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Total Overdose

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Alors que l'hiver est déjà à nos portes, Total Overdose tente de prolonger l'été et arrive avec dans son sac du soleil, de la téquila, des mariachis en sombreros et un gameplay explosif, rafraîchissant sans être révolutionnaire.

Ah, ils sont nombreux ceux qui ont tenté d'égaler le maître GTA. Ils sont nombreux à s'y être cassé les dents également. À première vue, Total Overdose est donc une pâle copie de la bombe de Rockstar, transposée à la frontière mexicaine. Celà dit, se limiter à cette comparaison serait une grossière erreur, tant le jeu d'Eidos ne joue clairement pas dans la même cour que GTA. À mon sens, il serait plutôt judicieux de le rapprocher du vénérable Urban Chaos, car les points communs entre ces deux titres sont légion.

Sur un air latino...


Dans Total Overdose, on incarne donc Ramiro Cruz, alias "El gringo loco", qui va devoir bosser pour les flics à la place de son frère paralysé, et découvrir qui se cache derrière la mort de leur père. Le déroulement du jeu est simple : on se balade librement en ville, à pied ou en "empruntant" des voitures, et on va chercher des missions (indiquées sur une pseudo carte complètement inutilisable du fait de sa petite taille et des énormes icônes qui se chevauchent), qu'elles soient là pour faire avancer le scénario ou simplement pour booster vos compétences. Attention, n'allez pas imaginer un aspect RPG très développé : ici, on parle simplement d'augmenter la barre de vie, la barre d'adrénaline (sur laquelle on reviendra plus tard), ou encore la possibilité de tirer avec deux armes en même temps, toujours très classieuses. La ville est divisée en quartiers (une dizaine en tout), nécessitant un petit temps de chargement pour passer de l'un à l'autre. Grosse bonne idée du jeu : on peut utiliser un taxi qui nous emmène directement au quartier souhaité.

Jusque là, rien de bien excitant : l'ambiance "mexicano" est plutôt là, mais il manque un petit quelque chose, une petite touche de vie en plus, présente dans GTA et que l'on ne retrouve pas ici. Mais une fois dans le feu de l'action, on découvre le véritable potentiel du jeu. Le personnage se dirige comme dans Max Payne : on bouge avec le clavier et on oriente le tir avec la souris. Durant les combats, il est possible d'accomplir tout un tas d'actions bien stylées comme prendre appui sur les murs et faire une roue, sauter au ralenti en avant ou en arrière (au moyen de la fameuse barre d'adrénaline), faire péter des barils explosifs, coller des headshots au moyen d'un système plus ou moins automatique assez bien pensé. Le tout s'enchaînant bien sûr sous forme de combos, qui font grimper le score et permettent de débloquer des bonus. Aussi, il devient rapidement vital de ne jamais laisser retomber le rythme, et c'est bien là le gros plaisir du jeu.

Aye tequila !


Evidemment, on est loin de la technicité d'un Devil May Cry, car les mouvements sont finalement assez peu nombreux, mais avec un peu de pratique, on arrive à un résultat visuellement plaisant. Il est également possible d'utiliser des mouvements bonus très amusants, tels que les doubles guitares en provenance directe du Desperados de Rodriguez, ou encore le catcheur mexicain, qui dans sa combinaison fluo moulante, viendra vous filer un coup de main en faisant le ménage dans les rangs adverses. Lors de vos ballades en ville, vous trouverez également de nombreuses missions cachées, comme le "Jour des morts", où il vous faudra dégommer le plus de squelettes possible.

Mais abordons maintenant les aspects négatifs du jeu. Tout d'abord, les missions scénarisées sont assez peu nombreuses, et le jeu se termine assez rapidement. Il reste bien toutes les missions annexes, mais celles-ci ne sont pas toujours très excitantes : je pense notamment à toutes les phases de conduite, en voiture ou à moto, rendues totalement inintéressantes de par la physique "légère" du jeu, rappelant là encore Urban Chaos, qui déjà à l'époque ne brillait pas particulièrement de ce côté-là. Côté réalisation, on sent clairement que le jeu vient de la console : les textures font parfois vraiment pitié à voir, et la modélisation d'ensemble est assez sommaire. Les personnages ne croulent pas non plus sous les polygones, mais sont en revanche vraiment bien animés, notamment le héros. La bande-son est plus que correcte niveau musical, avec un mix rock/hip-hop rappelant (de loin) RATM ou les plus "métalleux" des Cypress Hill, mais des voix françaises vraiment médiocres, riches en vannes foireuses qui tournent en boucle.

Merci à JeuxVideo.com pour les images.

Bref, Total Overdose est un bon petit jeu, qui a le mérite de ne pas se prendre au sérieux et de nous divertir quelques heures. Evidemment, le titre est loin d'être irréprochable, notamment sur l'aspect conduite des véhicules, mais ce point n'est heureusement pas au centre du gameplay. Alors, est-ce qu'il vaut le coup ? Son ambiance originale et son action soutenue valent-elles 50 € ? Pas sûr. Mais en revanche, si vous le trouvez d'occase, vous auriez tort de vous priver.

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