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ARTICLE

Le Guide Factor Apple Arcade, partie 24

Ricardo par Ricardo,  email  @Ricardo13Gaming
 
Allez cette semaine on passe en revue des jeux que je n'avais pas très envie de lancer, mais qui se sont révélés étonnamment bons (pour certains). On commence avec le platformer Projection: First Light, on continue avec le puzzle narratif Assemble With Care et le runner jovial Populus Run pour finir avec le beat'em all que n'aurait pas renié Wall-E : Scrappers. Niveau stats nous en sommes à 151 jeux dans l'abonnement (+ 4 à sortir prochainement), et à 87 jeux essayés dans ce guide Factor.

Projection: First Light

Qu’est-ce que c’est?

Un jeu de plateformes
C’est développé par Shadowplay Studios et édité par Blowfish Studios
Sort aussi partout (PC, PS4, Switch et One)

On y joue comment?

Les contrôles sont pensés pour le pad mais s'en sortent admirablement bien au tactile
Orientation paysage imposée
Tout device peut convenir
(Version 1.14.0, lancé sur iPhone XS,  iPad Pro 11" (2e Gen), et Mac OS Catalina (iMac 27" 2012), avec et sans pad Xbox One)

Et ça donne quoi?

C'est génial
Avec ses faux airs de sous-Limbo on pourrait facilement passer à côté de Projection, et ce serait une belle erreur. 

Tout d'abord vous rateriez sa DA au charme fou avec son ambiance hindoue, ses éléments comme découpés dans du papier noir et ses animations façon poupées guignol (sont d'ailleurs visibles les tiges représentant les "ficelles" d'un marionnettiste et renvoyant ainsi à un conte pour enfant).

Vous ne connaitriez pas non plus le petit conte narré ici, sans aucune paroles, et raconté seulement avec des allusions graphiques. Il sait se raconter sans mots et c'est malin.
Mais surtout vous passeriez à côté de son gameplay novateur.
Très vite vous dirigez, en plus de votre personnage, une sphère lumineuse qui vous permet de générer les ombres que vous voulez (en plaçant les obstacles entre vous et votre loupiote) et de créer par là même des plateformes que votre petite avatar peut emprunter, car elle a la faculté de marcher sur ces ombres. (au pad, Stick gauche pour le perso, stick droit pour la sphère lumineuse.) Pardonnez mon ignorance si un jeu a déjà proposé ça, mais moi je ne l'ai jamais vu traité de la sorte. C'est simple mais intelligent encore une fois, et je suis enchanté comme un gamin en découvrant les possibilités offertes au fur et à mesure de l'avancement. Il y a quelques passages un peu délicats mais c'est à cause de cette gestion "brute" de l'ombre et la lumière : si vous ne placez pas votre orbe exactement au bon endroit, vous ne parviendrez pas à vos fins.
Je ne sais pas si l'intérêt est renouvelé sur la longueur, mais pour les deux heures passées dessus, j'ai vraiment adoré.

Assemble with care

Qu’est-ce que c’est?

Un jeu de puzzle-réparation
C’est développé par Ustwo Games, créateur de Monument Valley entre autres jeux Smartphones
Sort aussi sur PC

On y joue comment?

Les contrôles sont pensés pour le tactile (les pads ne sont d'ailleurs pas supportés)
Orientation portrait imposée sur iOS, paysage sur Mac
Préférez donc l'iPhone
(Version 1.3.3, lancé sur iPhone XS,  iPad Pro 11" (2e Gen), et Mac OS Catalina (iMac 27" 2012), sans pad)

Et ça donne quoi?

