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Un Rédacteur Factornews vous demande :

ACTU

Game Over : un bon documentaire sur Konbini ?

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance
 
Samedi soir, je reçois un message privé sur Twitter, anciennement X. Ou l'inverse. On s'en fout, on préfère Bluesky, et vous pouvez nous suivre là-bas. Bref, je reçois un message me disant "Fro, faut que tu regardes ce documentaire de Konbini sur la crise de l'emploi dans le jeu vidéo. Et si jamais, sache que le monteur/réalisateur est un de vos lecteurs, donc ça le ferait kiffer de vous voir en parler (en bien ou en mal)".

Curieux que je suis, et même avec mon emploi du temps qui se fait manger par la NBA et la tonne de jeux que j'ai en ce moment sur le feu, je trouve tout de même un peu de temps hier soir pour regarder ce documentaire, monté et réalisé par Xidius. Au passage, il a aussi un compte Twitter par ici, et il semblerait qu'il fasse aussi des podcasts bien cool.

En toute honnêté, je ne vais jamais sur Konbini. Et je ne pense pas que cela va changer, même avec ce documentaire. Question d'habitude, et de temps à consacrer. Et si on ne m'avait pas prévenu, je serais probablement passé à côté de cette jolie vidéo de 55 minutes. Et ça aurait été con. Même si je n'ai rien appris de plus, ce qui n'est pas vraiment étonnant vu mes activités dans le coin, je dois avouer que tout est hyper bien monté, sans bullshit, sans trop de bêtises et avec quelques invités sympathiques.

On y trouve par exemple Gauthier 'Gautoz' Andres (ex-Gamekult et maintenant sur le média Origami), mais aussi Julie Le Baron (rédac chef chez Canard PC et chroniqueuse chez Silence on joue et Arrêt sur images), mais aussi Vanessa Kaplan (déléguée générale au Syndicat National du Jeu Vidéo) qui semble penser que trois ans de développement, c'est énorme pour un jeu. Il y a aussi Laurent Victorino (fondateur de Monkey Moon), Peggy Lecouvey (graphiste en freelance) et Esteban Giner (docteur en science de l'information et de la communication). Enfin, on y découvre aussi la vision totalement lunaire et déconnectée du petit peuple, de Nicolas Vignolles (délégué général du SELL).

Alors pourquoi en parler par ici ? Tout simplement parce que vous avez probablement des personnes dans votre entourage qui ne connaissent absolument pas l'industrie du jeu vidéo et qui pensent probablement qu'il s'agit d'un monde merveilleux où tout va pour le mieux. Des gens qui ne lisent probablement pas Factornews (honte sur eux !) et qui seraient peut-être plus ouverts à regarder une vidéo, qu'à lire un gros résumé de conférence (double honte sur eux !).

Alors si jamais vous connaissez ce genre de personnes, partagez cette petite actu : ils vont connaître Factornews (et ça c'est bien) et regarder une vidéo très intéressante, bien montée et sans aucun influenceur dedans.

 

Commentaires

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Hell Pé
 
C'est quand même dingue qu'il faille un pure player inféodé à une boîte de com pour produire de l'information accessible sur l'éléphant dans la pièce que les médias mainstream de jeu vidéo semblent royalement ignorer, alors qu'ils font eux-même partie du problème.

Une fois que vous aurez regardé celle-ci qui pose le problème, je vous invite fortement à regarder ces deux-là qui proposent une piste de solution : le reportage fleuve de Zeph et Ramo à l'A Maze de cette année, à Berlin. Ça dit tout ce que je n'étais pas arrivé à dire lors de mes propres reportages pour Factor. C'est un visionnage obligatoire pour quiconque aspire à faire des beaux jeux un jour. Une fois qu'on l'a vu, on réalise à quel point tout est à refaire.
Frostis Advance
 
Hell Pé a écrit :
C'est quand même dingue qu'il faille un pure player inféodé à une boîte de com pour produire de l'information accessible sur l'éléphant dans la pièce que les médias mainstream de jeu vidéo semblent royalement ignorer, alors qu'ils font eux-même partie du problème.

C'est tout le problème des sites "médias mainstream" : ça brasse du vent.

