ACTU
La PS5 domine toujours, mais Sony n’a pas écrit le "Destiny" espéré
Pendant longtemps, le succès d’une console se résumait à un chiffre : le nombre de machines vendues. Et sur ce terrain, Sony continue d’impressionner. En effet, la PlayStation 5 a désormais atteint le cap des 93,7 millions de consoles expédiées dans le monde depuis son lancement en 2020. Sur le dernier exercice fiscal, le constructeur a écoulé 16 millions de PS5 supplémentaires, même si le rythme ralentit fortement, en effet les ventes trimestrielles ont chuté de près de 50 % par rapport à l’année précédente.
Toutefois, ce ralentissement n’est pas vraiment une surprise, car la PS5 entre progressivement dans le dernier tiers de son cycle de vie, tandis que Sony fait face aux mêmes problèmes que le reste de l’industrie. C’est-à-dire une hausse du coût des composants mémoire, une inflation mondiale et une augmentation des prix des consoles dans plusieurs régions. La firme japonaise reconnaît d’ailleurs que ses futures ventes dépendront directement de sa capacité à obtenir de la mémoire à "des prix raisonnables".
Néanmoins, les derniers chiffres montrent la transformation continue du modèle économique de la plateforme, car l’ écosystème PlayStation compte désormais 125 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Avec, 85 % des ventes de jeux sur le dernier trimestre étaient dématérialisées, ce qui fait que le format physique devient progressivement très minoritaire.
Mais pour Sony, la console reste une porte d’entrée aux abonnements, microtransactions, DLC et ventes numériques, et c’est précisément là que Bungie aurait dû jouer un rôle central. Petit rappel, lorsque Sony rachète l’entreprise de Bellevue (Washington) pour 3,6 milliards de dollars en 2022, l’objectif est limpide, à savoir, faire de PlayStation un géant du jeu-service capable de rivaliser avec des "mastodontes" tel Fortnite, Call of Duty: Warzone ou encore Apex Legends. Le studio derrière les Destiny devait ainsi apporter son expertise du multijoueur longue durée et accompagner toute la stratégie live-service de Sony.
Spoiler : quatre ans plus tard, la stratégie n’a pas du tout fonctionné et heureusement. Sony vient ainsi d’enregistrer une dépréciation massive liée à Bungie, estimée entre 765 et 800 millions de dollars (ouch !) toujours selon les rapports financiers relayés cette semaine. En clair, le constructeur reconnaît officiellement que la valeur du studio est aujourd’hui bien inférieure à ce qu’elle était lors du rachat, une évidence que tout le monde semblait avoir intégrée dès le jour de la transaction, à l’exception notable de Sony lui-même.
Et ce ne sera pas Marathon qui arrangera les choses, même si le jeu n’est pas non plus un désastre critique. En effet, le titre qui possède une direction artistique forte, des mécaniques solides et une communauté active a des estimations évoquant plus d’un million de copies vendues en quelques semaines. Mais dans l’économie actuelle du jeu-service, cela reste insuffisant avec des joueurs qui sont déjà engagés dans des titres qui monopolisent leur temps depuis des années. D’ailleurs, les chiffres de fréquentation sur Steam montrent déjà une baisse importante de l’engagement des joueurs quelques semaines après la sortie. Pour un jeu dont les estimations évoquent un coût de développement supérieur à 200 millions de dollars…
Toutefois, ce ralentissement n’est pas vraiment une surprise, car la PS5 entre progressivement dans le dernier tiers de son cycle de vie, tandis que Sony fait face aux mêmes problèmes que le reste de l’industrie. C’est-à-dire une hausse du coût des composants mémoire, une inflation mondiale et une augmentation des prix des consoles dans plusieurs régions. La firme japonaise reconnaît d’ailleurs que ses futures ventes dépendront directement de sa capacité à obtenir de la mémoire à "des prix raisonnables".
Néanmoins, les derniers chiffres montrent la transformation continue du modèle économique de la plateforme, car l’ écosystème PlayStation compte désormais 125 millions d’utilisateurs actifs mensuels. Avec, 85 % des ventes de jeux sur le dernier trimestre étaient dématérialisées, ce qui fait que le format physique devient progressivement très minoritaire.
Mais pour Sony, la console reste une porte d’entrée aux abonnements, microtransactions, DLC et ventes numériques, et c’est précisément là que Bungie aurait dû jouer un rôle central. Petit rappel, lorsque Sony rachète l’entreprise de Bellevue (Washington) pour 3,6 milliards de dollars en 2022, l’objectif est limpide, à savoir, faire de PlayStation un géant du jeu-service capable de rivaliser avec des "mastodontes" tel Fortnite, Call of Duty: Warzone ou encore Apex Legends. Le studio derrière les Destiny devait ainsi apporter son expertise du multijoueur longue durée et accompagner toute la stratégie live-service de Sony.
Spoiler : quatre ans plus tard, la stratégie n’a pas du tout fonctionné et heureusement. Sony vient ainsi d’enregistrer une dépréciation massive liée à Bungie, estimée entre 765 et 800 millions de dollars (ouch !) toujours selon les rapports financiers relayés cette semaine. En clair, le constructeur reconnaît officiellement que la valeur du studio est aujourd’hui bien inférieure à ce qu’elle était lors du rachat, une évidence que tout le monde semblait avoir intégrée dès le jour de la transaction, à l’exception notable de Sony lui-même.
Et ce ne sera pas Marathon qui arrangera les choses, même si le jeu n’est pas non plus un désastre critique. En effet, le titre qui possède une direction artistique forte, des mécaniques solides et une communauté active a des estimations évoquant plus d’un million de copies vendues en quelques semaines. Mais dans l’économie actuelle du jeu-service, cela reste insuffisant avec des joueurs qui sont déjà engagés dans des titres qui monopolisent leur temps depuis des années. D’ailleurs, les chiffres de fréquentation sur Steam montrent déjà une baisse importante de l’engagement des joueurs quelques semaines après la sortie. Pour un jeu dont les estimations évoquent un coût de développement supérieur à 200 millions de dollars…