Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
ACTU

Etat des lieux de la glande au boulot

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Histoire de pourrir un peu plus la productivité des entreprises, Google+ propose désormais des jeux comme son concurrent Facebook. On trouve tous les grands classiques qui égayent les journées des secrétaires désoeuvrées : Angry Birds, Bejeweled Blitz, Zynga Poker... Contrairement à Facebook, l’activité liée aux jeux (scores, partage d'informations passionnantes du genre "j'ai planté trois choux dans mon pénis"...) se fera sur un flux à part histoire de ne pas polluer le mur. Facebook a immédiatement répliqué en créant à peu près la même chose.

Et là vous me dites "on s'en fout" et vous n'avez pas tord mais on va quand même en profiter pour faire un petit état des lieux des technologies permettant de faire des jeux sur le web.

PHP/JSP/Ajax fête des fleurs... Ces différentes technologies permettant de faire du web dynamique restent les préférées des différents MMO sur le web depuis Ogame jusqu'à Might and Magic: Heroes Kingdoms. Ils ne nécessitent l'installation d'aucun plugin ce qui leur permet de tourner sur n'importe quel PC ou sur tous les appareils iOS. Si, à leurs débuts, ces jeux ressemblaient beaucoup à des tableaux excel, ils commencent à afficher des graphismes sympathiques notamment grâce à l'HTML 5.

De quoi je m'HTML ?



Puisqu'on parle du HTML 5, le dernier standard du web (combiné au CSS3) permet de faire des choses fort sympthiques en matière d'interaction et d'animation 2D. Il est désormais possible de recréer n'importe quel jeu 2D en HTML 5. En combinant le tout avec le côté client/serveur inhérent au web, on obtient des jeux multi rigolo comme sarien.net qui permet de jouer aux vieux jeux d'aventure Sierra On Line à plusieurs. Mais le HTML 5 comporte de nombreuses limitations à commencer par le fait qu'il est quasi-impossible de protéger le code source ou les assets graphiques. C'est très bien pour des projets gratuits, c'est un peu plus ennuyeux pour des projets payants.

On prédit chaque année la mort de Flash mais pourtant ce dernier semble increvable. Il faut dire que Macromedia puis Adobe ont su s'adapter à l'air du temps en ajoutant des fonctionnalités très pratiques comme la connexion aux bases de données ou le streaming video tout en proposant des outils de développement et un langage de programmation de plus en plus poussés. Flash propose désormais un module d'export vers le HTML 5. Flash a aussi connu un coup de boost grâce à Google. Non seulement Flash est accessible sur les télépones Android mais en plus Chrome est fourni d'office avec un plug-in Flash fait maison. Cette année Flash 11 devrait arriver et cette version apportera une amélioration majeure : l'utilisation des GPU soit avec DirectX soit avec OpenGL afin de faire de la chouette 3D temps réel.

De quoi je me VRML ?



La 3D sur le web, ça fait plus de 15 ans qu'on en parle. Après toute une succession de technos et de plug-ins plus nuls les uns que les autres, l'industrie a fini par se mettre vaguement d'accord sur le standard WebGL. Je dis vaguement car forcément Microsoft n'est pas dans le coup. Il faut dire que le webGL est fondé sur OpenGL ES 2.0 (la version d'OpenGL qui tourne sur les mobiles) ce qui n'est pas du goût des créateurs de DirectX. WebGL permet de faire de la 3D temps réel accélérée par les GPU sans plug-in, le javascript faisant l'interface entre le web et l'OpenGL. Ca tourne même sacrément bien. Alors pourquoi ça ne décolle pas ? Ce n'est pas uniquement la faute de Microsoft. Javascript oblige, ça signifie que comme pour le HTML 5 tout le code est en clair ce qui fait grincer quelques dents.

Même s'il requiert l'installation d'un plug-in très léger, Unity est ce qu'il y a de mieux à l'heure actuelle pour faire des jeux en 3D temps réel. L'environnement de développement est mature et coûté un prix ridicule, ça se charge en quelques instants, l'API réseau est au poil et la communauté est énorme. Le seul truc qui manque à Unity c'est une vraie killer-app. Il y a pas mal de jeux sympa sur le net mais il n'y en a aucun qui ait vraiment cartonné et marqué les esprits. L'autre avantage de Unity est son côté multiplateforme. Il est très facile de porter une appli web sur smartphone et inversement.

Java, c'est pas de la mente à l'eau



Java continue d'être utilisé et a eu un regain de popularité grâce à Minecraft. A l'époque où je faisais mes études, Java était enseigné dans les facs françaises à la place du C++. Je cherche encore à comprendre pourquoi. La soit-disant portabilité se paye au prix d'une machine virtuelle lourde qui a connu de nombreuses de failles de sécurité. Parmi les technos marginales on citera aussi Silverlight, le Flash de Microsoft. Ca fonctionne plutôt bien mais on se demande qui va utiliser Silverlight tandis que Flash est installé sur 99% des machines...

Toutes les technos présentées jusqu'à présent utilisent toujours un interpréteur et/ou une machine virtuelle. C'est bien beau mais quand on veut tirer pleinement parti de la machine client il faut du code natif même s'il doit tourner dans un environnement managé histoire de limiter les problèmes de sécurité. C'est le dernier projet un peu fou de Google, Native Client. Il est déjà possible de le tester en utilisant la version 14 bêta de Chrome. Globalement, ça permet de combiner des applis écrites en C++ avec de l'HTML et du JavaScript. C'est très pratique quand on a un OS qui ne sait rien faire d'autre que lancer un navigateur web, au hasard Chrome OS. Evidemment, Native Client supportera OpenGL 2 ES nativement.

Cloud Strikes



Complètement à l'opposé du code natif exécuté sur une machine client, il y a le cloud gaming. Gaikai propose de jouer à quelques jeux directement dans son navigateur sans avoir à installer du plug-in. Il faut quand même avoir Flash et Java d'installé et ça ne fonctionne pas sur tous les navigateurs mais l'idée est là. Par contre le catalogue est pour l'instant ridicule. Gaikai espère devenir client de gros distributeurs afin de proposer des démos de jeux en ligne sur leurs sites web. Ils avaient réussi à convaincre walmart pendant un temps mais le partenariat semble avoir pris fin. Walmart a du faire de gros yeux quand on leur a présenté la facture de la bande passante...

Tant qu'il y aura des employés de bureau et des cours chiants, le jeu sur le web a de beaux jours devant lui. La technologie qui l'emportera ne sera pas forcément la meilleure : ce sera celle qui passera entre les mailles de la sécurité établie par l'admin réseau. A ce petit-jeu, on doute que des plug-ins non standards comme Unity ou son concurrent Torque 3D aient une chance.
Rechercher sur Factornews