On le voit bien dans les gros sites jv, comme jvcom pour parler d'un truc purement français. Ca brasse du vent, ça fait du CM sur les réseaux sociaux, ça écrit pour le clic, mais ça fait pas grand chose pour véritablement s'informer et informer le public, qui est lui-même le principal client de cette industrie. Du coup, ça fait tout de même plaisir de voir qu'un Konbini pousse un petit docu de ce style, alors que d'habitude, c'est clairement pas leur domaine de prédilection Si ça peut informer, on prend tout de même.
choo.t
 
C'est pas que le mainstream, même ici 90% de la ligne éditoriale c'est sur des jeux qui ont minimum 7 chiffres de budget, car c'est eux font de la com , sortent sur console et refile des clefs à la presse, donc on "se doit" d'en parler, alors qu'en soit on ne fait que donner de la visibilité à des trucs qui le sont déjà trop, et ça bouffe tu temps/place sur les jeux qui aurait besoin d'un ptit coup de spotlight.

Et même des médias plus informels comme les forums, genres /r/games, les post indés sont relégués au dimanche, un seul jour par semaine pour ce qui, en volume, représente 99% de la production artistique.

En soit, on a aucune raison de parler des jeux MS/Sony/Nintendo/Ubi, à moins d'aller tapper dans des leaks/hack, on a rien à dire dessus qui ne soit pas la paraphrase d'un communiqué de presse ou la présentation d'un trailer, le développement est sous secret et tout ce petit monde est sous NDA, et de toute façon, tout le monde est déjà au courant de l'existence de leur jeux vu qu'ils nous bombardent de pub, que c'est placardé dans le métro et les vitrines des Micromania.
Anzy
 
Quand on sait ce qu'il y'a derrière kombini perso ça me refroidit direct
Le vertueux
 
Hell Pé a écrit :


C'est un visionnage obligatoire pour quiconque aspire à faire des beaux jeux un jour. Une fois qu'on l'a vu, on réalise à quel point tout est à refaire.



Non pas de beaux jeux, mais des oeuvres arty interactives numériques. Je ne dis pas qu'il n'en faut pas mais ça serait bien de ne pas faire l'amalgame avec tous les genre de jeux vidéos.

Ça n'est pas le même public, pas la même passion. Ça n'a que peu de rapport avec la crise du jeu vidéo.

C'est un truc de hippie tout ça, ils cherchent à améliorer leur trips quand ils prennent de la drogue.
qtip
 
Frostis Advance a écrit :
C'est tout le problème des sites "médias mainstream" : ça brasse du vent.

On le voit bien dans les gros sites jv, comme jvcom pour parler d'un truc purement français. Ca brasse du vent, ça fait du CM sur les réseaux sociaux, ça écrit pour le clic, mais ça fait pas grand chose pour véritablement s'informer et informer le public, qui est lui-même le principal client de cette industrie. Du coup, ça fait tout de même plaisir de voir qu'un Konbini pousse un petit docu de ce style, alors que d'habitude, c'est clairement pas leur domaine de prédilection Si ça peut informer, on prend tout de même.

Globalement c'est le problème de la presse JV un peu partout. Hormis quelques indépendants et Jason S, personne ne se penche sur le fond du sujet dans les médias ou sur les choses un peu plus confidentielles. Ce qui est plus dingue c'est qu'il existe pourtant toute une littérature dispo concernant ces sujets (dont un prof d'un prof chez ActiBlibli).

Enfin c'est cool comme initiative mais sans dénigrer les intervenants cités dans le texte et dans la vidéo ni le contenu, cette industrie (la presse JV j'en parle même pas) on dirait qu'elle est... monochromatique, hormis Dinga Bakaba et Abubakar Salim, on met assez peu souvent des gens "différents". Le progressisme mais pas trop quand même.
Zaza le Nounours
 
choo.t a écrit :
C'est pas que le mainstream, même ici 90% de la ligne éditoriale c'est sur des jeux qui ont minimum 7 chiffres de budget

Ouais non là tu racontes un peu n'importe quoi.
das_Branleur
 
@Hell Pé & @Frostis
Ces sujets ne sont effectivement pas du tout traités dans les médias fr (à ma connaissance), mais en anglais, y'a quand même https://www.gamesindustry.biz/ qui suit le JV avec un regard beaucoup plus sérieux. Il y a même des onglets dédiés /Financials et, hélas, /Layoffs.
Nicouse
 
Anzy a écrit :
Quand on sait ce qu'il y'a derrière kombini perso ça me refroidit direct


Moi je ne sais pas mais ça m'intéresse par contre.
Anglemort
 
Nicouse a écrit :
Anzy a écrit :
Quand on sait ce qu'il y'a derrière kombini perso ça me refroidit direct


Moi je ne sais pas mais ça m'intéresse par contre.


