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OutRun 2006 : Coast 2 Coast

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
Bonsoir Alfred, je sors. J’emmène Clarissa faire un tour dans une de mes Ferrari. J’espère que vous avez fait la révision des 20 ans. Je suis nostalgique mais pas au point de conduire avec n’importe quoi. Ne m’attendez pas, cela risque d’être long. Mettez quand même une bouteille de Moet & Chandon au frais. Après la ballade que je vais lui offrir, je pense que j’aurais droit à quelques faveurs de madame.
OutRun 2006 : Coast 2 Coast est le portage PC de la version console du même nom. Elle-même est une adaptation de la borne d’arcade Outrun 2 SP, deuxième version d’Outrun 2 qui est la suite d’un classique de l’arcade sorti en 1986. Portage, jeu console, arcade, rétro… J’ai probablement déjà perdu la moitié de mon lectorat. L’autre moitié a sûrement déjà lu la note finale et doit être un peu intriguée. Et pourtant il n’y a pas de quoi en faire toute une histoire : on parle juste d’un des meilleurs jeux de voiture axé arcade sur PC.

Après tout, c’est un jeu créé par l’AM2, le studio phare de Sega, les rois de l’arcade, déjà auteurs de la version de 1986 et créateurs des jeux de course en 3D avec Virtua Racing. J’avoue, les débuts ne seront pas facile. Votre joypad ne sera peut-être pas totalement reconnu (utilisez Joypad Mapper), votre PC rebootera peut-être au démarrage d’une course (enlevez l’accélération sonore matérielle) et le jeu vous semblera peut-être bien trop rapide (ne désactivez pas le VSYNC). Vous pouvez mettre la résolution et l’antialiasing au maximum, ça passera très bien. Tout est prêt pour profiter du voyage.

Conduire en état de liberté



C’est bien de voyage dont il est question. En mode Outrun, on trace à toute allure sur une autoroute à 5 voies à travers 5 étapes tout en évitant les voitures présentes. Le passage d’une étape à l’autre se fait en choisissant d’aller à gauche (plus facile) ou à droite (plus difficile) à une bretelle d’autoroute ce qui fait qu’il y a 15 étapes différentes. En fait, il y en 15 de plus car le jeu inclut celles d’Outrun 2 et celles d’Outrun 2 SP sans compter les variantes climatiques et temporelles (jour/nuit). C’est en partie ce qui fait le bonheur d’Outrun : on ne conduit pas sur un circuit mais sur route ouverte dans un parcours aux décors variées. Plage, montagne, forêt, Las Vegas, désert, ruines antiques… On passe d’une étape à une autre sans aucune cohérence et lors d’une phase de transition surnaturelle où les montagnes poussent et où le jour laisse la place à une nuit étoilée. Même si les textures auraient méritées un ravalement de façade, c’est superbe et on ne se lasse pas de ces nuages bas renforçant l’impression de vitesse déjà géniale ou de cette route ombragée par des palmiers à proximité d’une cascade. Les couleurs sont éclatantes et pour peu que vous possédiez un grand écran, vous allez en prendre plein les yeux.

Restez quand même concentrés, le but est d’arriver avant la fin du chrono, chaque nouvelle étape vous redonnant quelques précieuses secondes. Le gameplay d’Outrun ne vous fera pas de cadeau. Il n’y a point de nitro, de missiles, de bullet time, de décors destructibles et de raccourcis. Le salut et le bonheur de ce jeu tiennent en trois mots : trajectoire, aspiration et dérapages. Il va falloir ré-apprendre à maîtriser chaque pouce du terrain, à slalomer entre les voitures et surtout à déraper. La méthode est la même que dans Burnout : une petite pression sur le frein avant de ré-accélérer en braquant. Ca permet de maintenir sa vitesse dans un virage tout en échappant à l’inertie qui a une furieuse envie de vous envoyer dans le décors. Une fois que vous aurez choppé le coup, à vous les dérapages de fou furieux, les enchaînements de virages en épingle à cheveux à 250 km/h les deux mains sur le pad et la bave aux lèvres tandis que le chrono défile bien trop vite.

Ferrari challenge



Les chocs contre les autres voitures ou le décor peuvent vous faire effectuer des tonneaux mais jamais vous n’abîmerez la voiture. La perte de temps provoquée est une bien pire punition. De toute façon ce serait criminel de maltraiter des voitures aussi bien modélisées. 15 Ferrari sont présentes, de l’antique Dino GTS à la toute récente Enzo Ferrari. Je ne suis pas fan des voitures mais je trouve qu’elles ont une classe folle essentiellement due à leur sobriété dans un monde où les néons et peintures vertes flashies à vomir accompagnés de jantes 22 pouces ont pris le pouvoir. Les voitures sont regroupées en trois niveaux de difficulté qui dépendent de leurs caractéristiques.

OutRun 2006 : Coast 2 Coast contient la version arcade mais Sumo Digital, qui a fait le portage, a rajouté un mode solo bien plus conséquent. Dans le mode un joueur, il faudra tout débloquer : voitures, peintures, étapes, musiques… en gagnant des miles. Pour se faire, il faut faire des parcours en mode Outrun et terminer les missions du mode Coast 2 Coast. Dans ces missions, on effectue une série d’objectifs sur des parcours allant de 1 à 5 étapes. Ils consistent à battre des adversaires à la course ou au dérapage. Ces missions sont jouissives car assez corsées : les pilotes IA démarrent avec une longueur d’avance et ne se laissent pas faire. Si les premières missions semblent être du gâteau, seuls les plus téméraires arriveront premier dans les dernières où la moindre erreur est souvent fatale.

Hot poursuit



Outre les missions contre des adversaires IA, on trouve des missions où il faut satisfaire les exigences d’une fille assise à coté de vous : doubler des camions, déraper comme un fou, éviter les météorites, percuter les voitures… Plus vous êtes doué, plus elle sera contente. Le nombre de miles gagnés dépend de la note qu’elle vous mettra. La VF est une horreur et on a plutôt envie d’éjecter la fille de la voiture en plein dérapage que d’obéir à ses désirs même si ces missions vous permettent aussi d’améliorer votre pilotage.

Les musiques d’Outrun font partie de la légende. Les connaisseurs retrouveront les thèmes habituels de la série présents en version moderne et rétro ainsi que quelques nouveautés tout aussi réussies. Pas de metal furieux ou de rap US, tout est fait ici pour rester dans l’ambiance où le zen des paysages côtoie le stress du chrono. Finalement le seul gros défaut de cette version est qu’elle lassera peut-être rapidement ceux qui ont déjà passé des longues heures sur Outrun 2 sur Xbox. J’y ai replongé avec plaisir car cette version est encore plus aboutie et possède une durée de vie supérieure. Pour ceux qui n’ont jamais testé, n’hésitez pas à tenter le coup. Le jeu n’est vendu qu’à 30 euros et procure un plaisir infini.
OutRun 2006 : Coast 2 Coast est un petit chef d’œuvre. La prise en main est simple mais le jeu est loin d’être simpliste et on tombe amoureux d’un style de conduite totalement irréaliste et plaisant. Il est beau, ne fera souffrir ni votre PC ni votre porte-feuilles et promet de très nombreuses heures de jeu. Au delà du simple coté nostalgique, Sega vous propose un jeu de vacances, une invitation au voyage et un bonheur purement arcade.

SCREENSHOTS

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