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PREVIEW

E3 2018 : Premiers tricornes dans Greedfall

Nicaulas par Nicaulas,  email  @nicaulasfactor
 
Si un certain nombre de présentations sur le stand de Focus étaient des redites du What's Next d'il y a quelques semaines, Greedfall a profité de l'E3 pour montrer du gameplay pour la première fois depuis son annonce il y a un an et demi. Univers, factions, combats, on a eu le droit à un hands off commenté assez complet du prochain RPG de chez Spiders, prévu pour 2019.
Greedfall se déroule donc dans un univers fictif inspiré du XVIIème siècle, sorte de relecture de la colonisation nord-américaine façon fantasy. Le monde "occidental" est ravagé par la Malichor, une étrange maladie, et tout le monde semble persuadé que la solution au problème se trouve sur Tir Fradi, une île récemment découverte et donc encore relativement sauvage. Plusieurs factions, à commencer par la Congrégation Marchande à laquelle appartient le héros ou l'héroïne (au choix), entrent en concurrence pour s'accaparer les richesses de Tir Fradi, ou au contraire les protéger.

Même si les animations nous ont semblé encore assez rigides, notamment en combat, Greedfall est plutôt joli, avec une direction artistique lorgnant vers le baroque européen mais également vers la nature sauvage façon Appalaches. L'univers semble particulièrement soigné : c'est presque un cliché, mais ils ont poussé le délire jusqu'à inventer une langue pour les natifs de Tir Fradi. 

Le jeu ne sera pas un open world : autour d'une ville centrale qui sert de hub, sont disposées une quinzaine de zones à visiter, et qui peuvent chacune basculer sous l'influence de l'une des factions. Des feux de camps servent de points de voyage rapide, et chaque espace contient ses mobs, ses ressources à collecter (par la chasse ou par la cueillette) et ses quêtes (pour un total de plusieurs dizaines sur l'ensemble du jeu). Comme il n'y a pas d'autoleveling, il sera possible de tomber sur des ennemis trop forts pour soi et vers lesquels il faudra revenir après avoir grimpé de niveau. Un arbre de compétences est donc de la partie, réparti entre les classiques magie/flingues/armes blanches...

Durant le voyage, on sera épaulé par une équipe de compagnons hétéroclites issus des différentes factions. 5 compagnons sont prévus, parmi lesquels on en choisit 2 pour constituer son équipe. En combat, on retrouve des jauges, d'adrénaline notamment, des armes à feu ou de corps à corps, ainsi que pas mal de capacités spéciales disponibles sur la croix directionnelle. Un système de pause tactique permet de changer les capacités bindées sur la croix, pour s'adapter à toutes les situations. S'il reste encore beaucoup de temps pour les polir, les combats n'étaient clairement pas le point le plus enthousiasmant de la présentation. Ils semblaient un peu mou et avec des transitions un peu abruptes entre les différentes animations.

En revanche, on est très intrigué par l'idée centrale du jeu, son système de factions et la diplomatie qui va avec. La manière dont on se comporte à l'intérieur d'une zone va changer le rapport de force entre les différents partis et affecter nos relations avec eux, notamment via un système de réputation. Ces évolutions, ainsi que nos choix dans les dialogues, orienteront l'arbre narratif vers différentes fins. En parlant de fin, la démo s'achevait par un combat de boss dont on ne voyait que la moitié, ce qui était un poil frustrant.

Greedfall est joli, a beaucoup de personalité, d'ambitions narratives et son système de factions, s'il fonctionne de façon organique, pourrait bien être son meilleur argument. Il reste cependant quelques doutes à lever, notamment sur les animations ou le dynamisme des combats.
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