Le media appartenait à la famille Perrodo, propriétaire du groupe pétrolier Perenco et c'est pas des gentils.
Mais depuis peu il a été racheté par le groupe qui possède aussi le Gorafi du coup j'imagine que c'est un peu mieux
Latium
 
Tout est dit entre 47 et 50 dans le documentaire.
Hell Pé
 
Le vertueux a écrit :
Hell Pé a écrit :


C'est un visionnage obligatoire pour quiconque aspire à faire des beaux jeux un jour. Une fois qu'on l'a vu, on réalise à quel point tout est à refaire.



Non pas de beaux jeux, mais des oeuvres arty interactives numériques. Je ne dis pas qu'il n'en faut pas mais ça serait bien de ne pas faire l'amalgame avec tous les genre de jeux vidéos.

Bien sûr que si faut faire l'amalgame, un jeu vidéo c'est un jeu vidéo, point barre. La vidéo de Konbini le dit elle-même : c'est dans les marges de l'industrie, voire hors de l'industrie, qu'on trouve les idées fraîches qui font les bons jeux de demain. Tout le problème créatif du JV aujourd'hui découle de sa nature incestueuse. Plus les budgets sont élevés, moins les éditeurs veulent prendre de risques, alors ils font des copies de copies de copies jusqu'à écœurement. Les jeux que tu traites avec mépris ("ils prennent de la drogue", sérieux, on est encore aux Grandes gueules de RMC ici ?) sont l'antidote à cet écœurement. Sans eux, point de salut.

Alors certes, la crise n'est pas que créative : on voit ce qui arrive aux gens qui s'efforcent de l'être un minimum au sein de l'industrie (Hi-Fi Rush et le dernier PoP, d'ailleurs cités par Konbini). Il faudra protéger les salariés, financer des projets, etc., ça on en parle déjà assez souvent sur Factor. Mais on ne peut pas faire comme si tout ce qui ne finit pas sur la homepage de Steam ou chez Ex Serv est un "truc de hippie" qui ne mérite même pas d'être qualifié de jeu vidéo. On a déjà eu ce débat de merde en 2014. On a besoin de ces jeux-là, et on a besoin d'en parler sans ce mépris systématique qui vient brider la curiosité de tout le monde.
Le vertueux
 
Bien sûr que si faut faire l'amalgame, un jeu vidéo c'est un jeu vidéo, point barre.


Bah non ça n'a aucun sens, c'est vraiment faire un énorme déni que de mettre tout dans le même panier, c'est un manque de réflexion sur le media, sur sa destination, sur son public, sur les créateurs, c'est un peu naïf et on arrive ainsi à des conclusions qui sont à côté de la plaque.
C'est justement parce qu'on met tout dans le même panier qu'on arrive à des propos du style "tout le monde joue aux jeux vidéos, même la ménagère". Puis quand on regarde de plus prêt, on assimile une grille de sudoku numérique à la même chose qu'un planescape torment dans la grille de statistiques.
On arrive à des chiffres faramineux sur le jeu vidéo alors qu'en réalité c'est un univers ultra stratifié tellement différent les uns des autres qu'il n'est pas raisonnable de les assimiler, tout ça parce que le vocabulaire est pauvre et que personne ne se dit que le mot "jeu vidéo" n'a pas plus de sens que le mot "divertissement" "loisir" "sport".

La vidéo que tu nous montres parle d'avantage de l'héritage de mouvements artistiques contemporains, la suite logique de l'art de la scénographie et des œuvres d'art moderne interactives, l'art plastique numérique en somme, que de jeux vidéos traditionnels indés de ces 30 dernières années : ça ne parle pas au même public, ça n'est pas la même chose. Il y a un problème de vocabulaire et de définition des termes.

Il n'y a pas de forme de mépris, j'ai mis une petite pointe d'humour en utilisant le mot hippie, c'est de l'imitation, il faut bien comprendre que j'ai toujours été très proche de ce milieu arty et que mes camarades et moi avons toujours adorés imiter le bon citoyen qui juge l'artiste.
Mais il faut bien prendre conscience que ça n'est pas le même univers. On ne peut pas assimiler la culture pop à l'art expérimental, il peut exister des ponts, des points d'inspiration, un public en commun, mais la vérité c'est que ça reste des mondes différents.