C'est pas mal
Si vous vous sentez l'âme d'un bricoleur, ce jeu est pour vous. Il nous raconte le voyage d'une "restauratrice" d'objets anciens, Maria, qui a cette passion de réparer les objets cassés et de s'imaginer leur histoire passée. Et vous vous en doutez, vous allez devoir effectuer ces réparations à grands coups de déplacements d'objets et d'assemblage d'outils.
Vous allez changer des piles, dévisser, coller, brancher ... et tout plein d'autres verbes à l'infinitif, avec comme objectif de faire fonctionner des magnétophones, des enseignes lumineuses et autres copies de Nintendo DS malmenées ou simplement tombés en panne.
Un concept assez curieux mais qui fonctionne plutôt bien, tant les contrôles sont un modèle d'ergonomie. Vous pouvez tourner chaque élément dans tous les sens, vous avez accès à tous les autres depuis votre "inventaire" et les pièces s'emboitent toujours parfaitement.
Au niveau graphismes, tout est clair, net et coloré mais dans un style assez grossier, voire simpliste.

L'histoire quant à elle se laisse suivre volontiers, elle est racontée vocalement (en anglais) en même temps qu'elle est écrite (en français) et vous pouvez la zapper si cet aspect du jeu ne vous intéresse pas.

Bref pas de grandes lacunes à déplorer, mais pas de grande baffe non plus car ces "puzzles" sont très simple à résoudre.
Assemble With Care reste un bon jeu à picorer de temps en temps sur son mobile.

Populus Run

Qu’est-ce que c’est?

Un runner 3D
C’est développé par 52 (Fiftytwo) n'ayant sortis que deux autres petits jeux inconnus au bataillon 
Exclu Apple Arcade

On y joue comment?

Les contrôles sont pensés pour le pad
Orientation paysage imposée
Tout device fera l'affaire
(Version 1.1, lancé sur iPhone XS,  iPad Pro 11" (2e Gen), et Mac OS Catalina (iMac 27" 2012), avec et sans pad Xbox One)

Et ça donne quoi?

C'est génial
"Encore un runner ?!" me direz-vous la mine dépitée et l'envie pressante de zapper ce titre, et je ne pourrais pas vous en vouloir. C'est vrai quoi, on en a marre de ce "sous-genre" pour attardé du pad, et moi le premier tant il participe à décrédibiliser le jeu mobile depuis des années aux yeux des "vrais Gamers", si tant est que ce genre de personne existe réellement... mais je m'égare.
Le fait est que Populus Run n'est pas un runner comme les autres; la recette est ici plutôt savoureuse : prenez le principe d'un autre runner comme Zombie Tsunami où chacun de vos points de vie est représenté par un coureur dans le jeu (ce qui a pour conséquence de grossir votre groupe de personnage: on se sent alors plus à l'aise d'avancer groupé mais dans le même temps il est plus difficile de se faufiler au milieu des obstacles).
Ajoutez la vue d'un Crash Bandicoot (donc caméra un peu surélevée, vue de dos et avançant inexorablement dans des couloirs plus ou moins étroits), un zest de F-Zero par exemple (pour ses tunnels où l'on doit éviter les trous en déplaçant ses coureurs sur la bonne portion du cercle), et une grosse louche d'ambiance complètement loufoque et vous obtenez un super runner à déguster sans tarder.
Le gros point positif tient dans sa musique et son ambiance sonore folles ! Le thème principal est dingue ("Ouuuuuuuhhhh running fast, you know we turn, we jump, we slide"), les quelques instructions écrites sont chantées et ça rend hyper bien, le 1er boss nous lâche un petit freestyle façon délires d'Eminem... le tout pour de vrais moment feel good avec ces parodies de chansons pop qui mettent un sourire aux lèvres permanent. Un pur régal.
Du coup j'ai du mal à être objectif tant le jeu m'a envouté, et je pardonne très facilement ses quelques petits défauts: la partie graphique ayant pour thème les sucreries arbore des tons pastels dans une 3D grossière mais toute en rondeurs (ça ressemble vaguement à un Fall Guys bien en vogue encore aujourd'hui et ayant les mêmes vibes comme disent les jeunes); ça passe mais ça aurait pu/dû être plus abouti techniquement.
Ensuite le jeu est difficilement jouable au tactile (avec l'emplacement par défaut vous ne savez jamais où sont les flèches droite et gauche, et en changeant les contrôles tactiles, même si c'est mieux, c'est le saut qui devient plus difficile d'accès), et manette en main il reste cette latence qui rends quelques passages un peu laborieux. Mais d'un autre côté si les commandes au pad répondaient à la perfection le jeu serait sans doute trop facile pour maintenir l'intérêt sur la longueur, il faut juste s'y faire. D'ailleurs un conseil, faites davantage attention aux bords du terrain qu'aux obstacles vous arrivant dessus, les rambardes et autres panneaux sont sans pitiés pour votre mauvaise troupe. Ah et je n'aurai pas dit non à des contrôles au gyroscope pour palier à l'imprécision des flèches en tactile, tant pis. Mais tout ceci n'est rien face au fun que procure une partie de PR. 
Pas la peine d'en ajouter plus, essayez-le il vaut vraiment le coup, moi j'y retourne car la musique me trotte à nouveau dans la tête. 
PS : la BO est dispo à l'achat, et pour les curieux vous pouvez l'écouter ici

