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TEST

NBA Playgrounds

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
Développeur / Editeur : Saber Interactive
Si comme moi, le simple fait d’entendre un Boom Shaka Laka vous donne le frisson des parquets et que vous aimez les matchs en 2-on-2 façon NBA Jam, il se pourrait bien que NBA Playgrounds soit fait pour vous. Alors mettez vos Air Jordan, c’est parti pour quelques shoots en plein air et beaucoup de mauvaise foi.

La main au panier

Depuis quelques années et surtout depuis que 2K Games écrase tout sur son passage avec un NBA 2K annuel de qualité, il faut bien avouer que la concurrence se fait discrète. Même le vieux NBA Live d’Electronic Arts ne résiste pas. Et que dire des stars de notre jeunesse, NBA Jam dans les années 90 et NBA Street dans les années 2000 ? Elles sont certainement en PLS au fin fond d'un vestiaire.

Si le terrain du jeu de simulation est clairement compliqué à reprendre, celui du match arcade en 2-on-2 est peut-être plus simple, puisque totalement désert. C’est certainement de ce constat qu’est parti le studio Saber Interactive en décidant de développer NBA Playgrounds, sur PlayStation 4, Xbox One, Steam et Nintendo Switch. Et le titre ne s’en cache pas, reprenant les règles simples de ses aînés : matchs à 2 contre 2, terrains en mode ciel ouvert, trois boutons d’attaque et pareil en défense, pas d’arbitrage, une jauge de turbo, des dunks spectaculaires et des bonus en veux tu en voilà.



C’est en prenant le pad en mains que l’on comprend vite qu’enchaîner les trois points et les dunks ne sera pas si facile. J’ai d’ailleurs passé mon premier match à gueuler en voyant chaque tentative de tir à 3 points se solder par un air ball et en déposant des briques pour des lay-up qui normalement ne posent aucun problème. Les développeurs ont donc pris la lourde décision de partir dans un jeu de basket avec le cul entre deux paniers : celui de l’arcade et celui de la simulation. La gestion du timing est l’une des clés de la victoire et le dosage des tirs est bien plus compliqué qu’il ne le laisse paraître, ne donnant aucune indication au joueur sur le moment où déclencher notre shoot. Il faudra donc doser, apprendre à connaître ses joueurs, repérer les animations, écouter chaque son, et rester calme afin de tirer au bon moment. Et même après cela, il est peu probable que vous ayez totalement compris comment réussir vos shoots à chaque tentative.

Mine de rien, c’est tout de même un bon point pour NBA Playgrounds, puisque le doute de la réussite sera toujours là au moment de déclencher le tir, évitant les matchs un peu trop simplistes se terminant par une écrasante victoire. Presque comme dans la vraie vie.

La difficulté n’est pas en bonus

Le problème, c’est que cela devient très vite rageant lorsque l’IA n’a aucun problème à vous coller des paniers à 3 points à l’arrache, voir même à 4 ou 5 points. Et oui, NBA Playgrounds accorde quelques bonus en octroyant 1 ou 2 points supplémentaires suivants les actions et le degré de précision. Il n’est donc pas rare de se prendre un 5 points parce qu’il s’agit d’un tir à 3 points parfaitement exécuté, ou un dunk à 3 points sans trop savoir pourquoi.



Histoire de pimenter encore un peu plus l’action, chaque équipe remplira une jauge de bonus au fur et à mesure du match. Un panier marqué, un joli dunk, une interception, un contre, tout cela fera grimper cette jauge, qui une fois pleine, déclenchera un système de bonus. Délivré au hasard par une sorte de loterie, cette prime sera attribuée à l’équipe pour un temps limité. Cela va de la balle électrique (reprenant le ballon de feu de NBA Jam) qui fera rentrer n’importe quel 3 points, au point doublé pour un dunk, en passant par la réduction du temps d’action de l’équipe adversaire, sans oublier le turbo infini, ou encore, le bonus le plus pété du monde, les points doublés, triplés ou quadruplés suivant la localisation du shoot.

Des petites périodes bienvenues quand elles sont pour nous, mais surtout des moments de stress quand l’adversaire en bénéficie, surtout lorsque le score est serré.

Ikea Playgrounds

Qui dit jeu d’arcade, dit modes à la con, non ? Et bien non. Pour le coup, NBA Playgrounds reste dans le classique, avec un mode exhibition, permettant de faire des matchs amicaux sur 8 terrains différents, contre des équipes que l’on peut définir pour l’IA ou contre des amis, jusqu’à 4 joueurs, avec quelques options de matchs (durée, score, difficulté et ballon). Du classique donc, comme le mode tournoi qui aurait pu s’appeler mode histoire. Dans celui-ci, il sera question de parcourir le monde pour affronter des duos de joueurs à New York, Tokyo, Paris, Shanghai, Londres, et Las Vegas. Chaque ville donnant droit à un mini championnat de 4 matchs, ouvrant l’accès à la ville suivante une fois remportées ces 4 rencontres.

