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Tomb Raider Legend

Zaza le Nounours par Zaza le Nounours,  email  @ZazaLeNounours
Dix ans. Voilà bientôt dix ans, Core Design posait les bases d'un genre nouveau : l'aventure/plate-forme en 3D. Comme tous les concepts novateurs, le premier Tomb Raider s'est bien évidemment vu copier dans tous les sens, sans jamais être égalé, surtout pas par ses innombrables suites, faisant à chaque fois sombrer la série dans une médiocrité de plus en plus absolue. Après le fiasco que fut Angel of Darkness, annoncé pourtant comme une petite révolution, on pensait que Lara Croft allait rejoindre définitivement le cimetière des héros de jeux vidéo. C'était sans compter sur la volonté d'Eidos de continuer à se faire un maximum de fric sur le dos de son égérie. Gardant toutefois les pieds sur terre, l'éditeur a gentiment mis dehors les rigolos de Core Design, bien vite remplacés par Crystal Dynamics. Le résultat s'avère t-il payant ?

Tomb Raider, c'est avant tout une aventurière, une vraie : Lara Croft. Notre belle et richissime anglaise va être amenée à faire une nouvelle fois le tour du monde dans ce Tomb Raider Legend, de la Bolivie au Kazakhstan, de l'Angleterre au Japon. Le scénario amènera l'Indiana Jane à replonger dans son passé, et à revivre des moments douloureux de son enfance, comme la disparition de sa mère, ou de son adolescence, quand durant des fouilles elle vit mourir tous ses amis devant elle.

Ce scénario, sympathique mais finalement assez convenu et qui ne nous épargne quasiment aucun cliché du genre, avance grâce à des cinématiques très bien faites (même si parfois un peu "too much") ainsi qu'à la présence de deux compagnons de Lara, qui communiqueront en permanence avec elle par radio : Alister et Zip, respectivement doublés par Omar et Fred. L'occasion de placer un petit mot sur la VF du jeu : si la voix de Lara est évidemment impeccable, on émettra en revanche une petite réserve sur la prestation des deux rigolos, notamment sur celle de Fred, qui a tendance à surjouer d'une manière assez atroce. Omar quant à lui balancera quelques vannes qui arriveront bien à vous décrocher un sourire de temps en temps.


Egarée dans la vallée infernale


Mais bien évidemment, ce sur quoi on attendait Crystal Dynamics au tournant, c'est sur le gameplay et la maniabilité de l'ensemble. Parce que c'est bien gentil d'inventer un genre, mais sur la fin, les déplacements de Lara faisaient plus penser à un paquebot tentant de faire un créneau qu'à une véritable aventurière féline, surtout comparé à la concurrence. Aussi, les développeurs ont fait table rase du passé, et ont entièrement repensé les contrôles : finis les avance/recule/pivote sur un axe, aujourd'hui Lara va dans la direction indiquée par le stick. Elle se voit également dotée du'une palette de mouvements entièrement refaite, et pourra désormais sauter, faire des roulades, se balancer à une corde, s'agripper à une corniche, ou encore tourner autour d'une barre (d'une manière assez princière... presque persane, si j'ose dire). La belle emporte aussi avec elle un grapin, qui sera bien utile pour franchir des gouffres un peu trop larges, ou pour déplacer des éléments bloquant le passage.

Tous ces mouvements sont accomplis d'une manière très souple, et il n'y aura plus besoin de se prendre la tête à refaire quinze fois le même passage à cause d'un saut pas assez millimetré. Et si jamais vous veniez à sauter un peu loin d'un point d'accroche, plutôt que de choir lamentablement, Lara s'accrochera du bout des doigts, et il vous faudra alors appuyer rapidement sur un bouton pour qu'elle assure sa prise. Dans l'ensemble, on a donc des contrôles qui répondent parfaitement bien, et qui autorisent même quelques (petites) erreurs.

Pour progresser dans les niveaux, Lara devra résoudre un certain nombre d'énigmes, toujours à base de caisses à pousser et de leviers à tirer, marques de fabrique de la série. Jamais insurmontables, on appréciera que certaines d'entres elles tirent parti du joli moteur physique implémenté au jeu.

