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Starship Troopers

Mrlandlord par Mrlandlord,  email
 
Starship Troopers, le célébrissime film de Paul Verhoeven, adapté en FPS. Pourquoi pas ? En tout cas, l'opportunité de revivre quelques batailles épiques dans l'ambiance belliqueuse et fascisante du film en faisait bouillir quelques-uns, d'une fièvre incontrôlable. Les premiers screenshots avait eu l'effet d'un fervex, les premières minutes de jeu sont quant à elles un cataplasme à la moutarde à l'efficacité saisissante. Etoiles, garde-à-vous !

Tout d'abord quelques mots sur la franchise et le film dont le jeu se veut l'héritier. L'histoire est censée se dérouler quelques années après que les humains ont stoppé la menace extra-terrestre. Dans un accès de facilité le jeu pioche avec une insouciance toute primesautière dans les séquences du film, pour illustrer les missions. On se retrouve donc avec Casper Van diem, Denise "lèvres boudeuses" Richards et Michael Ironside en simples figurants, dans un montage incohérent. Censé nous impliquer dans une histoire, il ne fait que remettre dans n'importe quel sens quelques scènes-clés du film... D'ailleurs si vous en aviez aimé la dérision, la critique de l'impérialisme et des médias, vous pouvez essayer un autre jeu : tout cela a été tronqué dans cette adaptation, qui affiche un premier degré désespérant.

Le jeu ensuite. Il nous est vendu comme la formidable opportunité de combattre des centaines de bugs à la fois (à leur place je m'en vanterais pas) : il faut de fait comprendre que l'IA des ennemis ne monopolisera pas plus de puissance processeur que le démineur ! A ce sujet là on n'est pas déçu : des centaines, voire des milliers de bestioles nous foncent dessus assez fréquemment dans le plus pur style d'un Serious Sam. Si bien qu'on peut parfois ressentir une furie destructrice s'emparer de soi, et finir par hurler des trucs incompréhensibles, la bave aux lèvres, comme : « mais putain ça s'arrête quand ? »
Les missions proposées sont ultra-classiques : défense de positions, butage de boss (crétins au possible), escorte, objets à aller chercher. Rien de bien folichon, d'autant moins que l'histoire est racontée avec un réel manque de conviction par un journaliste visiblement habitué au matches de Curling de division d'honneur, et un supérieur hiérarchique qui en fait des caisses. De fait pour l'immersion, c'est râpé.

Techniquement, le jeu n'est pas affreux, il est juste pas terrible, c'est sombre/rocailleux ou lumineux/rocailleux, les textures sont banales, les animations des personnages, passables, et les bestioles ne sont pas trop mal faites (sauf pour les hitboxes qui sont un peu, hum... aléatoires). Malgré cela ça rame sans qu'on comprenne bien pourquoi. Objectivement, le jeu n'est pas bien optimisé : des chargements très longs (chargement du briefing qui dure une minute, pour seulement un .wav et un texte, j'ai trouvé ça bizarre), des quick save/load qui sont pas très quick et des passages où le PC hurle qu'il veut se recoucher.

Pour finir, Starship Troopers n'est pas un mauvais jeu. C'est un jeu moyen. C'est une adaptation très moyenne du film (l'ambiance « seul contre tous », ainsi que les décors, sont quand même pas mal retranscrits), c'est un FPS très moyen (pas beaucoup d'intérêt ni de challenge, pas d'idées formidables, IA nulle, réalisation bof). Mais être moyen en se réclamant de l'excellence, c'est sûrement ce qui lui est le plus dommageable.
Dommage, il s’en est fallu de beaucoup.

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