de ma réponse. La conversation avec sa mère c'est dans le 2.
 
Chinaski
Membre Factor
Membre 447 msgs
Ha... Alors oups terce !
En plus, je ne me souviens toujours pas de cette scène, même dans le deux... Faut que je les revois.

Pour les biopics, y'a aussi l'inverse, avec les films qui "chargent" un peu trop les personnages à des fins moralistes, genre le biopic sur James Belushi (Wired, qui est parait-il une sombre bouse ) ou celui sur Bob Crane (Autofocus, qui est bien quand même )...
D'une manière général, le genre biopic c'est du cinéma un peu trop fréquentable à mon goût ( je pleure encore du film de Cronenberg sur Freud, qu'est-ce qui t'arrive, Crocro ? Tu dis que tu mûris ? Je dis que tu vieillis... ).
 
[Popcorn] The Imitation Game

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