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PREVIEW

Gamescom 2019 : premiers... heu... "trucs" ? dans The Eternal Cylinder

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
Développeur / Editeur : ACE Team Good Shepherd Entertainment
Support : PC
Chez Good Shepherd, on avait également pris rendez-vous pour un mystérieux jeu non annoncé. Finalement dévoilé juste avant la Gamescom, il s'agissait de The Eternal Cylinder, prochain projet des chiliens de la ACE Team (Zeno Clash 1 et 2, Rock of Ages 2). Et comme pour leurs précédentes productions, on entre en territoire étrange. Ici, on pourrait parler de rogue-lite mélangeant Spore et Kirby.
The Eternal Cylinder est un rogue-lite. Il faut bien garder ça à l'esprit, parce qu'avec ce qu'on va décrire ensuite vous risquez de perdre de vue ce qu'on est censé y faire. Donc, imaginez un roguelite somme toute assez classique, dans lequel on avance de zone générée aléatoirement en zone générée aléatoirement, en choisissant un chemin. On explore la zone choisie, puis une fois qu'on a fini on choisit une direction pour atteindre la zone suivante, et rebelote.

Bien. Sauf qu'en plus de tout ça, on incarne une famille de testicules mutants à trompe qui fuient un cylindre géant qui écrase en permanence le monde. Je... je vous ai perdu, c'est ça ? Reprenons. On démarre avec une toute petite créature, un Trebhum, qui ressemble effectivement à ce qu'on créait dans Spore : un truc hideux qui ressemble à un testicule et n'a aucune chance de survie. A peine est-on sorti de notre œuf qu'on fait connaissance avec le cylindre, improbable et colossale machinerie qui s'étend à perte de vue et écrase tout sur son passage, implacablement.

Fuyant tant bien que mal, on finit par atteindre une tour qui s'active à notre passage, créant une gigantesque barrière bleue, qui stoppe l'avancée du cylindre... temporairement. En effet, la barrière bleue encercle une zone qu'on va pouvoir explorer à loisir, mais dès l'instant où on la franchira, le cylindre reprendra sa marche en avant. The Eternal Cylinder est donc un jeu de survie qui renverse le principe général des jeux de survie (accumuler un maximum de ressources et fabriquer des technologies de plus en plus avancées) : il ne s'agit pas de construire, mais de fuir en espérant grappiller en chemin des infos pour comprendre le monde, récupérer des mutations ou agrandir sa famille.

En effet, dans chaque zone se trouve un de vos congénères, que vous pourrez éventuellement réveiller pour qu'il se joigne à vous (et choisir son petit nom, au passage). L'intérêt, c'est qu'on peut incarner chaque Trebhum de la famille, et le faire muter. Grâce à leurs trompes, les Trebhum peuvent aspirer à peu près tous les matériaux présents sur la planète pour les mettre dans leur inventaire, et certains d'entre eux offrent des mutations lorsqu'ils sont ingérés. Pouvoir aller plus vite, sauter plus haut, se transformer en cube, ce genre de choses... L'intérêt est à la fois de faciliter l'exploration et de progresser dans le scénario : on tombe parfois sur des temples et des grands anciens, qui racontent l'histoire du monde et des Trebhums, mais il faut souvent résoudre une énigme pour y accéder, et les mutations sont alors indispensables.

De plus, des ennemis sont présents dans chaque zone. Les Trebhums étant tout en bas de la chaîne alimentaire, les mutations sont indispensables pour espérer s'en tirer. Parfois, il ne s'agit même pas de battre l'adversaire, mais d'utiliser sa force à notre profit, comme quand un torse voiture nous charge et qu'il faut l'attirer pour qu'il défonce un bloc de pierre qui nous barre la route. Ah, oui, parce qu'on ne l'a pas précisé mais tous les ennemis sont des chimères  organo-mécaniques mélangeant des technologies humaines et des corps monstrueux.

C'est d'ailleurs, en dehors de la partie technique qui a besoin d'un bon gros coup de polish (mais rien d'inquiétant pour un jeu fraîchement annoncé), le seul point qui nous a fait un peu froncer le nez : la métaphore n'est vraiment pas très subtile. Si les mécaniques de jeu sont originales et prometteuses, si l'ambiance et l'esthétique sont à nulle autre pareilles, on pense avoir déjà compris le discours derrière ce cylindre géant qui écrase toute forme de vie sur son passage et ces ennemis liés à des technologies bien humaines.


Tout aussi barré que l'étaient les précédentes productions de la ACE Team, The Eternal Cylinder semble surtout parti pour être un rogue-lite aux mécaniques originales.
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