ACTU
Katsuhiro Harada pose ses valises chez SNK
En décembre 2025, Katsuhiro Harada annonçait son départ de Bandai Namco après 30 ans de boîte à faire de Tekken l’excellente série de combat qu’elle est devenue. Au moment de son départ, Harada san n’avait pas vraiment dit ce qu’il allait faire plus tard. On savait par contre que les décès de Tomonobu Itagaki en octobre 2025 et de plusieurs proches l’ont profondément marqué. Peut-être avait-il besoin de faire une pause, de prendre le temps, et de changer d’air.
Et du changement d’air, il va y en avoir, puisque Katsuhiro annonce qu’il a trouvé une nouvelle société pour continuer sa longue carrière : SNK.
Pour les trois du fond qui ne suivent pas, SNK, pour Shin Nihon Kikaku, qui veut dire New Japan Project, a été créé par Eikichi Kawasaki en 1973. Le monsieur était boxeur dans sa jeunesse et se dit que créer une boîte pour faire des jeux vidéo d’arcade, ce serait pas une si mauvaise idée. Surtout si c’est des jeux de bagarre. La suite, on la connaît, puisqu’on a vu débarquer des bornes d’arcade, la Neo-Geo, la Neo-Geo Pocket, mais aussi les licences Art of Fighting, Fatal Fury, Ikari Warriors, Metal Slug, Samurai Shodown, Sengoku, Super Sidekicks ou encore The King of Fighters. Mais même avec tout cela, SNK a commencé à battre de l’aile dès l’année 2000, se déclare en faillite en 2001 et ferme ses portes la même année.
Mais le spectre de SNK Corporation était toujours là. D’ailleurs, même après cette fermeture, Kawasaki avait pris l’initiative de créer Playmore Corporation pour gérer les propriétés intellectuelles de SNK. En 2003, la société change de nom pour devenir SNK Playmore Corporation. Est-ce que cela signait un retour pour de vrai ? Pas vraiment, puisqu’il aura fallu attendre 2016, après tout un tas de rachats, de reventes, de fusions et tout le tralala, pour voir débarquer le retour au nom SNK, avec en sous-titre The Future Is Now. Bon, c’est plus compliqué que cela, mais vous voyez l’idée.
Et ce futur s’est fait avec l’arrivée de la MiSK Foundation, détenue par le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman. Il a débarqué en rachetant 33,3 % des parts de SNK en 2020. Il détient maintenant un truc comme un peu plus de 96 % de l'entreprise. Clairement, ce n’est pas un homme bien, mais comme il a de l’argent infini et qu'on vit dans une époque formidable...
Pour revenir à Katsuhiro Harada, l’homme aux lunettes de soleil a donc fait son choix. Cela de bosser chez SNK, en fondant son nouveau studio : VS Studio SNK. Comme le souligne le communiqué de presse, l'ouverture officielle s’est faite le 1er mai 2026 à Tokyo et l'entité est une filiale de SNK. Il développera donc des jeux vidéo, très probablement de combat même si rien n'est encore décidé, en étant financé à 100 % par l’argent de Arabie Saoudite.
Honnêtement, cette situation avec SNK et Mohammed bin Salman est vraiment pénible. En tant que joueur, on peut effectivement aimer SNK pour ses jeux et consoles, mais savoir que tout est financé par de l’argent plus ou moins propre/sale, cela fait un peu mal tout de même. Et honnêtement, j’aurais préféré voir Harada fonder un studio bien japonais, quitte à bosser en indépendant avec Bandai Namco, Nintendo, Sega, Sony ou même Microsoft en tant qu’éditeur. Là, il est clairement parti chez SNK pour l'argent.
Et du changement d’air, il va y en avoir, puisque Katsuhiro annonce qu’il a trouvé une nouvelle société pour continuer sa longue carrière : SNK.
Pour les trois du fond qui ne suivent pas, SNK, pour Shin Nihon Kikaku, qui veut dire New Japan Project, a été créé par Eikichi Kawasaki en 1973. Le monsieur était boxeur dans sa jeunesse et se dit que créer une boîte pour faire des jeux vidéo d’arcade, ce serait pas une si mauvaise idée. Surtout si c’est des jeux de bagarre. La suite, on la connaît, puisqu’on a vu débarquer des bornes d’arcade, la Neo-Geo, la Neo-Geo Pocket, mais aussi les licences Art of Fighting, Fatal Fury, Ikari Warriors, Metal Slug, Samurai Shodown, Sengoku, Super Sidekicks ou encore The King of Fighters. Mais même avec tout cela, SNK a commencé à battre de l’aile dès l’année 2000, se déclare en faillite en 2001 et ferme ses portes la même année.
Mais le spectre de SNK Corporation était toujours là. D’ailleurs, même après cette fermeture, Kawasaki avait pris l’initiative de créer Playmore Corporation pour gérer les propriétés intellectuelles de SNK. En 2003, la société change de nom pour devenir SNK Playmore Corporation. Est-ce que cela signait un retour pour de vrai ? Pas vraiment, puisqu’il aura fallu attendre 2016, après tout un tas de rachats, de reventes, de fusions et tout le tralala, pour voir débarquer le retour au nom SNK, avec en sous-titre The Future Is Now. Bon, c’est plus compliqué que cela, mais vous voyez l’idée.
Et ce futur s’est fait avec l’arrivée de la MiSK Foundation, détenue par le prince héritier d'Arabie Saoudite, Mohammed bin Salman. Il a débarqué en rachetant 33,3 % des parts de SNK en 2020. Il détient maintenant un truc comme un peu plus de 96 % de l'entreprise. Clairement, ce n’est pas un homme bien, mais comme il a de l’argent infini et qu'on vit dans une époque formidable...
Pour revenir à Katsuhiro Harada, l’homme aux lunettes de soleil a donc fait son choix. Cela de bosser chez SNK, en fondant son nouveau studio : VS Studio SNK. Comme le souligne le communiqué de presse, l'ouverture officielle s’est faite le 1er mai 2026 à Tokyo et l'entité est une filiale de SNK. Il développera donc des jeux vidéo, très probablement de combat même si rien n'est encore décidé, en étant financé à 100 % par l’argent de Arabie Saoudite.
Honnêtement, cette situation avec SNK et Mohammed bin Salman est vraiment pénible. En tant que joueur, on peut effectivement aimer SNK pour ses jeux et consoles, mais savoir que tout est financé par de l’argent plus ou moins propre/sale, cela fait un peu mal tout de même. Et honnêtement, j’aurais préféré voir Harada fonder un studio bien japonais, quitte à bosser en indépendant avec Bandai Namco, Nintendo, Sega, Sony ou même Microsoft en tant qu’éditeur. Là, il est clairement parti chez SNK pour l'argent.