ACTU
The Crew : quand l’achat disparaît, UFC-Que Choisir entre dans la partie
Sorti en 2014, The Crew n’était pas qu’un simple jeu connecté, en effet il proposait une véritable campagne solo, avec une intrigue scénarisée. De quoi laisser penser d’ailleurs qu’il resterait jouable, même en cas de coupure des serveurs. Pourtant, jamais Ubisoft n’avait clairement indiqué que l’ensemble de l’expérience, y compris cette composante narrative, ne disparaîtrait avec eux.
En mars 2024, l’éditeur a malgré tout coupé les serveurs rendant l’ensemble du jeu totalement inaccessible. Une décision brutale, et surtout perçue comme trompeuse par de nombreux joueurs, ce qui a immédiatement déclenché une vive polémique. Depuis, l’affaire ne cesse de rebondir, jusqu’à franchir aujourd’hui un cap majeur, avec l’entrée en scène de la Justice française. Oui, que UFC-Que Choisir a décidé d’attaquer l’éditeur.
L’information est révélée par Reuters et elle marque une nouvelle étape dans une affaire qui couvait depuis plusieurs mois. L’association de consommateurs, qui on le précise est reconnue comme représentative des pouvoirs publics en France, estime que cette désactivation complète pourrait constituer une atteinte aux droits des consommateurs, notamment en matière d’accès durable à un produit acheté.
Ce recours judiciaire ne surgit pas dans le vide, il s’inscrit dans une mobilisation plus large portée notamment par le collectif Stop Killing Games qui soutient d’ailleurs activement l’action en justice. Oui, ce mouvement milite plus largement pour obliger les éditeurs à garantir une forme de pérennité des jeux, même après la fin de leur exploitation commerciale, par exemple via des modes hors ligne ou la mise à disposition de serveurs privés. Leur implication dans cette affaire montre leur volonté claire de transformer un cas pas si isolé en précédent juridique salvateur.

Effectivement, l’analyse de cette situation dépasse largement le cas de The Crew. Si la justice venait à donner raison aux plaignants, cela pourrait forcer les éditeurs à repenser en profondeur leur modèle économique et technique, tout du moins en France pour commencer. Quoi qu’il en soit cela pourrait relancer le débat hautement fondamental de ce que possède réellement un joueur lorsqu’il achète un jeu.
Difficile de nier le fait que Factornews soutient ouvertement l’initiative, et Choo.t n’a pas ménagé ses efforts pour en démontrer les enjeux à juste titre. Voilà peut-être enfin une occasion de bousculer un rapport de force outrageusement favorable aux éditeurs depuis des années. Car il faut bien appeler les choses par leur nom, car payer pour un jeu qui peut être désactivé à distance, sans recours ni solution de repli, ressemble moins à un achat qu’à une location déguisée. Reste alors une question, aussi simple que gênante : à partir de quand le "service" devient-il un prétexte pour contourner le droit des joueurs ?
On souhaite vraiment que la Justice française suivra cette logique. Dans tous les cas, cette plainte sur la fermeture de The Crew pourrait bien, on l’espère, marquer le début d’un petit tournant qui ne bouleversera certes pas instantanément toute l’industrie, mais elle pourrait enclencher une évolution progressive des pratiques… et des règles du jeu.
En mars 2024, l’éditeur a malgré tout coupé les serveurs rendant l’ensemble du jeu totalement inaccessible. Une décision brutale, et surtout perçue comme trompeuse par de nombreux joueurs, ce qui a immédiatement déclenché une vive polémique. Depuis, l’affaire ne cesse de rebondir, jusqu’à franchir aujourd’hui un cap majeur, avec l’entrée en scène de la Justice française. Oui, que UFC-Que Choisir a décidé d’attaquer l’éditeur.
L’information est révélée par Reuters et elle marque une nouvelle étape dans une affaire qui couvait depuis plusieurs mois. L’association de consommateurs, qui on le précise est reconnue comme représentative des pouvoirs publics en France, estime que cette désactivation complète pourrait constituer une atteinte aux droits des consommateurs, notamment en matière d’accès durable à un produit acheté.
Ce recours judiciaire ne surgit pas dans le vide, il s’inscrit dans une mobilisation plus large portée notamment par le collectif Stop Killing Games qui soutient d’ailleurs activement l’action en justice. Oui, ce mouvement milite plus largement pour obliger les éditeurs à garantir une forme de pérennité des jeux, même après la fin de leur exploitation commerciale, par exemple via des modes hors ligne ou la mise à disposition de serveurs privés. Leur implication dans cette affaire montre leur volonté claire de transformer un cas pas si isolé en précédent juridique salvateur.

Effectivement, l’analyse de cette situation dépasse largement le cas de The Crew. Si la justice venait à donner raison aux plaignants, cela pourrait forcer les éditeurs à repenser en profondeur leur modèle économique et technique, tout du moins en France pour commencer. Quoi qu’il en soit cela pourrait relancer le débat hautement fondamental de ce que possède réellement un joueur lorsqu’il achète un jeu.
Difficile de nier le fait que Factornews soutient ouvertement l’initiative, et Choo.t n’a pas ménagé ses efforts pour en démontrer les enjeux à juste titre. Voilà peut-être enfin une occasion de bousculer un rapport de force outrageusement favorable aux éditeurs depuis des années. Car il faut bien appeler les choses par leur nom, car payer pour un jeu qui peut être désactivé à distance, sans recours ni solution de repli, ressemble moins à un achat qu’à une location déguisée. Reste alors une question, aussi simple que gênante : à partir de quand le "service" devient-il un prétexte pour contourner le droit des joueurs ?
On souhaite vraiment que la Justice française suivra cette logique. Dans tous les cas, cette plainte sur la fermeture de The Crew pourrait bien, on l’espère, marquer le début d’un petit tournant qui ne bouleversera certes pas instantanément toute l’industrie, mais elle pourrait enclencher une évolution progressive des pratiques… et des règles du jeu.