Scrappers

Qu’est-ce que c’est?

Un beat'em all
C’est développé par Q-Games développeur éclectique ayant commis les PixelJunk, Star Fox Command, Nom Nom Galaxy ou encore The Tomorrow Children
Exclu Apple Arcade

On y joue comment?

Les contrôles sont pensés pour le pad
Orientation paysage imposée
Préférez les grands écrans
(Version 1.2, lancé sur iPhone XS,  iPad Pro 11" (2e Gen), et Mac OS Catalina (iMac 27" 2012), avec et sans pad Xbox One)

Et ça donne quoi?

C'est pas mal
Voici un beat'em all curieux sur le papier et dans son execution : vous contrôlez un robot qui a pour mission de nettoyer les rues en travaillant comme éboueur du futur, chaque ordure ramassée et envoyée dans le camion poubelle vous rapportant de l'argent.
Evidemment ce ne sera pas si simple, d'autres robots n'aiment pas votre petit business et essaieront de vous empêcher de faire votre besogne à grands coups de poings ou de batte de baseball.
Dans les faits, et aussi curieux que cela puisse être, les combats ne sont pas assez présents. Vous aurez ainsi tout loisir de rendre la ville plus propre, ce qui rends le jeu très rapidement redondant. De plus les combats manquent de pêche, et l'action n'est pas très rapide.
Ajoutez à cela un environnement sonore insipide, et vous obtenez un jeu mollasson.
Côté contenu c'est plus réjouissant. Le jeu est jouable jusqu'à 4 en local (on peut appairer 4 pads), et on peut aussi y jouer en ligne (par contre je n'ai pas réussi en matchmaking aléatoire : il n'y avait personne comme d'habitude). Si vous jouez en solo, et pour vous aider à récolter un maximum de détritus, un petit robot vous assistera afin de ramasser quelques ordures pour vous pendant que vous vous battrez contre d'autres tas de boulons. Entre chaque niveau vous pourrez acheter des armes ou des éléments décoratifs pour votre benne à ordure roulante grâce à votre pécule durement gagné. En cours de partie vous aurez aussi accès à des bonus décuplant votre vitesse et vous permettant d'empiler plus d'objets par exemple.
Un petit mot enfin sur la DA que je trouve autant étrange que le jeu. C'est recherché mais pas de très bon goût. D'ailleurs les nombreux détails à l'écran sont trop petits pour l'écran d'un iPhone.
Que dire de plus si ce n'est que Scrappers cherche à rendre hommage aux Final Fight et autres Streets Of Rage tout en apportant un concept novateur, mais ils ont oublié le plus important : le fun.

                                                                                                                                                                                                                                                            
PS : Pour rappel comme d'habitude, un document Google Spreadsheet est à votre disposition pour voir un récapitulatif de tous les jeux essayés dans ce guide Factor, ainsi que la liste des jeux restants de l'abonnement. 
                                                                                                                                                                                                                                                          

Allez zou, rendez-vous très bientôt pour la prochaine partie de votre guide Factor Apple Arcade préféré

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