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PREVIEW

The Legend of Zelda: Tri Force Heroes

Frostis Advance par Frostis Advance,  email  @FrostisAdvance  
 
Deux ans à peine après l’excellent The Legend of Zelda: A Link Between Worlds, notre héros du temps revient sur Nintendo 3DS, avec une nouvelle fois Hiromasa Shikata aux commandes. Cette fois-ci, il nous offre The Legend of Zelda: Tri Force Heroes, un nouvel épisode haut en couleurs, basé sur la coopération, la verticalité et des costumes. Et après quelques heures de jeu, je peux enfin le dire : j’aime m’habiller en princesse.

Link dans le royaume du swag

À première vue, il s’agit bien d’un Zelda. La patte artistique de l’excellent Between Worlds est là, accompagnée du même moteur. C’est magnifique, la 3D relief fonctionne parfaitement et l’envie de partir à l’aventure est bien présente. Notre héros, ressemble comme deux gouttes d’eau à celui des légendes que nous connaissons tous, et la bande son est, quant à elle, évocatrice d’aventures et de mondes à parcourir.

Mais dès les premiers instants, dès les premiers mots narrant cette nouvelle histoire, on comprend très rapidement que nous avons à faire à un épisode très particulier. On y découvre un royaume tournant autour de la mode. La princesse Mousseline en est d’ailleurs sa plus grande représentante. Elle est belle, jeune et fan de fringues. Malheureusement, un jour, elle reçoit un cadeau. Celui-ci n’est autre qu’un piège, envoyé par une sorcière des contrées maudites. Elle se retrouve ensorcelée et habillée comme Monsieur Hankey, le petit caca Noël de South Park, et n'ose plus sortir de chez elle. Sa majesté le roi Frisette se doit donc de trouver les héros totems, afin de briser cette malédiction.

Exit donc la princesse Zelda, le royaume d'Hyrule et Ganondorf. C'est bel et bien un spin-off, avec son univers à lui. Mais bizarrement, on retrouve très vite nos marques. 

A trois, c’est mieux

Les épisodes Four Swords (Game Boy Advance, 2002) et Four Swords Adventure (Game Cube, 2004) avaient mis en avant un gameplay basé sur le multijoueur à 4, avec un fort aspect compétition. Si les joueurs devaient s’aider pour résoudre les énigmes, tuer les ennemis et avancer dans le jeu, ils devaient aussi faire la chasse aux rubis pour être le meilleur de l’équipe, quitte à faire tomber ses potes dans la lave. Cette fois-ci, Hiromasa Shikata nous propose un gameplay à trois joueurs, avec une toute nouvelle mécanique de jeu : la possibilité de se porter en formation totem pour résoudre des puzzles jouant sur un level-design vertical. Et pour le coup, ça marche super bien.

En solo, nous contrôlons donc trois Link, mais pas en même temps. Lorsque nous partons à l’aventure, on part avec deux automates, que l’on pourra contrôler à tour de rôle en transférant l’âme de notre héros d’une simple pression sur l’écran tactile. Sans âme les automates ne bougent pas, restant là, comme des statues. Simple, rapide et intuitif, la maniabilité est encore une fois parfaite.



Si les différents niveaux de la Forêt ne posent aucun problème en termes d’énigme, la difficulté arrive de suite après, avec les environnements de la Rivière, du Volcan ou encore du Glacier, pour ne parler que de ceux qui sont visibles. Il faut donc réfléchir un minimum pour résoudre les nombreuses énigmes, se servir des objets à disposition (arc, bombe, baguette d'eau, etc...) et jouer à fond la carte de la coopération, puisque les joueurs se partagent la même barre de vie et le butin final. La communication et la formation totem sont les clés du jeu, sans cela, impossible de terminer ne serait-ce que le premier niveau. Et fin du fin, chaque tableau nous offre une énigme différente. Un vrai régal.

J’ai aussi testé le jeu en multijoueur local lors d’une soirée 3DS in Nantes. Logiquement, chaque joueur contrôle son propre personnage et bonne nouvelle : il n’est pas nécessaire d’avoir une cartouche par personne pour profiter de l’aventure. Par contre, il sera impossible aux autres joueurs de choisir leur costume. Et au passage, il n’est pas possible de jouer à deux : c’est seul ou à trois.

Je ne sais pas quoi me mettre !

Hérésie pour certains fans, ce Tri Force Heroes propose une grosse nouveauté : celle de se déguiser. Concrètement, chaque donjon sert évidemment à l’histoire (faut bien délivrer la princesse !), mais offre aussi en récompense des matériaux, comme des froufrous, gelée de buzz-blob, âme d’armos, carapace araknon et bien d’autres encore. A quoi servent-ils ? Tout simplement à se confectionner des costumes qui octroient des bonus. Par exemple, la tenue Kokiri permet de tirer trois flèches à la fois, la robe de légende favorise l’apparition de cœurs, et le costume Zora permet de nager plus vite. Si au début, on peut trouver ça un peu drôle mais dispensable, on change vite d’avis en multijoueur. Avoir des bombes plus puissantes ou tirer plus de flèches s'avère parfois bien pratique lorsque nos compagnons de route sont un peu moins doués.

Ces quelques heures de jeu sur The Legend of Zelda: Tri Force Heroes ont vite su faire disparaître mes craintes. L’ambiance générale du titre est assez déroutante, mais au final, ça passe plutôt bien et on se prend vite au jeu de la collectionnite de costumes. En fait, les louanges se retrouvent surtout du côté de la réalisation globale, tant au niveau graphique et sonore, que du gameplay vraiment rafraîchissant. Il me tarde d’aller plus loin dans l’aventure !