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ACTU

F2P : la machine à sous

Marc par Marc,  email  @_Armc
 
On savait que les free-to-play n'étaient pas synonymes de vache maigre pour les éditeurs. Un rapport de la firme d'étude de marché Newzoo montre que le terme vache à lait conviendrait bien mieux à la situation. Cette étude dresse un TOP 25 des revenus engrangés par les éditeurs de 2013 à 2014. Loin devant sur la première marche du podium on trouve Tencent. Si ça ne vous dit rien ou pas grand-chose c'est normal, puisqu'il ne s'agit pas vraiment d'un éditeur.

Cette dernière est une compagnie de fonds d'investissement chinoise. Elle possède un catalogue de titres F2P populaires en Asie comme CrossFire. La société détient également des parts minoritaires chez Epic Games mais aussi et surtout possède 93% des parts de l'éditeur/développeur de League of Legend : Riot Games. Le géant du MOBA a fortement contribué à générer, pour la seule première moitié de l'année 2014, la coquette somme de 3.48 milliards de dollars pour la firme chinoise. Cette holding affiche une forte croissance avec des revenus en hausse de 40% par rapport à 2013 : les microtransactions ça paye. Les tenants de la deuxième et troisième place sont sans trop de surprises EA et Activision-Blizzard. Ils sont eux loin derrière avec respectivement 2.34 milliards et 2.1 milliards de dollars pour la même période.

Venture Beat dresse un petit bilan des autres éditeurs et constructeurs présents dans la liste. Sony et Microsoft sont éjectés du podium et occupent la 4e et 5e place. Plus intéressant, ils sont talonnés par Apple (1.9 milliards $) et Google (1.4 milliards $) qui viennent dévorer à grands coups de mâchoire le gâteau des éditeurs traditionnels avec les jeux de l'Apple Store et de Google Play, soit une croissance vertigineuse de 111% par rapport à l'année précédente.

Le TOP 10 est squatté par des éditeurs ou constructeurs donnant soit dans la mobilité, soit dans le free-to-play. Parmi eux on retrouve notamment King (Candy Crush) ou encore Nexon. Nintendo sent passer la claque, la compagnie nippone se retrouve à la 11e place pour la première moitié 2014 avec 806 millions de dollars juste devant Ubisoft. La mobilité et le free-to-play sont plus que jamais devenus le nouvel eldorado pour les éditeurs.

Même si l'explosion des revenus de Tencent n'est pas uniquement dûe au rouleau compresseur League of Legend, on imagine très facilement la cash machine que doit représenter les microtransactions que le titre génère. Comme le souligne Venture Beat, les titres AAA restent bien évidemment un choix très lucratif, mais le modèle des microtransactions qu'elles soient free-to-play ou sur jeux mobiles font sauter les colonnes. Préparez-vous à en manger encore plus. 
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