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ACTU

Des fenêtres, des pommes et des pingouins

CBL par CBL,  email  @CBL_Factor
 
Les Macs à base de M1, la puce ARM d'Apple, étant désormais entre les mains des bidouilleurs, ces derniers essayent toutes sortes de choses et l'une d'entre elles est de tenter de faire tourner des aplications Windows. CodeWeavers est une surcouche de Wine qui permet facilement de faire tourner des applications Windows sur macOS. La version 20 tourne sur les nouveaux Macs grâce à Rosetta 2, les versions natives de Wine pour M1 n'existant pas encore.

Du coup, les développeurs de CodeWeavers sont arrivés à faire tourner un paquet d'applications Windows sur le nouveau MacBook Pro 13" y compris des jeux Steam comme Rocket League, Dead Cells et Untitled Goose Game. La manette n'était pas supportée mais le résultat est impressionnant considérant tout ce qui doit se passer : des appels Windows x86 32 bits sont transcrites en appels macOS x86 64 bits elle-mêmes transcrites en instructions ARM 64 bits.


Pendant ce temps, Parallel Desktop bosse sur une version M1 de leur application qui permettra de faire tourner pleinement Windows sur macOS sous forme de machine virtuelle. En théorie, Windows pourrait tourner de matière native sur M1 vu qu'il existe une version ARM de l'OS de Microsoft. Apple n'aurait d'ailleurs rien contre et explique que la balle est dans le camp de Microsoft : le principal obstacle est qu'on ne peut pas acheter de licence Windows ARM. On ne peut obtenir Windows ARM qu'en achetant un PC portable conçu pour comme le Surface Pro X. En théorie.

En pratique on peut télécharger une version bêta de l'OS. Du coup Alexander Graf, un des architectes d'AWS, s'en est servi pour faire tourner Windows ARM sur M1 via une version modifiée de QEMU. Il décrit le résultat comme "Plutôt rapide". Jugez plutôt du résultat dans cette vidéo dont l'auteur pousse le vice jusqu'à lancer DOSBox. Au niveau des performances et malgré le fait qu'il tourne via une machine virtuelle, Windows ARM sur M1 obtient un score Geekbench 5 de 1515 en simple coeur et presque 5000 en multi-coeurs.


A titre de comparaison, la Surface Pro X qui fait tourner le même OS et le même benchmark en natif obtient un score de 770 en simple coeur et 3117 en multi-coeurs. Et on parle ici de la nouvelle version de la Surface Pro X sortie en Octobre avec la puce Microsoft SQ2. La SQ2 repose sur un CPU Qualcomm de fin 2018. Donc en clair, Windows ARM a du potentiel à condition de tourner sur du bon matos. L'autre gros soucis de Windows ARM est le manque d'applications natives. On peut faire tourner des applications x86 sur Windows ARM mais la solution de Microsoft n'est pas aussi efficace que Rosetta 2 et comporte un défaut majeur : elle ne peut faire tourner que les applis x86 32 bits. Mais Microsoft bosse sur une mise à jour qui supportera aussi les applications 64 bits.

Et Linux dans tout cela ? Linus Torvald adorerait voir tourner son bébé sur le nouveau MacBook Air mais il n'a ni le temps ni l'envie de se battre avec des grosses boites type Apple pour que cela arrive. Hector Martin en a aussi envie et s'est mis au boulot. Le développeur de la version PS4 de Linux s'est attaqué au problème et en a même fait un job à temps plein soutenu par Patreon.

Tant qu'on parle de Linux, il est possible de faire tourner des applications Linux de manière natives sur Windows grâce à Windows Subsystem for Linux (WSL). La version 1 était limitée aux applications en mode texte mais la version 2 peut faire des applications graphiques et comporte même un vrai noyau Linux développé par Microsoft. Oui, vous avez bien lu. Pour l'instant, le tout est surtout utile aux développeurs car ils peuvent ainsi simuler un serveur Linux sur leur machine Windows sans effort.

Mais WSL 2 ouvre aussi la porte à quelque chose de plus intéressant pour le commun des mortels : lancer des applications Android sur Windows de manière native un peu comme Chrome OS et non pas via un émulateur type Bluestack. Le tout a pour nom de code Project Latte. Cela permettrait aux développeurs de créer des versions Windows Store de leurs applis Android sans trop d'effort ce qui pourrait donner un sérieux coup de boost à Windows ARM. Le tout sortirait en 2021.
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