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Red Dead Redemption

Joule par Joule,  email  @j0ule  
Après l’énorme succès de la série GTA, et notamment du quatrième et de ses extensions, Rockstar s’est mis dans la tête de transposer son modèle de design dans un nouvel univers, celui des westerns. Nous voila plongés dans la peau de John Marston, sillonnant les larges contrées du Far West.
Les joueurs de GTA ne seront, dans un premier temps, clairement pas dépaysés. Sous ses faux-airs de jeu bac à sable bordé de cactus, Red Dead Redemption est doté de mécanismes rodés : la planque pour sauvegarder (même s'il est possible de le faire à tout moment en plantant sa tente dans le désert, en plus des sauvegardes automatiques de fin de mission), des mini-jeux, une étendue de jeu gigantesque, le système de recherche par les forces de l'ordre (doublé d'une prime qui augmente en fonction de vos méfaits, que vous pouvez racheter quand vous en aurez marre d'avoir tous les chasseurs de prime du pays à vos trousses), le déplacement à pied ou en véhicule et même le système de gunfights, à deux ou trois détails près. Le mode sang froid permet d’aligner les ennemis grâce à une sorte de bullet time, et le mode duel usant grosso merdo le même système apporte son lot de variété.




Rockstar a quand même ajouté quelques sucreries, comme des challenges concoctés pour les achievements whores : par exemple, chasser certains animaux au couteau ou ramasser différentes espèces de plantes. La chasse au gangster est assez bien foutue, d’autant qu’on peu les trainer accrochés derrière le canasson pour toucher la prime “Alive”. Des évènements aléatoires plutôt bienvenus viennent également vous tenir éveillé durant les longues chevauchées entre deux missions : sauver un homme agressé par des bandits, relever un défi de tir, ou encore tomber dans une embuscade ne sont que des exemples de ce qui vous attend dans cet univers sauvage.

Malheureusement, les missions principales sont peut-être le maillon faible du mode histoire : d’une qualité très inégale, très peu d’entre elles se révèlent véritablement épiques. Certaines sont même carrément chiantes, et du coup on reste un peu sur sa faim sur ce point. À cela s’ajoutent des incohérences scénaristiques flagrantes, notamment au Mexique, où l’on se retrouve à flinguer des révolutionnaires que l’on aidait la mission d’avant à tenter de renverser le régime en place... avant de se pointer comme une fleur chez eux pour la mission d’après. La cohérence de l’histoire en prend un sacré coup, d’autant qu’il aurait été facile d’obliger le héros à se mettre un foulard sur le visage lors de certaines missions pour remédier à ça. Le tout est quand même rattrapé par des moments vraiment chouettes, comme l’arrivée au Mexique ou la fin du jeu.




Visuellement, pas besoin de se voiler la face, le titre de Rockstar est sublime. On s’y croirait réellement, avec un cycle jour/nuit permettant d’apprécier des couchers de soleil magnifiques et une variété de décor vraiment dépaysante - même si le tout reste quand même dramatiquement vide, désert oblige, malgré la présence d'animaux sauvages, des cow-boys arpentant les routes ou des petits événements aléatoires déjà mentionnés. Le jeu a au moins le bon goût de rester fluide pratiquement en toute circonstance. L’univers fait son petit bout de chemin, et on se balade au milieu en étant complètement immergé. On se surprend souvent à passer de longues minutes à se balader et atteindre des lieux rien que pour le plaisir des yeux. La bande son n’est pas en reste et, faute d'autoradio sur les chevaux, propose des thèmes d'ambiance variés dignes des meilleurs westerns.

Du côté du multi, une fois la semi déception de l’absence des mini-jeux en mode libre (les prochains DLC payants devraient remédier à cela), on se prend au jeu du shérif et des indiens. Les parties Versus ne sont pas toujours palpitantes (ça dépend vraiment des joueurs avec qui on se trouve) mais le Free Roam avec les potes est salvateur. Le dernier DLC permet de structurer mieux cette coopération entre joueurs, grâce à de véritables missions pensées pour. Un bon moyen de prolonger la durée de vie d’un jeu qu’on aimerait ne jamais finir, tellement l’univers nous envoute.
Malgré quelques lacunes scénaristiques, un côté rébarbatif sur certains aspects, et des environnements aussi vides que magnifiques, Red Dead Redemption réussit à nous transporter complètement au Far West. On prend vraiment du plaisir à traverser les contrées mexicaines au galop ou à nettoyer un repère de gangsters. Au final, on se retrouve avec une véritable pépite qu’il serait fâcheux de rater, même si ceux qui s'attendaient réellement à un "GTA 4 au Far West" risquent de rester un peu sur leur faim face à ce jeu beaucoup plus contemplatif que ce à quoi Rockstar nous a habitués.
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