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Séance de rattrapage : Kerbal Space Program

Skizomeuh par Skizomeuh,  email  @Skizomeuh
 
Record du plus gros décalage entre la sortie d'un jeu et son annonce sur Factornews battu ? Il aura fallu attendre qu'une petite entreprise méconnue du nom de NASA s'associe aux Méxicains du studio Squad pour que votre hôte se décide enfin à finir son papier sur Kerbal Space Program. pondu en 2011 alors que le jeu n'en était qu'au stade de la petite alpha gratuite.
Kerbal Space Program nous vient du pays de Salma Hayek, donc. À défaut de permettre d'élever la jolie dame au 7ème ciel, le jeu va vous mettre en charge d'aider les habitants de la planète Kerbal à conquérir les frontières de l'infini et au-delà.

Le jeu se présente comme un simulateur spatial assez hardcore comme il en existe déjà mais optant pour une représentation moins austère et un but avoué de sandbox où chacun cherchera tout autant à réaliser des fusées fonctionnelles, à concevoir un programme spatial de grande envergure comme dans l'extension gratuite Asteroid Redirect Mission récemment ajoutée et développée en collaboration avec la NASA : carrément vous arrimer à un astéroïde pour l'analyser et dévier sa trajectoire.

Mais gardez à l'esprit que pendant un paquet d'heures à essayer de maîtriser l'engin, vous crééerez surtout de bons gros délires finissant généralement par un joli crash au sol. Une simulation fun mais réaliste en somme. Paré au décollage...



C'est beau hein...

Le gameplay se passe en deux temps : d'abord la conception de votre fusée (ou votre aéronef) à partir d'un éditeur très intuitif vous permettant monter les différents étages de propulsion, des modules annexes et des anneaux de largage pour séparer les éléments qui deviendront inutiles pendant l'ascension. L'éditeur comporte une tripotée d'éléments. De plus le modding via le Steam Workshop est supporté et de nombreux joueurs ont déjà fourni un tas de contenu au jeu.

Ensuite, il est temps de passer à la mise en pratique de votre chef d’œuvre dans la deuxième phase du jeu. Votre fusée apparaît sur le pas de tir. En bas à droite de l'écran vous découvrez les mines de trois autochtones triés sur le volet pour leur sens du sacrifice, ça se lit sur leur visage, il ne faudra pas trop compter sur eux pour aider au pilotage mais leurs réactions vous aideront à jauger la qualité de votre vol... Au milieu, différents instruments informatifs comme une boussole, un altimètre, un chronomètre et l'indicateur de puissance. Sur la gauche de l'écran enfin, un récapitulatif des différents étages de l'engin et l'ordre dans lequel chacun sera déclenché. C'est ici également que vous verrez l'état des réservoirs en cours d'utilisation.

Une pression sur la barre d'espace va lancer le décollage, la touche vous servira aussi à déclencher chaque étage au moment opportun. Pendant l'ascension vous vous servirez des touches QZSD, CTRL et SHIFT pour orienter la fusée et gérer sa propulsion. L'interface de configuration suggère que le jeu est compatible avec les joysticks et les pads. Grâce aux différents modules d'assistance le pilotage, même s'il peut devenir rapidement chaotique, semble néanmoins plus aisé que dans les simulations hardcore sans pour autant que le moteur physique soit fantaisiste.

Vos premières (centaines ?) d'heures de jeu se résumeront à grimper le plus haut possible ou à faire l'andouille avec des inventions improbables, mais l'objectif c'est bien d'aller explorer le système solaire de Kerbal. Votre première mise en orbite réussie sera une belle victoire sur vous-même. On n'ose imaginer les heures qu'il faut passer pour réussir à monter une station spatiale ou installer une base sur une planète.

Car tout ceci est possible : les développeurs proposent une quantité assez énorme de modules à débloquer via un système de recherches, une gestion des recrues à faire évoluer, des missions et un éditeur de missions, la possibilité d'aller visiter d'autres planètes/lunes et d'y poser des stations, etc. Il est également possible de contrôler les recrues pour se déplacer en dehors des stations ou rouler en faible gravité en buggy sur les corps célestes.

Heureusement, pour les plus pressés ou ceux désireux de réviser les concepts de péricentre, apocentre et autres point vernal, le jeu inclus une séries de tutoriels et de missions avec des engins préconçus. Visuellement Kerbal Space Program ne fait certes pas le poids par rapport aux cadors du genre, mais c'est rattrapé par le modèle physique, la richesse des outils de conception et les possibiltés offertes par la simulation.

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