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Far Cry 3

Niko par Niko,  email  @nik0tine  
Vous êtes Jason Brody et à en juger par votre coiffure, vous êtes un petit con danseur de Tecktonik. Fêtard, frimeur, vous avez décidé de passer le summer break au soleil dans les îles Rook avec vos deux frères, votre petite amie, quelques potes et la moitié des pirates locaux. Tiens, les pirates, c’était pas prévu au programme...

Bon, on vous épargne les détails du lancement scénaristique, vous avez probablement déjà vu un film d’action des années 90. L'intro en jette et permet de faire la connaissance de Vaas, le vilain natif punk qui crève littéralement l’écran. Autant vous y préparer, la suite sera à l'avenant : Far Cry 3 est doté d'une mise en scène de haut niveau, d'un habillage graphique comme sonore très soigné, et d'une ambiance mystique qui lui est propre. Il se peut même, si vous êtes assez intelligents (ce qui n’est pas mon cas), que vous ne loupiez pas le second niveau de lecture du jeu (à lire une fois celui-ci bouclé).



A première vue, Far Cry 3 se situe sur une île dont la population a décidé d’abandonner ses bien matériels pour vivre en contact avec la nature, seule explication rationnelle au fait que l’on trouve tous les 20 mètres des véhicules en parfait état abandonnés. En fait, on comprend vite que le titre ne s’embarrasse tout simplement pas de crédibilité : c’est plutôt le genre de jeu vidéo décomplexé. Un bac à sable blanc et fin.


Chasse, cueillette, nature & traditions


C’est la mode automne-hiver dans les jeux Ubi cette année, vos premières heures de jeux seront forcément dédiées à la chasse : non seulement c’est toujours rigolo de tuer et dépecer des petites bêtes sans défense, mais surtout leurs peaux sont indispensables au craft. Et le craft, vous en aurez besoin, ne serait-ce que pour vous confectionner un portefeuille plus grand, transporter plus d’armes, de mutions et de butin. Les zones de gibier sont matérialisées sur la map du jeu, aussi n’aurez-vous aucun problème pour aller chercher l’animal dont vous aurez besoin.



Vous pourrez également profiter de ces petites balades bucoliques pour cueillir quelques fleurs : elles permettent de crafter des medkits sans bourse délier, ou de confectionner quelques drogues qui vous octroieront des bonus temporaires. Contrairement à la chasse, il n’est pas vraiment handicapant de zapper cette activité un peu répétitive à la longue. Puisque l’on parle des trucs un peu relous (mais totalement optionnels), il y a des centaines de collectibles dispersés partout dans le jeu.


L’art du mouvement


On sent qu'avec ce jeu, Ubisoft a décidé de bien bosser les bases du FPS : les armes ont une sacré patate et sont très efficaces, mais surtout, on prend du plaisir à simplement se mouvoir. Le body awareness particulièrement bien foutu y est pour beaucoup : le personnage est très vif, il fait des glissades, s’accroche aux rebords, et on se sent toujours parfaitement en contrôle. Si bien que les développeurs se sont permis d’intégrer dans le jeu des petites phases de plate-formes lors des ascensions des tours radio.



Ces tours radio (une petite vingtaine réparties sur les deux îles du jeu) servent, à l’instar d’un Assassin’s Creed, à découvrir la map des alentours. Leur ascension sera également récompensée par des armes gratuites. Une fois une arme débloquée, nous n’aurez plus jamais à la payer : il faudra juste se fournir en munitions. Ce nouveau sacrifice au réalisme encourage à expérimenter, ce n’est pas plus mal.


Folie furieuse


Pour étrenner votre petit fusil d’assaut flambant neuf, les ennemis ont eu la bonne idée de faire pousser des camps fortifiés un peu partout sur les deux îles de la campagne solo. Pour les libérer, il vous suffit de tuer tout le monde, mais le bourrinage est plutôt déconseillé : une approche furtive, au moins le temps de désactiver l’alarme, permettra de ne pas avoir à se farcir les renforts ennemis. Foncer dans le tas en criant Blitzkrieg ! est plus risqué, car le petit Jason a la santé fragile et on peut mourir relativement facilement si on se fait prendre dans un feu croisé. A haut niveau de difficulté, il sera important de bien gérer ses medkits, car bien qu'il soit possible de se soigner sans seringues, ce sera au prix de quelques secondes supplémentaires qui pourront être fatales en pleine action.

L’approche ninja, armé de son arc et de son couteau, est de toute façons très gratifiante dans Far Cry 3 : l’agilité et la vitesse du personnage et takedowns spectaculaires font que l’on se sent comme un prédateur jouant avec ses proies, un sentiment fort agréable. Sans compter que le système d’XP nous y encourage clairement.

Une fois libérés, les avant-postes deviennent des points de téléportation, et la zone est désormais aux mains des alliés : finies les patrouilles ennemies, au grand soulagement des joueurs du second épisode.



Aussi étonnant que cela puisse paraître pour un jeu en monde ouvert, Ubisoft ne semble pas aimer vous voir traînasser : il y a pourtant une tonne de missions secondaires (la prise des avant-postes, mais aussi des défis de chasse ou de maîtrise d’armes, des courses, des mini-scénarios, etc.), mais le jeu nous rappelle constamment, via des messages sur HUD non désactivables, que l’on a des potes à sauver et une île à libérer. Soit, retour aux missions principales.

Si les missions secondaires ne nous feront pas beaucoup changer de décor (qui, tout dépaysant et beau soit-il, est un peu monotone), les missions principales apportent un peu de fraîcheur en variant les environnements et le gameplay : on a même occasionnellement droit à du railshooting ou des QTEs, heureusement peu nombreux. Le scénario principal se bouclera en une dizaine d’heures, et on pourra facilement doubler ce chiffre en essorant les quêtes annexes.


No graphic card, no cry


Il y a 8 ans, le Far Cry de Crytek avait établi un nouveau mètre étalon en terme de graphismes sur PC. Ce troisième épisode ne restera peut-être pas dans l’histoire comme son aîné, ce qui ne l’empêche pas de demeurer dans le haut du panier de ce qui se fait sur PC. Les environnements sont riches en détails, et on a l’impression que notre champ de vision englobe sans problème le monde du jeu. Pour les configs moyen de gamme, il faudra hélas se contenter du mode DirectX9, mais la différence avec le gourmand DX11 n'est pas si évidente de toute façon. Comble du raffinement pour les PCistes, le FOV est réglable jusqu'à 110°.

Un petit mot sur le multi : avec un solo aussi cool, on s'attendait à ce que le coop scénarisé et jouable à quatre soit mémorable. Dans un sens, c'est le cas : il est d'une nullité qui restera dans les mémoires. Tout est moisi de A à Z, de l'interface au systèmes de jeu, en passant par les phases en véhicules. Pour ne rien arranger, il est truffé de bugs.
Nous n'avons pas testé le multi compétitif, principalement parce qu'il a également été développé par Ubisoft Massive et que l'on a estimé que l'on avait assez souffert comme ça. Saviez-vous que c'est le développeur à l'origine du fantastique client Uplay, livré de série avec ce jeu ?

Décidément, Ubi est très en forme en cette fin 2012. Avec Far Cry 3, il nous livre un FPS en monde ouvert riche, incroyablement agréable à prendre en main et doté d’un petit supplément d’âme mémorable. Après le maladroit second épisode, on peut l’avouer, on est surpris. Très, très agréablement surpris.

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