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Devil May Cry 3 : Dante's Awakening

toof par toof,  email
Quoi de plus énervant que de se faire déranger par le téléphone quand on sort de la douche et qu'une bonne pizza attend ? Ouais, vous êtes d'accord, ça fout carrément en pétard ! L'arrivée intempestive de bidules et de machins des forces du mal serviront de prétexte pour nous entrainer avec Dante à chatouiller du monstre pour la troisième fois. Après un Devil May Cry faisant figure emblématique du beat'em all et un Devil May Cry 2 manquant cruellement d'envergure, bon nombre de joueurs serraient des dents en attendant Devil May Cry 3 : Dante's Awakening. Ils vont pouvoir se détendre.

Un réveil difficile ?


Pour les cancres au fond près du radiateur qui n'auraient pas suivi, l'histoire raconte que le démon Sparda se serait retourné contre les siens lors de la guerre les opposant aux humains, afin de sauver ces derniers. Depuis les évènements, l'histoire devint une légende mais laissa derrière elle Dante, qu'on présente comme le fils de Sparda. On se doute alors que le garçon possède quelques prédispositions naturelles au lattage de monstres. Mais ce que l'on apprend au début de Devil May Cry 3 : Dante's Awakening (DMC 3), c'est que Sparda a engendré non pas un, mais deux enfants. C'est alors que le frère de Dante, Vergil, décide de s'installer dans les parages et d'y faire pousser sa tour gigantestque, semant le désordre avec ses petites créatures pas bien sympathiques. Invité par l'énigmatique Arkham, Dante s'en va rejoindre son frérot pour régler les problèmes de voisinage.

Pour la première fois, un jeu de la série se voit attribuer un sous titre, à savoir "L'éveil de Dante". Ne pouvant difficilement faire plus explicite, on s'attend à voir passer Dante de simple adolescent boutonneux à casseur de méchants en série. Que nenni, on le retrouve déjà au point où une lame lui traversant le torse ne le chatouille guère plus qu'une piqûre de cure-dent. Et il a d'ailleurs bien changé. Alors que l'on avait laissé un Dante classieux à l'assaut d'un château à fortes tendances gothiques dans DMC, on le retrouve dans DMC 3 en petit péteux un peu foufou. On regrettera un peu ce parti pris donnant au personnage un côté plus cool, limite branchouille. Mais il est toujours aussi frimeur, provocateur et arrogant et c'est un plaisir de le retrouver narguer d'un énorme cerbère à trois têtes comme s'il s'agissait d'un vulgaire caniche.
En total décalage, Vergil est lui du genre hautain et méprisant. Cette opposition fraternelle (qui n'explique d'ailleurs rien sur le pourquoi du comment malgré ce qu'aurait pu faire penser le titre du jeu) mise à part, le peu de scénario qui reste se résume à un vilain méchant qui veut dominer le monde (tiens, le "scénario" de DMC 2...) en se servant des deux fils de Sparda tout en étant pourchassé par Lady, cette dernière ne prenant place que dans quelques cinématiques et malheureusement pas jouable, même pas le temps d'un niveau comme avait pu l'être Arcia dans Chaos Legion. Dommage.

D'un point de vue technique, Devil May Cry 3 frise le sans faute. Tout d'abord, la fluidité est exemplaire, merci le mode 60Hz. Ensuite, même si les décors ne sont pas des plus détaillés, ils sont bien réalisés et propres sur eux, embellis par moment par plein de jolis effets graphiques dont des réflections qu'on dirait tout droit sorties du bide des effets avec le mot shader dedans. On se ballade dans les derniers niveaux dans des lieux splendides, mais on aura aussi droit à une dépaysante promenade dans les entrailles d'une énorme bestiole. Même constat du côté des animations, que ce soit pour Dante ou pour les ennemis, c'est propre et les mouvements s'enchaînent sans heurts. La où le jeu progresse techniquement par rapport à ses ainés, c'est au niveau de la caméra. Alors que DMC1 et 2 laissaient souvent le joueur péniblement shooter des ennemis hors champs, DMC 3 se permet de proposer une caméra semi dynamique ou l'ennemi looké sera forcément visible à l'écran au prix de zooms et rotations. Ces recadrages fréquents nécessiteront un petit temps d'adaptation mais une fois le coup de main pris, c'est impeccable. Le jeu est accompagné par des musiques très dynamiques, façon hardcore de djeunz mais il faut avouer qu'elles rythment le jeu d'une très belle manière. Les sons quand à eux sont plus qu'honnêtes et les voix anglaises correctes, si on exclut celle ridicule de Vergil, qui parle du nez.

