ACTU
Zelda a 40 ans
par CBL,
email @CBL_Factor
Le 21 février 1986 sortait au Japon le Famicom Disk System (FDS). Pour ceux qui l'ignorent, c'était un accessoire assez fou pour la Famicom (la NES au Japon) qui ajoutait un lecteur de disquettes. Celles-ci avaient un avantage énorme sur les cartouches : elles coûtaient beaucoup moins cher, ce qui avait permis de faire baisser le prix des jeux. Mais les disquettes avaient un autre avantage : on pouvait écrire dessus, et donc faire des sauvegardes. Du coup, il n'est pas étonnant que le jeu de lancement du FDS fût The Legend of Zelda. Metroid suivra quelques mois plus tard.
Ultima 1 (1981) et Hydlide (1984) étaient deux précédentes tentatives de mondes ouverts, mais Zelda était le jeu qui le rendait intéressant et fun tout en codifiant plein d'éléments : une progression non-linéaire, des secrets dans tous les sens, des environnements destructibles... Tout ce qui se passait en surface aura déjà fait un excellent jeu, mais les donjons ajoutaient une toute autre dimension. On passait d'un titre d'aventure et d'exploration à un jeu d'action blindé de puzzles.
Et on pouvait prendre son temps car pour la première fois, il était possible de sauver pour partir faire autre chose. Le jeu vidéo n'était plus quelque chose de limité dans le temps. On pouvait arrêter sa partie et continuer le lendemain. Du coup, les développeurs pouvaient raconter des histoires plus longues mais devaient ajouter de nouvelles idées de gameplay au fur et à mesure du jeu pour maintenir l'attention. Le level design devait aussi être renouvelé...
La sauvegarde a aussi permis d'ajouter un autre nouveau concept : le New Game+ ! La fameuse Second Quest du premier Zelda était accessible soit en finissant le jeu, soit en tapant ZELDA comme nom de personnage. The Legend of Zelda est sorti chez nous fin 1987 sous forme de cartouche, le FDS n'ayant jamais quitté le Japon. Pour certains, celle-ci était même dorée mais qu'importe la couleur, c'était son contenu le plus important. En plus du jeu enregistré sur de la mémoire morte, la cartouche comportait un peu de mémoire vive alimentée par une pile bouton (un peu comme la pile sur une carte mère). Un sytème simple et efficace qui a permis à des millions de joueur console de sauvegarder.
Le plus fou au final n'est pas juste le premier Zelda et son influence, mais que 40 ans plus tard, les jeux de la licence continuent d'être aussi populaires, et surtout toujours autant à la pointe du gameplay, de la technique et du level design. Zelda avait des boucles temporelles bien avant que ça devienne tendance. C'est en partie grâce au fait qu'il y a eu un roulement sain au rôle de game director sur les différents jeux. Shigeru Miyamoto est devenu producteur après le premier opus. Takashi Tezuka a surtout fait l'ère 8-16 bits mais est revenu pour The Legend of Zelda: The Wind Waker, puis Eiji Aonuma a dominé la période 3D. Enfin, Hidemaro Fujibayashi était principalement en charge des spin-offs pour consoles portables avant de s'occuper des épisodes canoniques depuis The Legend of Zelda: Skyward Sword.
Le succès de Zelda vient aussi du fait que les jeux parlent à tout le monde. Les graphismes cartoon plaisent aux enfants (et aux grands enfants) mais le jeu ne vous prend pas par la main et le joueur adulte ne se sent donc pas insulté. Et le challenge est toujours au rendez-vous dans le Master Mode. Du coup, ça en fait des jeux générationels vu que les parents ont envie de partager leur enthousiasme avec leur progéniture. Feu Robin Williams a même nommé sa fille Zelda tellement il était fan. Je n'ai pas appelé mon gamin Link (mais je me suis fait tatouer la Triforce) mais il est déjà à fond dans l'univers Zelda sans que je ne fasse grand-chose.
À noter qu'il a fallu attendre 1993 et un jeu CD-i pour jouer Zelda dans The Legend of Zelda (The Wand of Gamelon). Et cette possibilité n'est revenue qu'en 2024 avec l'excellent The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom qui est lui aussi une mini-révolution dans la série. Le titre a pris tellement de directions différentes qu'on se demande à quoi ressemblera le monde après le duo Breath of the Wild / Tears of the Kingdom. Il n'est pas impossible que le prochain Zelda soit orienté multi, voire massivement multi. Après tout, c'est à peu près la seule direction que Nintendo n'ait jamais vraiment explorée pour Zelda, mis à part dans quelques rares jeux coop. Et je serais prêt à parier qu'un remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time est en discussion.
