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ACTU

Google nous laisse de Glass

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
A l'occasion de l'Augmented World Expo, j'ai pu mettre mes mains sur les fameuses Google Glass tout en écoutant un speech de Glassware Foundry, un groupe chargé de promouvoir le dev d'appli pour les lunettes de Google. Mon seul super-pouvoir étant d'avoir une vision parfaite (12/10) malgré 27 ans de jeux vidéo, je ne porte pas de lunettes. Ca tombe bien : la préoccupation première de Google était qu'on ne sente pas les lunettes une fois sur le nez et c'est réussi. Elles sont super légères et très bien équilibrées. Quand on se regarde dans le miroir en portant les lunettes, on n'a pas l'air très fin. C'est a mi-chemin entre Vegeta et Terminator. Ceux par contre qui fantasment sur les femmes à lunettes vont être aux anges.

L’écran prend finalement peu de place dans le champ de vision mais les premières minutes d'utilisation on ne voit que lui. Puis comme avec tout bon head mounted display, on finit par s'y habituer. La résolution d'affichage est faible (640x360) mais ça suffit amplement. A vrai dire le plus bluffant n'est pas le visuel mais l'audio. Le son ne sort pas des hauts-parleurs. Il est transmis directement a l'oreille par les os du crane. Oui, comme dans Metal Gear Solid. Ca donne un son clair et ça ne bloque aucun son ambiant ce qui évite d’être trop distrait. On contrôle l'interface à la voix (mon accent anglais pourri était reconnu a merveille) et avec une surface tactile sur le côté des lunettes.

Que fait-on avec ces lunettes ? Et bien pas grand chose. Comme le but était d'avoir des montures qui ne pèsent rien, la batterie est ridicule. Du coup même si le hardware est globalement correct (un OMAP 4430), Google a volontairement limité ce qu'on peut en faire histoire que la batterie tienne une journée. Officiellement, on ne peut pas encore faire tourner de code natif. Tout passe par la Mirror API qui est uniquement à base de services web. Google compte ouvrir l’accès direct au hardware et Glassware Foundry nous a fait quelques démos mais la batterie fond à vitesse grand V. Donc on se retrouve avec Google+ sur la tronche. On peut prendre des photos (5MP) et des vidéos (720P) qu'on peut partager, faire de la visio-conférence afin que les gens voient ce qu'on voit, accéder a Google Maps et Google Now et... c'est a peu près tout. Mais ça va être super pratique pour un grand nombre de professions où on a besoin d'avoir des instructions précises tout en gardant ses mains libres/propres comme chirurgien ou mécanicien. Pour tout ce qui est vidéo, ça va mettre GoPro au chômage et j'imagine que l'industrie du porno va rapidement y trouver une utilité que ce soit pour filmer ou pour diffuser.

Quid de la vie privée ? Glassware comme Google ont été super hypocrites a ce sujet. Selon eux, c'est pareil que d'avoir un stylo-camera ou une montre-appareil photo et ce n'est pas pire qu'un smartphone. Sauf que ça l'est. Personne n’achète de montre-appareil photo sauf si Apple en commercialise une un jour. Et pour les smartphone, quand quelqu'un pointe son téléphone vers soi, ça se remarque surtout vu la taille des engins actuels. Avec des lunettes, tout est tellement plus discret et quand tout le monde en portera, plus personne ne se méfiera. Pour la prise de vidéo, une petite LED s'allume mais ça ne doit pas être bien dur à cacher/hacker. Notez bien que j'ai utilisé le futur et pas le conditionnel. A la question "Qui est prêt à acheter ces lunettes à moins de $500 ?", les 3/4 de la salle ont levé la main. La version commerciale des lunettes est attendue à Noël.
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