Fallait pas l'inviter


Au risque de dévoiler un peu du scénario, l'une des étapes du jeu consistera à faire en sorte que Dante puisse se transformer en démon. Ce dernier aspect sera l'un des plus mal exploité du jeu, surtout après les possibilités offertes par DMC 2 dans le domaine. Il ne servira ici qu'en cas d'urgence : il permet d'être plus rapide, plus puissant et de remplir un peu sa barre de vie. Pour tout le reste, c'est du tout bon, DMC 3 se permet de mélange les bonnes trouvailles de DMC 2 en matière de gameplay tout en gardant une certaine sobriété. Un nombre conséquent d'armes de corps à corps et à distance seront à découvrir, dont certaines plutôt surprenantes, mais ces armes seront à choisir en début de niveaux, pour un total de deux par catégorie. Ca laisse un choix suffisant mais sachant que chaque arme apporte à Dante une partie de ses aptitudes de combat, elles seront à choisir soigneusement en fonction de ce qui attend dans le niveau à venir. Les autres aptitudes de combats seront apportées par la nouveauté de DMC 3 : les styles de combat. Disponibles au nombre de quatre au début du jeu (d'autres sont déblocables tout au long du jeu, je vous laisse la surprise), ils influenceront grandement la manière de jouer. Le style Gunslinger permet à Dante de faire le mariole avec ses flingues, le Swordmaster sert à être redoutable au corps à corps, épée en main (que l'on peut projeter) ou non. Le style Trickster permet quant à lui à faire tout un tas de cabrioles, nécessaire contre des boss rapides nécessitant des mouvements éclair, mais est utile également pour frimer à mort et marcher sur les murs pendant les combats, tout en faisant grimper de façon affolante les notes de style lorsqu'il est bien utilisé. Le dernier style est le Guard, servant tout simplement à parer les attaques difficilement évitables de certains boss.

En parlant de difficulté, c'est là l'un des points importants du jeu. Alors que DMC 2 se finissait en hard les doigts dans le nez, DMC 3 retrouve la difficulté qui faisait de DMC un challenge plutôt corsé à relever. Le temps de reprendre Dante en main en difficulté Normale, on frise l'insolence lorsque le jeu propose le mode Facile après trois décès consécutifs. Pourtant, difficle de ne pas y passer tant le jeu s'avère difficile dès le premier tiers franchi. Et là intervient une excellente trouvaille : il est possible de reprendre n'importe quel niveau déjà traversé à la difficulté de son choix. Vous me direz qu'il ne sert à rien de rejouer des niveaux déjà terminé et vous auriez bien raison si DMC 3 ne proposait pas un système de leveling des styles et des armes. Tout gain en compétence ou en armes reste si on reprend un niveau antérieur dans un niveau de difficulté plus élevé : vous n'arrivez pas à franchir le boss d'un niveau en normal ? Pas de problème, franchissez le en easy, continuez sur quelques niveaux histoires de gagner quelques armes et actions, puis retentez le coup en normal. Tout se passe tout de suite mieux et on évite la crise de nerfs après le vingtième échec au même boss. Ce système est bien sûr à utiliser à bon escient et permet tout simplement au joueur moyen de progresser quoiqu'il arrive.

Pour en revenir au leveling mentionné précédemment, il se décompose en deux aspects distincts. D'un côté, le leveling classique pour un Devil May Cry : on dérouille des ennemis et ceux-ci laissent derrière eux des sphères rouges qu'on accumulent. Entre deux niveaux, il est possible de les dépenser en divers items (vie, magie, continue, etc) mais également en actions, au nombre de deux ou trois par arme de corps à corps. On retrouve alors avec joie le double saut de DMC 2 ainsi que d'autres attaques offensives et défensives. L'autre aspect, introduit grâce aux fameux styles, fait que plus un style est utilisé, plus la barre de progression augmente. Une fois un level gagné, de nouveaux mouvements sont accessibles, différents selon l'arme utilisée. Il faut voir le Fireworks du Gunslinger pour le croire, on vire dans le délire le plus total mais c'est beau et fun, on en redemande. Pour finir, vous l'aurez compris, DMC 3 ne se résume quasiment qu'à de l'action non stop. Les combats s'enchaînent à un rythme soutenu et ce ne sont pas les quelques énigmes, très faciles à résoudre la plupart du temps, qui vont ralentir la progression.


Merci à Logan de Jeuxvideo.com pour les images.

Devil May Cry 3 : Dante's Awakening se résume finalement comme étant un peu du meilleur des deux premiers opus, même si dans chaque domaine il ne parviendra pas à les surpasser. On retrouve un Dante arrogant et d'un charisme énorme évoluant dans un jeu à l'ambiance étonnante tout en conservant la richesse du gameplay de Devil May Cry 2. Les styles de combats introduits dans ce nouvel épisode font une grande partie de la force du jeu. Nerveux, rapide et difficile, Devil May Cry 3 se hisse facilement dans la tête de liste des Beat'em All à posséder.

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