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EGX 2019 : Premier roi maudit dans Yes, Your Grace

billou95 par billou95,  email  @billou_95
Développeur / Editeur : No More Robots Brave At Night
Support : PC
Du rogue-bike Descenders au simulateur d'Angleterre post-Brexit Not Tonight, le label No More Robots s'est rapidement taillé une réputation d'original dans l'industrie. Pas étonnant donc de le voir débouler à la distribution sur Yes, Your Grace, un jeu de gestion de royaume choix/conséquences mâtiné de RPG qui n'est pas sans rappeler un certain succès vidéoludique, mais qu'on ne peut taxer de copie puisqu'il avait réussi son Kickstarter courant 2014, soit bien avant la sortie de Reigns.
Le premier bébé de Brave At Night vous met donc dans la peau du Roi Gris Eryk, régent du royaume fictif de Davern. Après une courte introduction interactive à la veille d'un combat perdu d'avance : l'ennemi étant aux portes du château et les troupes n'attendant plus que les ordres du roi pour décocher une volée de flèches, on passe aux choses sérieuses. Oui, c'est potentiellement la merde et c'est à vous de changer l'histoire pour espérer ne pas voir le royaume brûler dans 52 semaines car le jeu commence un an avant ces évènements dramatiques. A cette époque, Davern vit en paix avec ses alliés. Le roi passe ses journées à jouer à cache-cache dans le jardin avec sa femme et ses trois filles lorsqu'il ne remplit pas les tâches qui lui incombent à savoir le suivi des doléances hebdomadaires et la perception des pépètes. Yes, Your Grace mise avant tout sur des archétypes de personnages caractéristiques de la littérature (et de Game of Thrones) pour dérouler son intrigue. L'aînée rebelle qui se faufile hors du château la nuit, la petite dernière sage comme une image au milieu de ses bouquins et sa soeur promise à un prince depuis son plus jeune âge.

Ouais, on devine déjà dans quelles directions va partir le scénario du jeu. L'histoire est découpée en semaines. A chaque tour de jeu, le roi est appelé dans la salle du trône pour recevoir en file indienne le collecteur de taxes, ses sujets et les visiteurs de passage. Le premier fera un rapide compte-rendu des recettes du royaume tandis que les suivants tenteront de nous extorquer du pognon, ici pour soigner une épidémie dans le village, là pour créer une auberge, etc. A la manière d'un Reigns, nos choix binaires auront un impact sur le moral des sujets, des troupes mais aussi sur la perception qu'on les autres nations de notre pays. Régulièrement, des péons nous demanderont aussi un coup de main (retrouver un proche disparu ou tuer un monstre par exemple) et ce sera aussi à nous de décider ou non d'envoyer nos précieux généraux battre la campagne, quitte à laisser le château sans protection pendant plusieurs semaines... Une fois les royales tâches accomplies, on se balade librement dans les bâtiments du château et on discute avec tout un chacun.

Nos conseillers seront aussi là pour nous aviser dans la construction de défenses, la réparation de cachots ou l'envoi d'un télégoupil pigeon vers le royaume voisin pour lui demander de l'aide. C'est d'ailleurs ce qui va se produire dès la 5e semaine puisque de nombreuses rumeurs font état de Radoviens aux frontières, barbares à qui il a promis sa fille des dizaines d'années auparavant. Mais le monde de Yes, Your Grace est impitoyable et l'allié contacté va mettre Eryk dans une situation intenable en exigeant la main de sa fille en échange de son aide... La démo s'arrêtait là pour nous mais on pourra plus tard dans le jeu consulter la sorcière locale pour obtenir des pouvoirs magiques (on l'imagine en échange de malédictions), mettre à niveau ses armées avec les dernières trouvailles technologiques et carrément orchestrer et prendre part à des batailles épiques. Si Reigns est le Tinder du jeu vidéo, Yes, Your Grace a tout l'air d'en être le Meetic. Plus de mécaniques de jeu, plus de leviers, mais toujours une relative binarité dans les choix. Le titre pourra t'il se détacher de cette image de "Reigns RPG" que même son éditeur ne rechigne pas à employer lorsqu'il s'agit de le qualifier ? Réponse en 2020.

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