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PREVIEW

Gamescom 2019 : première rencontre avec Modus Games

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Parfois à la Gamescom, on a envie de prendre la manette et de demander à la personne qui présente le jeu de nous laisser tranquille de ce tout petit box, juste pour jouer et apprécier le jeu que nous avons devant les yeux. C’est un peu ce qui m’est arrivé sur les 4 titres qui m’ont été présentés chez Modus Games.
Lors de ma troisième journée à la Gamescom 2019, j’ai passé un peu plus de 2h30 chez Modus Games, un petit éditeur pas vraiment connu du grand public. Et c’est bien normal, puisqu’il n’a que deux ans d’existence. Pour le situer un peu plus précisément, il faut préciser qu’il s’agit d’une division de Maximum Games (datant de 2009), un distributeur et éditeur, travaillant notamment avec Focus Home Interactive, Big Ben Interactive, Funcom, Deep Silver ou encore Anuman. Honnêtement, j’y suis allé un peu par curiosité, et si j’avais su que j’allais avoir du hands off pour les 4 jeux présentés, j’aurais probablement loupé quelque chose.

Cris Tales

Sans aucun doute le titre qui m’a le plus frappé. Je l’avais déjà vu passer rapidement sous mes radars, mais je ne m’étais pas trop arrêté sur ce RPG actuellement en développement dans les studios de SYCK et Dreams Uncorporated. Avant d’entrer dans les détails, et ne laissant que l’écran d’accueil visible sur la grande TV juste devant moi, le présentateur m’annonce tout de suite la couleur. Cris Tales a été développé pour rendre hommage aux JRPG, en reprenant les bonnes idées et inspirations de titres comme Chrono Trigger, Final Fantasy VI, Valkyrie Profile, Bravely Default ou plus récemment Persona 5. Ok, le mec veut m’en mettre plein la vue. Mais il n’a pas tout à fait tort.

Si l’animation des personnages n’est pas encore du niveau des productions japonais qu’il a cité, l’idée derrière Cris Tales est très intéressante, de même que son design. L’histoire nous dévoile Crisbell, une jeune femme chronomancienne vivant dans un monde en proie à une puissante impératrice qui espère, comme n’importe quel méchant, détruire le monde. Jusque-là, on ne peut pas dire que ça sent l’originalité à plein nez. La petit twist tient finalement dans son gameplay, proposant d’interagir avec le présent, en modifiant le passé, ce qui modifiera probablement aussi le futur. Et tout cela se fait dans un seul et même écran, découpé en trois parties. C’est assez malin et cela donne vie à quelques choix intéressants qui auront un impact sur l’histoire.  

Et cela peut aussi se traduire par quelques astuces lors des combats contre des ennemis, au tour par tour comme à la grande époque. Par exemple lors de cette démonstration, il était impossible de n’enlever ne serait-ce qu’un point de vie à un boss, qui se protégeait derrière un lourd bouclier en fer. Sauf qu’en partant dans le passé, et en utilisant une attaque d’eau, le futur (notre présent donc) sera différent. De ce fait, en retournant dans la partie du présent, le lourd bouclier était un peu rouillé… de quoi attaquer ce boss plus facilement.

Reste maintenant à voir ce que cela donnera sur la durée et le développeur m’a annoncé une histoire d’environ 20h. C’est prévu pour 2020 sur Switch, PS4, Xbox One et PC. Au passage, la démo est maintenant dispo sur Steam.

Trine 4 : The Nightmare Prince

Après s’être totalement craqué avec Trine 3 et un passage à de la 3D dans la profondeur, il semblerait que Frozenbyte soit revenu sur les bases de la série avec une 2,5D. Un choix que j’espère judicieux pour cette série qui est pas mal du tout, surtout en multi. On retrouve d’ailleurs ce gameplay à plusieurs, avec la possibilité de jouer avec de nombreux personnages : Amadeus le magicien, Pontius le chevalier et Zoya la voleuse, chacun possédant des capacités propres. Seul, il faudra alterner entre les héros, tandis qu’à plusieurs, la question ne se pose pas. Dans les faits, Frozenbyte n’a pas vraiment changer la formule du jeu, à savoir un jeu d’aventure plates-formes avec une grosse dose de résolutions de puzzles. Cela fonctionne toujours aussi bien et surtout, ce Trine 4 : The Nightmare Prince semble bien mieux maîtrisé que le précédent épisode.

La nouvelle version du Frozenbyte Engine fait des merveilles lorsqu’il s’agit de décors, avec ses nombreux effets de lumières, d’éclairages, de particulières, d’ombres, ses couleurs vives, mais aussi une physique très intéressante. Trine 4 nous propose par exemple de rouler sur des boules de neiges pour prendre de la vitesse et passer sur de dangereux pics, mais aussi de dévier de l’eau avec le bouclier de Pontius. Les puzzles sont donc un peu plus compliqués, mais jamais infaisables. On comprend vite ce qu’il faut faire et il suffit de se coordonner un peu pour réussir l’énigme sans trop de problème. Ce qui ne sera pas forcément le cas des combats, qui semblent un peu plus ardus qu’avant. Les ennemis se protègent, tentent de vous contourner ou activent même des pièges.

Si tout semble plutôt bon, reste tout de même une chose qui m’a fait tiquer, quand j’ai demandé comment cela se passe lors d’une partie avec 4 joueurs, alors que Trine 4 ne propose que 3 personnages différents. Les développeurs m’ont assuré que tout se déroule simplement, avec même la possibilité de jouer avec 4 fois le même personnage. Reste à voir si cela a un réel intérêt, ce dont je doute, puisque les énigmes et combats sont pensés pour 3 personnages maximum. Nous verrons cela dès le 8 octobre sur Switch, PS4, Xbox One et PC.

