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Double Cross : Homonculus R.I.F.T.

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : Graffiti Games 13AM Games Headup Games
Supports : PC / Switch
Dans un monde où des extra-terrestres géants jouent aux billes avec les multivers (voir la géniale fin de Men in Black), comment faire en sorte que tout un chacun n'empiète pas sur les plates-bandes dimensionnelles du plus proche voisin cosmique ? C'est le point de départ du nouveau jeu de 13AM Games, les développeurs du coloré et déjanté Runbow qui s'était offert une sortie en primeur sur Wii U en 2015. Pas de bol !
Il n'est donc pas étonnant de voir leur nouveau projet arriver en exclusivité console sur Switch. Et pour ce second titre intitulé Double Cross, on peut dire qu'ils reviennent aux fondamentaux d'un genre avec ni plus ni moins qu'un Mega Man-like. Dans l'extraverse, le smog cosmique séparant nos dimensions, les agents du R.I.F.T. (Regulators of Interdimensional Frontiers and Technology) réunis dans un QG secret veillent au grain, maintenant la paix, l'ordre et faisant en sorte d'éviter que des civilisations moins avancées technologiquement ne se fassent exploiter par des "voyageurs" mal intentionnés. Cela implique le plus souvent des missions sur le terrain pour la douzaine d'agents au service de l'organisation. Zahra Sinclair est l'une d'entre-eux, aspirante au poste de capitaine et elle est sur le point de participer à la plus importante enquête que le R.I.F.T. ait connu jusqu'à aujourd'hui.

Zack use

En effet, lorsqu'un mystérieux humanoïde masqué surgissant d'on ne sait où commence à semer la zizanie entre les univers, il ne faut pas longtemps à l'équipe pour comprendre que ses intentions vont bien au-delà des voies de fait usuelles. Zahra devra alors faire des allers-retours entre 3 "Terres" bien différentes : dans la jungle gluantes de Gootopia, la cité robotique The Funderdome et Reptarria, une Terre où les dinosaures n'ont pas été exterminés pour trouver des indices sur les crimes perpétrés par le Suspect X et mettre aux arrêts ses sbires les uns après les autres. Double Cross présente donc à la fois du gameplay très fortement inspiré par le petit héros bleu de Capcom, mais également de l'enquête légère. Commençons d'ailleurs par cette caractéristique qui est souvent, à tort, mise en avant par le studio.



A la fin de chaque niveau, la petite blondinette récupère un indice lui permettant de se rapprocher toujours plus de son objectif. A la manière d'un véritable enquêteur, elle dispose d'un tableau accessible à tout moment l'informant sur les différentes pistes suivies. Une fois de retour au QG, il faudra rechercher l'agent susceptible d'analyser les pièces à conviction pour en déduire telle ou telle information. Et c'est lorsqu'elle aura déniché tous les indices qu'elle pourra confronter un des sbires de Suspect X dans un ultime niveau sur l'une des trois planètes. Ce qui paraît rafraichissant sur le papier est en fait parfaitement scripté, on sait dès le début combien il faudra d'indices pour débloquer le boss et la description de chaque objet nous oriente quasi-immédiatement vers le bon agent à interroger. Cette composante enquête se dégonfle ainsi dès la première demi-heure de jeu. Dommage.

Là où par contre le jeu marque des points c'est dans son gameplay plateforme plutôt fluide. A l'aide d'un fouet du futur qui carbure aux particules subatomiques, le Lance-Proton, Zahra peut se suspendre et se balancer sur des points d'accroche, attraper et lancer des objets/projectiles. Et lorsqu'elle ne passe pas sa vie en l'air, elle sait donner des poings et des pieds. D'ailleurs, à l'aide d'éléments d'Améliorum cachés dans les niveaux, elle complète sa panoplie de coups dans des arbres de compétences passives et actives (coup de pied plongé, boost de vie supplémentaire, bouclier temporaire, aimant à objets, etc.). Rien d'extraordinaire, on pourrait presque même passer à côté des nouvelles compétences tant elles sont accessoires. Les niveaux s'ouvrent eux régulièrement en de multiples boyaux, offrant aux joueurs différents chemins mais appelant également à la rejouabilité car il sera impossible de revenir en arrière.

Objets cyan

Pour chopper tous les fragments d'Améliorum cachés sans se prendre la tête, on conseille donc de mourir en se jetant bêtement sur un ennemi pour renaître au point de spawn le plus proche. Si Double Cross reste en difficulté normale une relative promenade de santé, les développeurs l'ont tout de même truffé de quelques niveaux qui pourraient figurer dans un énième épisode des aventures du chevalier au bras-canon : phases de courses poursuites effrénées, suite de balançoires millimétrées dans le vide. Dans l'absolu, les quelques boss ne représentent pas des obstacles insurmontables, leurs patterns étant assez justes avec le joueur. De même ils n'ont pas de barres de vie à rallonge. Ceux qui aiment se faire malmener par les jeux vidéo iront par contre directement se frotter au niveau de difficulté maximum dans lequel même les jeunes blobs de Gootopia mettent des patates de forain.



La direction artistique oscille entre le mignon et le mouaif, la faute à des animations parfois hachées à la serpe et il faut bien le dire de mauvaise facture. C'est tout le problème avec les jeux en 2D HD, on a la désagréable impression de jouer à des réminiscences de vieux jeux Flash en haute définition. Les gros plans sur les personnages lors des longues séquences de dialogues (assez drôles au demeurant mais aux traductions approximatives ou tout simplement manquantes) trahissent trop souvent des traits peu travaillés par les artistes. Le manque de variété dans la palette de couleurs utilisées nous procure également des sensations de déjà-vu de niveau en niveau. Enfin la composition musicale du jeu est sympathique... comme celle d'un dessin animé produit pour la TV. On aura oublié ses thèmes à peine le jeu terminé.
Double Cross est un petit Mega Man-like vite plié et hélas vite oublié. Si l'on met de côté sa mécanique de fouet intéressante et un scénario plaisant à défaut d'être passionnant, le jeu n'a rien de bien original et on lui préfèrera en tous points les dernières aventures du robot Rock.

SCREENSHOTS

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