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TEST

Nobody expects The Inquisition !

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
 
Mettons les choses au clair : au moment où j’écris ce test, je n’ai pas encore terminé Dragon Age : Inquisition. Je suis actuellement à plus de 50 heures de jeu, et prévois d’en passer encore un paquet. Je ne sais pas du tout où je me situe dans la trame principale ni dans combien de temps je vais « finir » le jeu. Je préfère passer mon temps à explorer les autres possibilités du jeu. TOUTES SES AUTRES POSSIBILITÉS !
Pourtant, au début, l’éventail des activités possibles semble réduit : vous débarquez au milieu de la fin du monde. Littéralement. Après vous en être sorti grâce à l’opération de Sainte Andrasté (j’adapte mes dictons au contexte), vous vous retrouvez rapidement à la tête d’une organisation ressuscitée d’entre les morts : l’Inquisition. À sa tête, vous allez étendre votre influence et votre puissance afin de défendre la veuve et l’orphelin contre la nouvelle menace qui pèse sur le monde… Du très standard en somme. Étendre vote influence se fait à travers deux activités : l’exploration et le massacre des méchants ou la planification stratégique depuis votre forteresse.

Dora l'Inquisitrice

L’exploration se déroulera dans les différentes zones disséminées dans le monde. Le voyage rapide permet d’accéder à ces zones à partir d’un camp de base, puis vous devrez vous-même découvrir la map. Ce qui va prendre un moment car les zones sont immenses, et toutes uniques. Pas de décors qui se répète ni de donjons créés à partir de morceaux prédéfinis : on sent que chaque endroit que vous allez explorer a été fait à la main et avec amour. Les level designers ont passé un temps fou sur chaque zone, avec ses quêtes, ses ennemis, ses secrets, etc. L’exploration est longue, mais rarement fastidieuse, car il y a toujours quelque chose à faire. Entre la récolte de matériaux, les quêtes, les objectifs bonus, les quêtes de compagnons et les zones cachées, vous allez rarement vous ennuyer. Cette avalanche de contenu pourra en rebuter certains, mais sachez que rien n’est obligatoire. Le jeu propose un contenu vaste et intéressant, mais sans contraindre le joueur à une activité spécifique. De plus, absolument tout ce que vous allez accomplir bénéficiera de près ou de loin à l’Inquisition. On a donc jamais l’impression de faire quelque chose d’inutile ou de rébarbatif. Tuer un dragon vous rapportera beaucoup plus d’influence auprès du peuple que le passage d’une loi fiscale équitable.
 

La foire aux monstres

En plus des dragons, vous pourrez tuer beaucoup de choses : démons, humains, nains, elfes, ours, biches, mutants, mages, etc. Le bestiaire est impressionnant, mais comme le jeu est grand, il devient un peu répétitif sur la fin. Chaque ennemi s’aborde d’une manière différente et même avec plusieurs niveaux de plus sur un ennemi, si vous ne faites pas ce qu’il faut pour le tuer, vous allez galérer. Les combats sont malheureusement le point faible du titre, avec un aspect tactique amputé à la hache. La caméra tactique n’aide pas vraiment, avec un dézoom ridicule et une collision permanente avec le décor, ce qui rend son utilisation plus qu’ardue. On utilise quand même la fonction pause des combats, mais le nombre limité de skills par personnage empêche le déploiement d’une véritable stratégie. À côté de ça, l’IA du jeu n’est pas trop mauvaise, que ce soit pour vos compagnons ou pour vos ennemis.
Je me suis fait surprendre plus d’une fois  par un voleur qui attendait patiemment que je m’éloigne de mon mage pour l’assassiner en 2 coups de dagues. La majorité des combats contre les ennemis de base peut se faire en fonçant tête baissée, mais certains affrontements sortent du lot. Un dév a dû se rappeler que le jeu s’appelait DRAGON Age et a donc décidé de peaufiner les combats contre les sauriens volants. Mon premier affrontement contre un dragon restera un excellent souvenir. Je suis mort en deux coups d’aile et une boule de feu. Après sept tentatives et la mise en place d’une stratégie millimétrée, j’ai pu poser fièrement sur sa carcasse.
 

How to make friends 101

Quand vous ne chasserez pas les lézards volants géants, vous serez dans votre forteresse à gérer vos ressources.  Avec les matériaux d’artisanat que vous aurez récupérés, vous pourrez crafter la panoplie du parfait inquisiteur pour vous et vos compagnons. Le système de plan / matériaux est très bien pensé et permet de crafter sans trop de problème des équipements adaptés à votre style de jeu / à l’activité que vous voulez faire - les équipements de résistance au feu étant plus qu’indiqués si vous vous voulez vous faire un steak de dragon. Ensuite, vous aurez accès à une table stratégique permettant de planifier des missions pour vos troupes. Elles se divisent entre celles qui coûtent de la puissance et celles qui prennent un certain temps. Les premières vont débloquer des zones explorables ou vous faire jouer une mission spécifique, andis que les autres vous rapporteront des ressources diverses.
Cet aspect du jeu est obligatoire pour progresser dans la quête principale, mais assez simple pour ne pas entraver le joueur. Il fait clairement plus office de gadget que de véritable aspect gestion. Enfin, vous pourrez développer vos relations sociales avec vos compagnons. Si on omet les animations faciales ridicules, l’écriture des différents personnages et les dialogues sont d’assez bonne qualité. Ils ne sont pas trop stéréotypés et peuvent parfois vous surprendre.

J'ai envie de vous parler du scénario, mais je me rends compte que je me souviens juste du nom du méchant : Corypheus. On dirait un médicament pour la toux (dont il aurait bien besoin d'ailleurs, vous verrez). Par contre, si vous voulez un exposé détaillé sur la culture Qunari avec un diaporama, ou une description des méthodes de chasse du dragon-sire abyssal, je peux le faire sans problème. Et ça résume assez bien ce qu'il faut retenir du jeu : le scénario n'est qu'un prétexte pour vous faire explorer un monde vaste, profond, qui représente fièrement le genre de l'heroic fantasy, avec des secrets à découvrir, des trésors cachés par des pirates, des tombes anciennes pleines de parchemins, des créatures mythiques à tatanner et de la magie partout. Alors oui, sauver le monde c'est bien, mais l'explorer, c'est mieux !



Comme vous vous en doutez, les temps de chargement sont nombreux et, vu les graphismes du jeu, assez longs. Les développeurs ont eu une petite idée très bien foutue : toutes les informations que vous découvrez sur le lore du jeu se trouvent résumées dans des cartes qui apparaîtront pendant les temps de chargement. Vous pourrez donc lire des informations utiles au gameplay ou qui approfondissent juste l’univers pendant que vous patientez. Ou comment faire lire le codex inhérent à ce genre de jeu à tout le monde. Ce genre d’idée côtoie malheureusement des hordes de bugs. Je m’attendais à un jeu nécessitant un patch, mais il en faudra plusieurs et une sacrée optimisation pour avoir un jeu au niveau des standards des AAA. Quelques mods à la Skyrim pour améliorer l’interface et la gestion de l’inventaire ne seraient pas du luxe par exemple (on a le droit de rêver).
Dragon Age : Inquisition est un bon jeu. Il aurait pu être meilleur, avec une finition plus poussée et des combats plus exigeants, mais il y a tellement à faire, tellement à voir que ces désagréments sont mineurs comparés à l’aventure offerte. Passer deux bonnes heures pour faire une quête de chasse dragon, et finir carbonisé en moins de 15 secondes, ça n’a pas de prix. Et ça permettra de patienter en attendant The Witcher 3 !
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