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TEST

Horizon Forbidden West: Burning Shores

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Support : PS5
Et si Horizon Forbidden West avait été une exclusivité PS5 ? La question trottait déjà dans la tête de tout le monde à sa sortie l'année dernière. On en parlait aussi en conclusion de notre test, la cross-génitude du titre ayant forcément freiné les ardeurs des techniciens de Guerrilla Games. Avec son DLC réservé à la nouvelle console de Sony, le studio néerlandais veut cette fois-ci montrer tout ce qu'il a dans le ventre, et pourquoi pas nous surprendre en passant...
On avait laissé Aloy alors qu'elle découvrait l'existence de Némésis, une expérimentation de téléchargement d'esprit ratée qui fonçait droit vers la Terre pour détruire la planète de ses créateurs. Mais avant de prendre part au combat final (?) dans ses prochaines aventures, l'ex-paria devenue héroïne de toute une nation va avoir du pain sur la planche avec un énième Zenith venu piller les ressources terrestres. Dans cet épisode additionnel Burning Shores, elle aura à faire face à Walter Londra, un excentrique magna de l'espace qu'on pourrait littéralement qualifier d'Elon Musk avec une moustache. Le gus en fuite dans les ruines de Los Angeles cherche à rassembler des ressources et pourquoi pas monter une secte autour de sa petite personne...

Fraichement débarquée sur la Côte Embrasée à dos d'Aile-Hélion, Aloy se fait mitrailler par une tour de contrôle de Londra et s'écrase sur l'une des plages de l'archipel californien. Elle y fait la connaissance de Seyka, une marine Quen un peu moins farouche et portée sur les règles que ses congénères. Elle a elle-même son propre intérêt à suivre Aloy dans sa quête, puisqu'elle est à la recherche de sa soeur qui a vraisemblablement rejoint un culte de fanatiques de Londra.



S'ensuivra une petite campagne d'une dizaine d'heures en sa compagnie, ainsi qu'une poignée de missions annexes, histoire de voir du pays. Et en parlant de crapahutage, première surprise, la carte de cette nouvelle région à explorer est pour le moins condensée. Elle fait à vue de nez un petit tiers de l'immense terrain de jeu offert par Forbidden West, dont une partie pas ou peu accessible à pied, et ce n'est en fait pas pour nous déplaire. En effet, à la différence de son aîné, le joueur n'est pas noyé sous des dizaines de points d'intérêts et de zones de chasse à tout va. Le DLC à taille humaine sait prendre son temps pour favoriser le tourisme post-apocalyptique. On avait déjà noté la volonté du second opus de rationaliser autant que possible les activités annexes pour ne pas trop perdre de temps en futilités et laisser parler la vraie star du show : ses environnements. Mais ici ça va encore plus loin.

On n'est jamais trop loin de la prochaine mission ou d'un nouveau lieu à découvrir. Finies les longues marches dans les plaines. On se repère également d'un coup d'oeil : en un simple panorama à 360°, on discerne l'Observatoire Griffith, le signe Hollywood, les restes du grand huit de Knott's Berry Farm ou le volcan actif qui crache sa lave en fusion dans la mer.

Le traversal est aussi généreusement facilité grâce à un nouveau moyen de transport. Déjà, ils vous faudra obligatoirement terminer l'histoire principale de Horizon Forbidden West avant de vous lancer dans Burning Shores. Et ce pour une raison simple : le DLC nécessite que le joueur ait débloqué la possibilité d'appeler une Aile-Hélion à tout moment. Un compagnon indispensable pour arpenter les hauteurs de Los Angeles qui sont difficilement accessibles à pied (NdCBL : surtout aux heures de pointe). Il sera aussi très pratique pour couvrir les distances entre les ilots à l'ouest et fondre dans l'impressionnante mer de nuages. De son côté, l'experte en navigation Seyka propose rapidement à Aloy de piloter son embarcation qui lui sera bien utile surtout sur les missions secondaires, pour naviguer entre les îles et organiser des séances de plongée dans les profondeurs de la baie.



Malgré tout, on est plus tenté par faire de la ligne droite à dos d'oiseau mécanique et s'éjecter au dernier moment. Côté gameplay, Burning Shores reprend les fondamentaux déjà streamlinés précédemment. On y retrouve le crafting nécessaire pour monter les (indispensables) nouvelles armes légendaires qu'offre l'extension.

Une nouvelle ressource fait son apparition, le Bordéclat qui est planquée dans les endroits les plus improbables. Globalement et contenu endgame oblige, on a moins l'impression de courir après les ressources comme au début de Forbidden West. Ce qui laisse peut-être plus de temps pour fouiller chaque recoin à la recherche du précieux Bordéclat. Après avoir annihilé le premier boss, Aloy récupérera également un lance-missile à têtes chercheuses : Le Gantelet de Spectre. Une arme redoutablement efficace, surtout face aux nouvelles bêbêtes qui ne restent pas en place : des batraciens bondissants assez pénibles puisqu'ils font des attaques acides de zone et posent des oeufs-drones. Mais c'est essentiellement le dernier boss qui vaut à lui seul le détour parce qu'on ira carrément se fritter au joyau de Faro Automated Solutions : le FAS-BOR7 Horus, aka. le fameux "Démon de métal" dans un final assez dantesque !

Peu importe l'ennemi affronté, l'une des forces de ce court-métrage, c'est le duo Aloy-Seyka. Ou qu'on aille, on sera quasi-tout le temps accompagné de notre BFF (et plus si affinité, tant pis pour les idiots sur Metacritic). Tant et si bien qu'on regrette presque que le délire n'ait pas été poussé jusqu'à l'ajout d'un mode coop à deux.



On attendait aussi Horizon Forbidden West: Burning Shores sur sa technique, vendue comme exploitant pleinement les capacités de la PS5. Pour rappel, même si son grand frère était cross-gen, il avait réussi à faire surchauffer et buguer ma console pendant l'assaut final contre Far Zenith. Ici, aucun bug à l'Horizon, mais par contre, il y a de réels efforts faits sur la densité des assets affichés à l'écran. Le point de chute d'Aloy, La Fin de la Flotte, est plus chiadé que la plus grosse ville de Forbidden West. Le nombre d'objets et de feuillage semble aussi plus important, bien qu'on ait moins l'effet waouh que lors ce qu'on arrive sous la canopée de Sequoias pour la première fois dans son aîné. Qui plus est, le jeu à la fâcheuse tendance à faire du pop-in bien plus visible puisqu'on passe son temps dans les airs.

Enfin, ça nous avait été teasé dans les diverses présentations, la technologie de nuages de l'extension est assez exceptionnelle. On est plus face à une nappe de brouillard volumétrique comme auparavant mais de véritables cumulonimbus que l'on peut lécher du bout des ailes, dans lesquels on peut se perdre et qui reflètent fidèlement la lumière du soleil ou de la lune. Seule ombre au tableau, ils sont fixes dans le ciel et ne sont pas générés aléatoirement. En fait, on peut parfaitement faire tout le jeu sans avoir à y passer dedans. On aurait aimé un peu de fantaisie scénaristique qui nous aurait obligé à les traverser comme un combat dans les nuages ou autre...

Probablement bien malgré lui, Burning Shores est un bon exemple de la rationalisation d'un monde ouvert. En condensant l'aire de jeu et en proposant un scénario assez bien rythmé pour ne pas nous embourber dans des mécaniques classiques de camps à nettoyer et de chasse à la ressource, il fait une très bonne petite extension qui a en plus le mérite d'exploiter enfin la PS5 à son meilleur.

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