Le reste des modes de jeu s’arrête pour l’instant là, puisqu’à l’heure où j’écris ce test, les matchs en ligne ne sont pas encore ouverts sur Nintendo Switch ! Et ne cherchez pas non plus de mode entraînement, il n’y en a pas. Pourtant, cela aurait été pratique pour apprendre à tirer. Il n’y a donc pas non plus de concours de tirs à 3 points, de slam dunk ou de modes de jeux plus originaux.

Un contenu assez faible, fort heureusement grandement sauvé par quelques aspects, à commencer par le nombre de joueurs. Ces derniers sont regroupés par groupe de 4 à 6 dans les 30 équipes NBA actuelles, pour un total actuellement de 152 stars de la NBA. Et bonne nouvelle, Saber Interactive annonce des mises à jour gratuites régulières, ajoutant un Lary Bird ici, un Denis Rodman par-là, mais surtout pas mal d’ajustements qui rendra ce test peut être obsolète (par ici). En tout cas, il y en a pour tous les goûts concernant les joueurs, mêlant stars d’antan comme étoiles d’aujourd’hui, chacun avec des statistiques propres et sa petite fiche de présentation.



A noter que chaque joueur verra son niveau de jeu grimper au fil des matchs en engrangeant des points d’XP, passant d’un niveau bronze, à l’argent, pour arriver jusqu’à l’or. Les joueurs ne seront pas forcément plus adroits, mais obtiendront quelques gestes spéciaux supplémentaires. 

Il faudra par contre s’armer de patience afin de débloquer tout ce beau monde, puisqu’ils ne sont pas tous présents dès le début. Le seul moyen de faire grossir les rangs est d’enchaîner les matchs afin de gagner des packs de cartes argent ou or, comme pour nous rappeler la belle époque des cartes Fleer. Lors de notre première session, le jeu nous propose 3 packs argent, donnant droit à 15 joueurs aléatoires (5 par pack) de rang normal ou epique. Quant aux packs or, ils s’obtiennent uniquement en mode tournoi et offrent la possibilité d’accueillir quelques joueurs de légende, comme Bill Russel, George Gervin ou Wilt Chamberlain.

Néanmoins, certains choix d’équipes laissent perplexes. Par exemple, on retrouve Grant Hill à Orlando alors qu'il a brillé pendant ses 6 premières saisons aux Pistons de Détroit. De même, le choix de placer Chris Webber à Golden State (où il a fait sa première saison, et sa dernière) au lieu des Sacramento Kings est assez surprenante. Et que dire de Vince Carter chez les Grizzlies de Memphis alors qu’il aurait plus sa place chez les Toronto Raptors ou les New Jersey Nets ? La liste est assez longue et les fans de la NBA seront certainement assez surpris. Une contradiction totale avec la dernière mise à jour plaçant Shaquille O´Neal dans différentes équipes de sa carrière (Boston Celtics, Miami Heat, Phoenix Suns, Cleveland Cavaliers, Orlando Magic). Des choix assez spéciaux, laissant planer un arrière-goût de droits d’exploitation.

Restau basket ?

Que l’on aime ou pas, il faut dire que NBA Playgrounds impose son style. Développé sous l’Unreal Engine, le titre propose un esthétique à la cool avec des joueurs du type "super deformed", forcément un peu caricaturés. Il en va de même pour les différents terrains, qui sont un concentré de clichés assez hallucinants. A New York, on est forcément en pleine rue. Le terrain de Tokyo est bordé de cerisiers en fleurs. Quant à Paris, c’est le combo tour Eiffel, baguette, Citroën 2 CV et romantisme qui est de mise. Bon au final, ça passe plutôt bien, mais je n’aurais pas été contre des terrains plus réalistes. De même les musiques, un peu trop clichées pour chaque zone du monde.

En fait, le réel défaut technique tient plutôt en mode nomade. La Nintendo Switch a cet avantage, mais certains studios baissent très largement la résolution pour gagner en autonomie. Si sur Zelda, c’est juste parfait, NBA Playgrounds ne s’en tire pas avec les honneurs. C’est simple, c’est dégueulasse. C’est jouable, mais les textures bavent un peu, les joueurs sont bien moins modélisés et il y a des ralentissements à certains moments. Dommage, surtout quand la version docké en mode TV est juste parfaite en 1080p. A cela s’ajoute des temps de chargement assez longs, dépassant allégrement les 30 secondes pour lancer un match. Vivement le premier patch comme on dit.

A gauche, Bill Russell en mode TV. A droite, le même Bill Russell en mode nomade.
 
Ce test a été effectué sur une version Nintendo Switch.
NBA Playgrounds débarque pile au moment des playoffs NBA, sans aucun jeu de basket arcade à l'horizon et surtout, bien avant le mois de septembre et NBA 2K18. Pour seulement 20 balles sur l'eShop et 8Go à télécharger, il fait le job et propose quelques bons matchs de playground. Mais en l'état, quelques patchs et mise à jour de contenu sont clairement nécessaires.

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