Plus les budgets sont élevés, moins les éditeurs veulent prendre de risques, alors ils font des copies de copies de copies jusqu'à écœurement. Les jeux que tu traites avec mépris ("ils prennent de la drogue", sérieux, on est encore aux Grandes gueules de RMC ici ?) sont l'antidote à cet écœurement. Sans eux, point de salut.


Mais là aussi c'est un problème de conclusion. Du constat " il y a trop d'open world ubisoft, de jeux service, il y a des licenciements" on ne peut en conclure "il faut faire des jeux bizarres " "il faut faire des jeux diversifiés". C'est pas un problème de diversité, ni même de vente, les gens peuvent passer des milliers d'heures sur le même jeu en boucle pendant des années, tout le monde ne cherche pas de la diversité. Le classicisme est apprécié.
Le problème c'est que les jeux actuels manquent un peu de sels et que la redistribution des richesses n'est pas saine.
C'est pas pour autant que le joueur traditionnel qui s'amuse sur assassin's creed mais qui commence à s'en lasser, va se satisfaire de l'art plastique numérique interactif.

Est-ce que le joueur qui s'amuse sur un deus ex a besoin de mouvements d'art moderne pour que son jeu soit un peu moins fade ? Peut être mais la relation n'est pas du tout évidente, ça ne lui correspond probablement pas et ça pourrait même rendre son expérience moins agréable de rendre son jeu trop original.
Sickouz
 
Le vertueux a écrit: C'est pas pour autant que le joueur traditionnel qui s'amuse sur assassin's creed mais qui commence à s'en lasser, va se satisfaire de l'art plastique numérique interactif.


Et qu'en sais tu au juste ? Peut être que justement quand on a épuisé l intérêt pour un loisir, on peut chercher à le diversifier par s'intéresser à des processus créatifs différents. Exemple tout simple t'en as marre d écouter toujours les mêmes trucs à la radio, tu t'intéresses à des listes curatoires musicales qui peuvent t intéressé.

Après avoir poncé en boucle Assassin's Creed , on peut peut être lancé fez ou thumper par pure curiosité.
Le vertueux
 
Sickouz a écrit :
Le vertueux a écrit: C'est pas pour autant que le joueur traditionnel qui s'amuse sur assassin's creed mais qui commence à s'en lasser, va se satisfaire de l'art plastique numérique interactif.


Et qu'en sais tu au juste ? Peut être que justement quand on a épuisé l intérêt pour un loisir, on peut chercher à le diversifier par s'intéresser à des processus créatifs différents. Exemple tout simple t'en as marre d écouter toujours les mêmes trucs à la radio, tu t'intéresses à des listes curatoires musicales qui peuvent t intéressé.

Après avoir poncé en boucle Assassin's Creed , on peut peut être lancé fez ou thumper par pure curiosité.


Bah non, c'est pas comme ça que fonctionne la plus part des humains. On reste dans une plage d'activité dont la nature est la même. Quand tu en as marre d'écouter puff daddy, tu vas écouter 50 cents, tu ne vas pas te mettre à écouter Dimension bonus ou Arthur H.
SI tu écoutes les beatles en boucle, tu vas peut être aller faire une pause pour mettre les rollings stone, mais tu ne vas pas mettre le chant de noel de maria carey ou aller faire un footing pour compenser.
L'écart qui existe entre une activité de loisir populaire comme Ac et aller se plonger dans une œuvre numérique artistique est trop grand pour y voir un rapport direct et naturel.
choo.t
 
Y’a une gros problème de découvrabilité, si tu n'es pas exposé à l’existence d'une oeuvre, tu ne risques pas d'en profiter, typiquement ce qui ont pour source primaire de JV les Micromania et grandes surfaces sont totalement perdus sur ce point.

Et quand bien même tu passes par des boutiques en lignes, tu te retrouves face de gros obstacles, d'une, la boutique ne propose que son catalogue (et les trucs arty les plus obscurs n'y sont rarement présent, hormis sur itch.io), de l'autres, l'algo de recommendation va continuellement te pousser à consommer des trucs similaires à tes expériences précédentes.

Et t'as aussi un gros problème de plateforme, sur PC t'as accès à plein d'oeuvres non commerciales, car c'est trivial pour tout un chacun de diffuser un jeu, que ce soit un titre de gamejam ou un projet perso, par contre sur console tu te retrouves uniquement face à des oeuvres commerciales.
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