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[Popcorn] Triple Dose de Divertissement Familial

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Même si les cinémas sont fermés, certains studios ont choisi de sortir leurs films de Noel via la petite lucarne et la magie du streaming. Comme souvent, les films en question sont tout public et à destination des enfants et des grands enfants, Au programme de ce mois de décembre : des loups, du jazz et une super héroine.
Wolfwalkers / Le Peuple Loup (Apple TV+ / VOST ou VF) - 8 ans et plus

On commence par de l'animation classique avec Le Peuple Loup, la nouvelle co-production Cartoon Saloon/Melusine Productions issue de l'imagination de Tomm Moore et Ross Stewart. Comme pour Song Of The Le Chant De La Mer, on replonge dans le folklore irlandais, les wolfwalkers remplaçant les selkies. L'histoire est assez classique : Robyn est la fille de Bill Goodfellowe (Sean Bean) et ce dernier est chargé par le seigneur anglais de Kilkenny de débarasser la ville des loups. Au cours d'une ballade, Robyn va devenir amie avec Mebh, une wolfwalker. Elle a le pouvoir non seulement de commander aux loups mais aussi d'en devenir un. Rapidement, elle va convertir Robyn à sa cause.

Je suis triste de ne pas avoir vu celui-là sur grand écran. C'est poétique, c'est beau, c'est bien animé, c'est simple et c'est très rythmé. Il n'y a pas de références cachées ou de sous-textes pour les grands : toute la famille comprendra le film au même niveau. Les rares chansons du film ne sont pas tartignolles et ne sont pas chantées par les protagonistes. C'est 103 minutes remplies d'émotions pour émerveiller petits et grands. C'est Brave mais en bien. Et non papa ne pleure pas. Il a juste passé la journée à couper des oignons dans une usine poussièreuse. Vous disposez d'un an d'abonnement à Apple TV+ si vous achetez un appareil Apple ou de sept jours gratuit sans cela. Profitez-en pour regarder Mythic Quest.



Soul (Disney+ / VOST ou VF ) - 10 ans et plus 

Joe est un prof de musique dans un collège new yorkais mais sa vraie passion est le jazz. Il finit par avoir l'opportunité d'une vie : faire partie d'un orchestre de jazz dans son club préféré. Seulement ce jour-là, il meurt. Refusant d'accepter son destin, son âme décide de tout faire pour revenir à la vie. Pour cela, elle devra convaincre une autre âme, 22, que la vie vaut le coup d'être vécue.

Le scénariste et réalisateur d'Up et Inside Out, Pete Docter, revient à la charge avec Soul. Et oui il est question de mourir mais Pete évite les questions philosophiques et religieuses en ne parlant pas vraiment de ce qu'il y a après la mort. Il y est plus question de sens de la vie et de vocation en s'assurant que la jeune génération puisse suivre même si elle sera quand même larguée pour pas mal de blagues. Et on n'echappera pas au gimmick "machin devient machin"  ou à la scène-cliché où le héros a ce que les alcooliques anonymes appellent un moment de clarté.

Le gros point fort du film est la musique. La partie jazz de la BO est signée Jon Batiste qui reprend quelques classiques comme Giant Steps de Coltrane tandis que le reste est assuré par le duo Trent Reznor et Atticus Ross qui servent de l'électro en béton. Autant vous dire qu'on va coller direct le tout dans une liste de lecture Spotify. Pixar fait encore des merveilles niveau rendu et niveau direction artistique avec des sublimes images de l'Après. Le seul bémol sont les âmes en elles-mêmes : comment faire pour représenter un concept abstrait ? Avec des blobs bien entendus. C'est dommage car le design de certains personnages est nettement plus évolué avec un gros clin d'oeil à La Linea.

Au final on passe un très bon moment devant Soul. Sa structure un peu trop classique l'empêche de l'élever dans le haut du panier mais Soul reste une oeuvre touchante. A défaut d'enrichir nos cerveaux avec des concepts nouveaux, elle fait vibrer nos petits coeurs et évite de se prendre les pieds dans des sujets casse-gueule. Et si elle peut intéresser un peu de monde au jazz c'est bonus. 



Wonder Woman 1984 (HBO Max / VOST)  - 12 ans et plus

Wonder Woman (Gal Godot) est de retour ! Et comme par magie, Steve Trevor (Chris Pine) aussi ! On oublie les tranchées et on se téléporte tout droit à Washington dans les années 80. Le duo de choc va devoir affronter un homme d'affaire raté transformé en génie (génie comme celui d'Aladdin - Pedro Pascal) et une archéologue manquant de confiance en soi (Kristen Wiig). Et si le tout ne fait aucun sens, rassurez-vous : le scénario n'est pas le seul problème du film.

J'aime beaucoup le premier Wonder Woman. Les personnages secondaires sont attachants, la BO est prenante, les combats sont réussis et les effets spéciaux savaient se faire discrets (sauf le combat final). Le deuxième opus, c'est tout l'inverse. Il n'y a pas de personnages secondaires, les motivations des méchants sont discutables, l'histoire d'amour est une redite du premier, les combats sont assez brouillons et ça dégueule d'images de synthèse moches comme dans le reste du Snyderverse, le tout avec un filtre Instagram jaune pisse et des couleurs saturées. Et puis c'est long ! On aurait pu couper facilement une demi-heure sur les 2H30 du film. L'escalade finale sauve en partie le film mais est gaché par un happy ending que même Disney n'oserait pas. Et puis qui s'est dit : "Vous savez ce qui manque au film ? Un hommage à l'adaptation de Cats de 2019 !"

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