Connexion
Pour récupérer votre compte, veuillez saisir votre adresse email. Vous allez recevoir un email contenant une adresse pour récupérer votre compte.
Inscription
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation du site et de nous vendre votre âme pour un euro symbolique. Amusez vous, mais pliez vous à la charte.
 
TEST

[MinuteTest à la bourre] Scanner Sombre

hohun par hohun,  email  @hohunlevrai
 
Après avoir touché le jackpot avec Prison Architect, on aurait pu croire que les excentriques d’Introversion allaient céder aux sirènes de la facilité et enchaîner avec Prison Architect 2, Prison Architect : Supermax, Prison Architect : Black Ops, Prison Architect Benalla Nightmare Mode et bien sûr Prison Architect Battle Royale. Mais Introversion, c’est le studio le plus indé du monde, ils étaient indés avant que ce soit cool, ils vivent indé, ils écoutent de la musique indé, ils mangent du rosbif indé (enfin, je crois). Bref, comme on dit dans leur pays, tu ne niques pas avec eux, et ils ont revendu la licence Prison Architect à Paradox pour un montant non dévoilé mais qu’on suppose juteux (genre la version indé de la vente de Minecraft à Microsoft). Et maintenant qu’ils ont de la thune et du temps libre, ils peuvent enfin pondre le jeu le plus ambitieux de leur carrière, un open-world futuriste avec des pouvoirs et… Ah non, un simulateur de numérisation laser.
 
Un walking simulator avec scanner 3D, plus exactement. Scanner Sombre est un jeu où l’environnement ne s’affiche que si vous le scannez. La numérisation rappelle les nuages de points utilisés par les architectes et les cartographes, et la filiation est explicitée par la présence de tels scanners à certains endroits du jeu. Du coup, on est en présence d’un jeu minimaliste où la principale mécanique prend un énorme risque, celui de devenir un gimmick chiant au bout de 20 minutes. Et pourtant, ça fonctionne : il est intéressant de constater qu’une simple modification de notre perception peut rendre les choses intrigantes sur le moyen terme. On passe sa partie à nager dans un nuage de points, qui laisse un peu plus de place à l’imagination que des textures classiques. C’est un peu comme lire un livre : même malgré les descriptions, vous n’imaginerez pas exactement la même chose qu’une autre personne.



C’est d’ailleurs le gimmick qui sauve le jeu : sans cette composante, on se retrouverait en présence d’un walking simulator moyen, avec un scénario riquiqui qui est expliqué en quelques lignes à l’écran au fur et à mesure de votre progression. Vous commencez le jeu dans votre tente, vous enfilez un casque de VR (a priori, le jeu est fait pour ça même si c’est parfaitement jouable sur un écran) et devez trouver votre chemin hors de la caverne où vous vous trouvez. Le level design est d’ailleurs suffisamment bon pour ne pas trop laisser l’impression de couloir et pour ne pas vous perdre. Tout cela est intéressant, mais après les cadors du genre, ça reste un peu léger.
 
Scanner Sombre est un bon petit jeu indé qui plaira aux amateurs du genre. Avec une durée de vie de quatre heures à tout casser, vous n’aurez pas le temps de vous lasser. Par contre, est-ce dû à la VR, je ne sais pas, mais le jeu est assez flou sur un écran de PC normal, je vous conseille donc d'y jouer tranquilou sur la TV du salon, la distance règle le problème.
 

SCREENSHOTS

Rechercher sur Factornews