Ultima 1 (1981) et Hydlide (1984) étaient deux précédentes tentatives de mondes ouverts, mais Zelda était le jeu qui le rendait intéressant et fun tout en codifiant plein d'éléments : une progression non-linéaire, des secrets dans tous les sens, des environnements destructibles... Tout ce qui se passait en surface aura déjà fait un excellent jeu, mais les donjons ajoutaient une toute autre dimension. On passait d'un titre d'aventure et d'exploration à un jeu d'action blindé de puzzles.
Et on pouvait prendre son temps car pour la première fois, il était possible de sauver pour partir faire autre chose. Le jeu vidéo n'était plus quelque chose de limité dans le temps. On pouvait arrêter sa partie et continuer le lendemain. Du coup, les développeurs pouvaient raconter des histoires plus longues mais devaient ajouter de nouvelles idées de gameplay au fur et à mesure du jeu pour maintenir l'attention. Le level design devait aussi être renouvelé...
La sauvegarde a aussi permis d'ajouter un autre nouveau concept : le New Game+ ! La fameuse Second Quest du premier Zelda était accessible soit en finissant le jeu, soit en tapant ZELDA comme nom de personnage. The Legend of Zelda est sorti chez nous fin 1987 sous forme de cartouche, le FDS n'ayant jamais quitté le Japon. Pour certains, celle-ci était même dorée mais qu'importe la couleur, c'était son contenu le plus important. En plus du jeu enregistré sur de la mémoire morte, la cartouche comportait un peu de mémoire vive alimentée par une pile bouton (un peu comme la pile sur une carte mère). Un sytème simple et efficace qui a permis à des millions de joueur console de sauvegarder.
Le plus fou au final n'est pas juste le premier Zelda et son influence, mais que 40 ans plus tard, les jeux de la licence continuent d'être aussi populaires, et surtout toujours autant à la pointe du gameplay, de la technique et du level design. Zelda avait des boucles temporelles bien avant que ça devienne tendance. C'est en partie grâce au fait qu'il y a eu un roulement sain au rôle de game director sur les différents jeux. Shigeru Miyamoto est devenu producteur après le premier opus. Takashi Tezuka a surtout fait l'ère 8-16 bits mais est revenu pour The Legend of Zelda: The Wind Waker, puis Eiji Aonuma a dominé la période 3D. Enfin, Hidemaro Fujibayashi était principalement en charge des spin-offs pour consoles portables avant de s'occuper des épisodes canoniques depuis The Legend of Zelda: Skyward Sword.
Le succès de Zelda vient aussi du fait que les jeux parlent à tout le monde. Les graphismes cartoon plaisent aux enfants (et aux grands enfants) mais le jeu ne vous prend pas par la main et le joueur adulte ne se sent donc pas insulté. Et le challenge est toujours au rendez-vous dans le Master Mode. Du coup, ça en fait des jeux générationels vu que les parents ont envie de partager leur enthousiasme avec leur progéniture. Feu Robin Williams a même nommé sa fille Zelda tellement il était fan. Je n'ai pas appelé mon gamin Link (mais je me suis fait tatouer la Triforce) mais il est déjà à fond dans l'univers Zelda sans que je ne fasse grand-chose.
À noter qu'il a fallu attendre 1993 et un jeu CD-i pour jouer Zelda dans The Legend of Zelda (The Wand of Gamelon). Et cette possibilité n'est revenue qu'en 2024 avec l'excellent The Legend of Zelda: Echoes of Wisdom qui est lui aussi une mini-révolution dans la série. Le titre a pris tellement de directions différentes qu'on se demande à quoi ressemblera le monde après le duo Breath of the Wild / Tears of the Kingdom. Il n'est pas impossible que le prochain Zelda soit orienté multi, voire massivement multi. Après tout, c'est à peu près la seule direction que Nintendo n'ait jamais vraiment explorée pour Zelda, mis à part dans quelques rares jeux coop. Et je serais prêt à parier qu'un remake de The Legend of Zelda: Ocarina of Time est en discussion.