Tout au long de son périple, Lara croisera divers ennemis, qu'ils soient animaux ou (principalement) humains. Les combats marchent toujours grâce à un système de lock de la visée, qui permettra à Lara de garder son adversaire face à elle et de tourner autour, éventuellement en sautillant dans tous les sens pour éviter les balles. Si vous vous approchez trop près d'un ennemi, vous aurez la possibilité de faire une petite pirouette et de rebondir sur sa tête afin de déclencher le mode bullet time. Certains éléments du décor sont interactifs, et en plein combat, vous pourrez donc tirer sur un baril explosif (quand je parlais de clichés...) ou faire s'écrouler une plate-forme branlante remplie d'ennemis.

Les ennemis en question sont d'ailleurs loin d'être des lumières, et dans l'ensemble ces affrontements ne vous donneront aucun fil à retordre, même lors de vos rencontres avec les boss qui viennent conclure certains niveaux. On notera que les vilains abattus laissent s'échapper la plupart du temps leur arme (mitrailleuse, fusil à pompe ou encore lance-grenades), qui pourra venir remplacer vos flingues de base, mais également des trousses de soin ou encore des grenades, bien pratiques pour faire le ménage.

Toujours dans une optique d'évolution de la série, Crystal Dynamics a cru bon de rajouter quelques éléments au gameplay. Si les quelques passages basés sur des QTE donnent lieu à de jolies cinématiques bien spectaculaires (comme dans Resident Evil 4), on pourra en revanche pester contre les phases à moto, longues et pas excitantes pour un rond.


Hooray for next-gen boobies


Autre point non négligeable : la réalisation. Là aussi, il est incontestable que Crystal Dynamics a fait du très bon boulot. La modélisation de Lara et des principaux personnages de l'aventure est très réussie (beaucoup moins pour les ennemis, en revanche), avec un léger côté BD assez bienvenu. Les décors dans lesquels évoluera notre aventurière en mini-short sont également de très haut vol, avec des textures fines, un élément aquatique absolument superbe (notamment les cascades), des effets de lumière très bien rendus... Et le mieux, c'est que quoi qu'en disent les grincheux ayant de la merde dans les yeux, tout ça ne donne jamais un effet plastique, à moins de vraiment se coller le groin contre un mur, ce qui n'arrive finalement pratiquement jamais.

On a déjà parlé de la localisation du jeu, mais le reste de la bande-son ne se démarque pas du reste, avec des effets très classiques mais pas désagréables, et des musiques assez discrètes qui vous accompagneront durant certains passages.

Malheureusement, quelques gros points noirs viennent entacher ce tableau quasi-idyllique. À commencer par le framerate, loin d'être constant, qui chutera fréquemment. Alors certes, ça ne rend jamais le jeu injouable, mais c'est quand même sacrément dommage, et on en vient presque à regretter que le jeu soit sorti sur X360 avec trois semaines d'avance sur le planning original, trois semaines qui auraient sûrement servi à optimiser un peu tout ça.

On regrettera aussi que la caméra parte parfois un peu en vrille, tout comme le système d'auto-lock, à l'origine d'une bonne grosse crise de nerfs face à un boss nécessitant de viser certains éléments du décor pour être vaincu et où la visée refusait de se caler à l'endroit désiré.

Mais surtout, oui surtout, ce qui nous fait chuter notre belle excitation, c'est cette fin, "à la Halo 2" comme qui dirait, qui arrive au bout de même pas huit heures de jeu. Huit heures bien remplies, certes, mais huit heures tout de même. Alors bien sûr, les amateurs de la sauvegarde à 100% pourront recommencer le titre en hard, et fouiller tous les recoins des niveaux afin de trouver tous les objets secrets, mais l'aventure en elle-même reste diablement courte. Vu la scène de fin, on sent bien que Crystal Dynamics nous ressortira un nouvel opus dès l'an prochain ; mais pour nos vraies retrouvailles avec cette vieille copine, on aurait bien aimé que celles-ci durent un peu plus longtemps qu'une simple après-midi d'amour torride.

Véritable renaissance de la série, ce nouveau Tomb Raider Legend ne peut pas décevoir les amateurs des Tomb Raider, tant les ingrédients qui ont fait son succès sont nombreux : gameplay aux petits oignons, une très bonne réalisation, des environnements variés traversés par une Lara plus belle que jamais... Malheureusement, on ne peut que pester devant une durée de vie bien trop juste, quelques rajouts un peu superflus, une maniabilité capricieuse en de très rares occasions, et un manque d'optimisation flagrant. Mais il est indéniable que pour un coup d'essai de la part de Crystal Dynamics, c'est un coup de maître.

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