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Darksiders 3 : Fatale Furie

Fougère par Fougère,  email  @JeSuisUneFouger
Développeur / Editeur : Gunfire Games THQ Nordic Darksiders 3
Support : PC
Démarrée en 2005 par Vigil Game, la série des Darksiders revient d’entre les morts pour un 3ème épisode. Aux commandes de Furie, vous allez devoir chasser les 7 péchés capitaux à travers une Terre ravagée par l’Apocalypse, pendant que des forces cosmiques s’appliquent à détruire l’équilibre entre les cieux et les enfers.
Petit rappel des épisodes précédents : fondé en 2005, Vigil Games s’attelle au développement du premier épisode de Darksiders. Prévue dès le départ comme une saga en 4 épisodes, ce premier opus vous met aux commandes de Guerre, le cavalier de l’Apocalypse, dans un jeu d’aventure construit comme un … Zelda. Et ça fonctionnait super bien ! Entre les mécaniques de jeu léchées, les puzzles astucieux et l’univers prenant, le titre est un succès critique et commercial.

2012, l’épisode suivant de la série sort, et nous propose d’incarner Mort. Cette fois-ci, on est face à un open world, avec les mêmes combats rapides et pêchus, mais une couche de RPG viens s’ajouter par-dessus : il y a des quêtes secondaires, des statistiques, de l’équipement. L’objectif du studio est clair : ils veulent proposer une variation de différents genres dans le même univers, avec un cœur de gameplay centré autour du hack and slash. Sauf que THQ fait faillite 3 ans plus tard, et que la série s’arrête brusquement.



C’était sans compter sur THQ Nordic et Gunfire Games (des anciens de Vigil Games), qui décident de remettre le couvert et de sortir le 3ème épisode. Centré sur le personnage de Furie, la sœur des 3 autres cavaliers, avec des mécaniques clairement inspirées du premier épisode. Sauf que ce qui fonctionnait en 2010, c’est devenu terriblement banal en 2018.
Vous voilà dans un monde semi-ouvert, soit un enchaînement de couloirs qui relient des arènes, remplies d’ennemis. A mesure que vous explorer des zones, vous ramassez des objets qui serviront soit à améliorer votre équipement (qui fera plus mal) ou améliorer vos statistiques (vous taperez plus fort). De temps en temps, vous tombez sur un passage qui nécessite un pouvoir que vous n’avez pas encore, donc vous faites demi-tour. Dans les coins un peu cachés de chaque arène, on peut tomber sur des petits passages cachés qui débloquent des raccourcis entre les différentes zones.



Ca semble terriblement familier, non ? On admettra que la manière dans les niveaux sont agencés est assez astucieuse, évoquant parfois le boulot de From Software dans le level design. Mais ça n’empêche pas le jeu de paraître terriblement daté par moments. Certains passages entre les zones se font grâce à des tunnels, Furie est donc obligée de s’accroupir, la caméra passe en vue FPS et on avance à 2 à l’heure. Une astuce pour essayer de cacher le chargement des niveaux, mais qui échoue une fois deux, à cause d’un clipping parfois capricieux. Il y a toujours un ennemi dans l’angle mort quand on rentre dans une salle, il faut aller récupérer nos âmes sur notre cadavre, bref, rien de neuf à l’horizon.

Heureusement, il y a le système de combat et une bonne galerie de personnages. Furie se bat à l’aide d’un fouet et d’une arme qui dépendra de l’élément que vous utilisez : le feu, une paire de lames reliée par une chaîne, la glace, une épée à 2 mains, la foudre, une lance avec de l’allonge et la force, un gros marteau. On peut switcher à la volée, et donc adapter son style à la situation. Pleins d’ennemis ? On crame tout. Un mec avec un bouclier ? Quelques coups de marteau. Un ennemi super rapide ? On le ralentit avec un coup d’épée bien chargé. Malgré une caméra parfois un poil énervante, les combats sont très funs, et représentent un sacré challenge dans les difficultés les plus élevées.

Les combats de boss sont d’ailleurs réussis, et vous laisseront sur les nerfs. L’autre réussite, c’est l’interprétation qui a été faite des péchés capitaux. Avant chaque affrontement, ils auront tous une petite joute verbale avec Furie. Cet échange permet de bien saisir l’aspect de l’humain mis en exergue par le boss, mais également son influence sur Furie. Les changements que son personnage et son caractère laissent voir à mesure que l’aventure progresse sont parfois inattendus, mais assez intéressants pour avoir envie d’en voir la conclusion.
 
Clairement, Darksiders 3 s’adresse aux fans de la série. Gunfire Games n’a pas pris de risque, et nous livre un jeu digne de son modèle : un jeu d’action de 2010 qui a intégré les aspects les plus maîtrisés des jeux d’action sortis ces 8 dernières années. Ca ne cassera pas 3 pattes à un canard, mais ça fera plaisir à ceux qui ont envie de voir la conclusion de cette saga débutée il y a bientôt 10 ans.
 
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