Rock of Ages 3 : Make & Break

Je crois que c’est le jeu le plus bizarre que j’ai vu lors de cette Gamescom et très honnêtement, le décrire sera assez simple et rapide. Développé par les studios ACE Team et Giant Monkey Robot, Rock of Ages 3 se présente comme étant un jeu d’action et de tower defense, le tout soupoudré d’humour totalement barré mêlant Monty Python, mythologie et religion. Dans les faits, il s’agit plus de dévaler un niveau avec un objet rond comme boulet de canon, mais cela fonctionne aussi une tome de fromage, afin d’aller casser des trucs pendant le niveau et d’arriver à une fin.

Dit comme ça, ça a l’air nul et franchement, je n’y passerai probablement pas plus d’1h, mais Rock of Ages 3 : Make & Break a ce petit truc qui peut faire de lui une sorte de « meme » et fédérer une communauté. Surtout qu’il est possible de créer ses propres niveaux, de les partager et d’y jouer à plusieurs. A voir donc avec la version finale, qui est prévu pour une sortie dans l’année 2020 sans plus de précision sur Switch, PS4, Xbox One et PC.

Ary and the Secret of Seasons

A première vue, je me suis tout de suite dit que les développeurs de eXiin et Fishing Cactus aiment beaucoup The Legend of Zelda, que ce soit le premier ou le tout dernier épisode. Et effectivement, en leur demandant, ils m’ont assuré que c’est l’une des séries préférées dans l’équipe et que Ary and the Secret of Seasons s’en inspire grandement. Il s’agit donc d’un jeu d’aventure mettant en scène une jeune fille nommée Aryelle, ou Ary, dans le monde de Valdi. Je n’ai malheureusement pas vraiment eu beaucoup de détails sur l’histoire, mais il semble qu’un ancien mage maléfique fût emprisonné dans une tombe pour l’éternité, suite à un combat contre un valeureux héros. Et ce tombeau n’a pas été fermé avec une simple clé. Oh non, il a fallu les pouvoirs de quatre grands sages, les Gardiens des Saisons. J’ai eu comme un souvenir de The Legend of Zelda : Ocarina of Time, pas vous ?

Bref, toujours est-il qu’Ary a quelques pouvoirs intéressants pour le gameplay, à savoir contrôler les saisons. Enfin, pas vraiment, puisqu’elle y arrive seulement dans des sortes de petits dômes. C’est d’ailleurs là que réside toute l’idée du jeu. Un grand lac gelé à traverser ? Pas de problème, il suffit d’y déposer la saison d’été, ce qui laissera l’eau apparaitre. Envie de grimper en haut de cette grande tour ? Suffit d’utiliser l’hiver et de créer des blocs de glace. C’est assez malin et les combats utilisent très bien ces facultés, en tout cas pour les boss puisque je n’ai pu voir qu’un combat de boss.

Pour l’instant encore en développement et prévu pour le premier trimestre 2020 comme le précise Steam, ou plutôt « on va éviter d’affronter Animal Crossing : New Horizon et d’autres jeux, donc probablement plus tard » comme me l’ont confirmé les développeurs présents, Ary and the Secret of Seasons a quelques bonnes cordes à son arc, mais il reste encore pas mal de boulot. Les environnements sont assez vides et génériques, cela manque cruellement de vie, mais j’espère que ce n’était que du fait de la démo. Modus Games sortira ce jeu sur Switch, PS4, Xbox One et PC.

Remothered : Broken Porcelain

Changement d’ambiance radical avec Remothered : Broken Porcelain, qui s’approche bien plus d’un Resident Evil/Silent Hill, que d’un jeu tout public. Suite de Remothered : Tormented Fathers, et actuellement en développement chez Stormind Games et co édité par Darril Arts et Modus Games, j’ai pu assister à une démo très alpha du jeu. D’ailleurs, Chris Darril (que j’ai rencontré dans le train en allant à Cologne), le réalisateur du jeu, a tout de suite précisé que la démo est très loin du rendu final. J’ai poussé un petit ouf de soulagement en me disant qu’effectivement, l’Unreal Engine 4 est capable de faire mieux que cela.

Passé l’aliasing très présent, j’ai découvert un titre qui est clairement là pour faire peur. L’histoire se déroule dans l'hôtel Ashmann, rappelant beaucoup l’ambiance du film Shining avec ses longs couloirs et ses portes en bois. On dirige une jeune femme, Jennifer, de son vrai nom Celeste Felton, et il est donc question de découvrir ce qui se trame dans ce foutu hôtel en tant qu'employé puisqu'elle occupe le poste de femme de chambre. Evidemment, la première personne que l’on rencontre est loin d’être une petite mamie sympa et commence à vomir des vers, avant de nous attaquer et de nous poursuivre dans l’hôtel. Nous sommes clairement devant un jeu de survie, avec une bonne dose d'horreur psychologique. Reste maintenant à voir si les développeurs vont pousser le taquet graphique plus haut, parce que cela pourrait avoir sacrément de la gueule, surtout si la partie son tient la route.

Un titre à suivre jusqu’à sa sortie prévue pour les environs de l’été 2020 sur Switch, PS4, Xbox One et PC, ce qui laisse largement le temps aux développeurs de travailler proprement.

Avant la Gamescom, je ne connaissais pas vraiment Modus Games et je ne suis pas mécontent d’avoir passé 2h30 en compagnie de jeux qui méritent très largement plus qu’un simple coup d’œil.
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